Burundi: 2014 – La France est devenue la 1ère menace sécuritaire extérieure

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La sécurité au Burundi en 2014

La sécurité au Burundi en 2014

 Sécurité au Burundi en 2014 [ http://www.burundi-agnews.org/bdi_securite_2014.html ] – La guerre interne burundaise que mène les enfants de l’ ancienne Dictature des Bahima burundais –  Micombero, Bagaza, et Buyoya – ( responsable du Génocide Régicide des Barundi – http://www.burundi-agnews.org/genocide.htm  )   contre  les enfants de l’ancien Royaume millénaire africain  Ingoma Y’Uburundi,  par média et société civile interposée, en nuisant à l’image du Burundi pour contrer le processus démocratique en cours, a été  renforcée  par la France et la Belgique en 2014. Cette solidarité négative, en tant que menace extérieur,  est devenue la 1er priorité sécuritaire au Burundi. 

Depuis Bujumbura, ce samedi 14 février 2015,  le correspondant d’AGnews ( Africa Generation News), basée à New-York-Bruxelles et à Bujumbura, comme cela depuis déjà 2005, vous propose quelques extraits de son bilan – Burundi : Un an par le trou de la serrure – , reprenant une analyse se basant sur les actions plurisectorielles ( relatées par l’État,  les citoyens burundais, les média publiques-privés, les associations burundaises ou autres, et les ONGS ) qui se sont déroulées au Burundi ( ou à l’étranger concernant le Burundi )  pour la période de janvier 2014 à  décembre 2014.


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L’année 2014 écoulée a révélé comme 1er acteur de la société burundaise – l’Etat du Burundi –.


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La sécurité au Burundi en 2014

La sécurité au Burundi en 2014

Au niveau sécuritaire au Burundi en 2014  [ http://www.burundi-agnews.org/bdi_securite_2014.html ] …   La Sécurité au Burundi est organisée  par  le Ministère de la Sécurité Publique ( la Police Nationale du Burundi – PNB ) et le Ministère de l’Intérieur ( l’Administration du Territoire, les Administrations Provinciales et Municipales, la Population,  Coordinations des ONGs et de la Promotion des Libertés Publiques, et l’ Office National de Protection des Réfugiés et des Apatrides ),  le Ministère de la Défense ( la Force de Défense Nationale – FDN ) la Présidence ( Service Nationale de Renseignement – SNR ), et , depuis 2013, le Conseil National de la Sécurité -CNS du Burundi.    Le  CNS   [ http://spcns-burundi.net/index.php?option=com_content&view=article&id=46:presentation-du-conseil-national-de-securite&catid=34:presentation&Itemid=28 ] est une institution consultative (  art. 277 à 279 de la Constitution burundaise),  comprenant 17 membres, chargée d´assister le Président et le Gouvernement dans tous les domaines qui touchent  la politique de sécurité nationale.

La sécurité au Burundi en 2014  FIG. 1

La sécurité au Burundi en 2014 FIG. 1

En 2014,  on remarque,  dans la FIG.1. ,  que la question sécuritaire au Burundi était d’abord :

  • en 1er lieu – la question de la menace extérieur ( à plus de 50%) ;
  • puis, en second, la menace intérieur  ( à près de 40% );
  • suivie des problèmes de sécurité liés à la société  ( Viols, Conflits fonciers, Violences conjugales, Chiens errants, incendies  ) ;
  • en 4ème, les menaces liées à des questions de santé publique ( Ebola, tuberculose, lèpres, Sida etc. );
  • et en dernier lieu, les catastrophes naturelles ( pluies torrentielles, inondations).
La sécurité au Burundi en 2014  FIG. 2

La sécurité au Burundi en 2014 FIG. 2

Photo: PNUD

Photo: PNUD

De manière générale, en  explicitant la FIG.2.,  la Police Nationale du Burundi – PNB a été le premier acteur concernant la sécurité au Burundi en 2014 ( voir la barre en couleur vert sur la FIG.2).  Aujourd’hui, au Burundi, comme on l’a vu concernant l’appareil judiciaire  burundais qui s’est décentralisé ces dernières années [ http://burundi-agnews.org/justice/?p=15917 ],  la  PNB a,  elle aussi , en 2014, poursuivi  le déploiement et la construction de Bureaux ou Postes de Police  à l’intérieur du pays, en poursuivant sa politique d’ établissement d’une Police de Proximité ( avec une aide précieuse des Pays-bas, de la Belgique et de l’Allemagne ).  La PNB s’est occupée des menaces intérieurs ( homicides, trafique de drogues,  boisons prohibés, vols, cambriolages, manifestations, arrestations , etc. ) en coordination avec le  Ministère de l’Intérieur ( avec son  Ministre M. Edouard NDUWIMANA qui a été la personnalité de l’année 2014 [ http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=15807 ] ). Ensemble, ils ont réussi  à contenir  la menace intérieur liée au conflit Burundais, que certain appelle HUTU – TUTSI, mais qui est en réalité celui du conflit historique régional  HIMA – BARUNDIhttp://www.burundi-agnews.org/histoire_du_burundi.htm ( voir FIG.2  la barre rouge).   Cette  menace intérieur, issue du conflit HIMA- BARUNDI , qui s’est exprimé par une virulence sans précédent véhiculée par  certaines organisations de la Société Civile burundaise, certains média et journalistes, et certains acteurs politiques burundais,   a été la 1ère menace sécuritaire intérieur au Burundi en 2014.  Elle a été exacerbée par la dislocation du parti UPRONA à cause de la création de la  Cour Terres et Autres Biens.   Cette menace intérieur  a même devancé les homicides ( voir FIG.2  la barre bleu ciel ).

Cette menace issue du conflit HIMA- BARUNDI  a  par la suite été amplifiée à cause de la solidarité négative de partenaires extérieurs du Burundi que sont la France et la Belgique, membres de l’Union Européenne UE ( Voir FIG.2  la barre jaune ).  Cela  fait que cette menace  intérieure HIMA- BARUNDI  est devenu aussi une menace extérieure.  Elle est, en partie,  à l’origine  de l’insécurité et des rebellions –  dites forces  négatives  – qui tentent de déstabiliser la région des Grands Lacs à partir de la région du KIVU en République Démocratique du Congo RDC ( voir FIG. 2  la barre orange ).  Elle est accoudée au Conflit Rwandais – avec les rebellions  du FDLR et du M23, qui sont elle aussi source de déstabilisation sécuritaire régionale (voir FIG. 2  la barre rose ) .

L’armée burundaise de la Force de Défense Nationale – FDN  a été le 2ème acteur de la sécurité au Burundi (voir FIG. 2  la barre mauve ).  Elle s’est illustrée  à  stopper les menaces extérieurs qui ont tenté de déstabiliser le Burundi à partir des frontières extérieurs ( RDC – RWANDA – TANZANIE ). Mais, surtout, l’armée burundaise  FDN est devenue  la référence en Afrique en matière d’armée et  de Force de Paix. Elle  est présente surtout en Somalie  et  en République Centrafricaine. En ce moment,  elle a le commandement de la futur armée Est Africaine – Est African Standby Force- EASF.

La sécurité au Burundi en 2014  FIG. 3

La sécurité au Burundi en 2014 FIG. 3

Le Président du Burundi rencontre un Général Français ... Photo: Presidence.bi

Le Président du Burundi rencontre un Général Français … Photo: Presidence.bi

En 2014, comme le montre la FIG.3, la sécurité burundaise a beaucoup  travaillé  avec les pays de l’EAC East African Community  à mettre en place la futur force africaine régionale Est African Standby Force- EASF ( FIG.3 couleur vert foncé – 20%).   Le Burundi, avec le déploiement en Centrafrique, a renforcé  sa  coopération militaire  avec la France ( voir FIG. 3 couleur jaune – 17% ).  Mais en 2014, c’est surtout – l’animosité de la France ( et de la Belgique dans une moindre mesure )  – , véritable menace extérieur du Burundi . Il suffit de voir l’image négative en permanence que dégage les informations des médias  RFI – AFP – TV5 – FRANCE 24 –  sur le Burundi et surtout le travail que véhicule les lobbies français à l’Union Européenne et aux Nations Unis via le Conseil de Sécurité.  Cette solidarité négative  a mobilisé  tout l’appareil sécuritaire burundais-. La RDC Congo et le Burundi  ont renforcé leur relation de coopération au niveau sécuritaire  ( voir FIG. 3 couleur vert clair – 13% ), ce qui a permis de démanteler de nombreux gangs ou bandits qui trafiquaient à leur frontière commune,  et surtout  à dissuader  de nombreuses  attaques de rebelles -forces négatives- dans la région du  SUD -KIVU.   En 2014, la France a tenté de mettre à mal  cette coopération  sécuritaire RDC-BURUNDI.    La relation bilatérale  cordiale existante avec le Rwanda voisin  a été maintenue ( voir FIG. 3 couleur vert clair – 12%).   Les échanges pour mettre en place une armée AFRICAINE se sont poursuivis  ( voir FIG. 3 couleur bleu ciel – 7% ).  La Tanzanie ( voir FIG. 3 couleur mauve – 5%) , l’Ouganda  ( voir FIG. 3 couleur mauve  clair – 4%) , le Kenya  ( voir FIG. 3 couleur bleu clair foncé – 2%)    et  le Rwanda, qui sont les pays de l’EAC,  totalisent  ensemble  1/5  des relations  au niveau sécuritaire avec le Burundi .    Les USA  ( voir FIG. 3 couleur bleu ciel foncé- 7% ) et la Chine ( voir FIG. 3 couleur rouge – 5%)  restent  des partenaires importants du Burundi en matière de sécurité  dans la vision burundaise du monde global  actuel.  Les Pays-Bas et la Belgique restent des partenaires européens importants en matière de sécurité  surtout dans la professionalisation de  la Police Nationale Burundi – PNB  ( voir FIG. 3  couleurs  vert et gris  2% et 2% ).

 DAM, NY, AGNEWS, le samedi 14 février 2015

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