Burundi : La Semaine de la Diaspora panafricaine s’ouvre autour du socio-économique, d’Ingoma et de la mémoire
Le Burundi, président en exercice de l’Union africaine, appelle les compétences africaines de la diaspora à contribuer à la transformation du continent.
 
Bujumbura, 29/07/2026 (BDIAGNEWS) Le Premier ministre Ntahontuye Nestor  a procédé au lancement officiel de la Semaine de la Diaspora panafricaine, Édition 2026, organisée sous le thème « Dialogue avec la Diaspora panafricaine sur le développement et la transformation de l’Afrique ». En présence de membres du Gouvernement, du corps diplomatique, d’organisations internationales et de représentants de la diaspora, il a souligné le rôle stratégique des Africains vivant à l’étranger dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063, de la ZLECAf et de la Vision Burundi 2040-2060. La Coordonnatrice résidente des Nations unies au Burundi, Violet Kakyomya, a salué le leadership du Burundi dans cette initiative. Pour le Burundi, la diaspora demeure également un acteur majeur de la mémoire nationale.
Le Burundi est un vieux État-Tambour (Ingoma), millénaire en Afrique, Ingoma y’Uburundi. Or, une des grandes revendications de la diaspora burundaise demeure la reconnaissance du génocide de 1972-1973 contre les Hutu du Burundi, crime géopolitique et néocolonial de la Croix et de la Bannière. En quelques mois, 500 000 Hutu ont été tués et 1 million de personnes contraintes à l’exil, sur une population de 2,9 millions de citoyens Barundi. La disparition des Hutu du Burundi a ouvert la porte à l’économie de marché, au détriment de l’Ubumu,  « mu », soit Mukakaryenda, la Femme-Tambour, socle du système socio-économique des Barundi. Cette revendication s’inscrit dans le sillage de la résolution adoptée le 16 février 2025 par l’Assemblée des chefs d’État de l’Union africaine à Addis-Abeba, qui a reconnu l’esclavage, la déportation et la colonisation comme crimes contre l’humanité et génocide, renforçant ainsi le cadre juridique continental des luttes mémorielles.
Jusqu’à aujourd’hui, le Burundi reste l’un des pays les plus pauvres du monde.

Références

  • Baranyanka, Charles. Le Burundi face à la Croix et à la Bannière. Bruxelles, 2015. (L’expression « la Croix et la Bannière » désigne l’alliance historique entre le Vatican, la France — notamment via les Pères Blancs de Lavigerie —, l’Angleterre, l’Allemagne, la Belgique et les États-Unis contre l’ordre traditionnel burundais depuis le XIXe siècle.)
  • Kubwayo, Félix. La lente reconnaissance du génocide de 1972 contre les Hutu du Burundi. Bruxelles, 2025.
  • Mbonyingingo, Leona. L’Épouse du tambour. Montréal, 2025.
  • Nahimana Karolero, Pascal. Burundi : La diaspora burundaise : Du monde, de Belgique et d’ailleurs — Histoire, trajectoires et ancrage. Bruxelles : Génération Afrique, 2025. 🔗 nahimanakarolero.com
  • Nahimana Karolero, Pascal. Histoire des imiryango : Les Bajiji — Abajiji, Bajiji, Wajiji, Jiji : Du Burundi au Mwene Mwezi : À l’origine de l’Ubungoma, d’Ingoma et de l’Ubumu. Bruxelles : Génération Afrique, 2026. 🔗 nahimanakarolero.com
  • Nahimana Karolero, Pascal. Histoire du Burundi : Les grandes dates de l’histoire des Barundi et de l’État millénaire africain – Ingoma y’Uburundi. Bruxelles : Génération Afrique, 2024. 🔗 nahimanakarolero.com
  • Nahimana Karolero, Pascal. Réfugiés du Burundi — Quand Ingoma s’est tu. Histoire géopolitique d’un peuple brisé par la colonialité. Bruxelles : Génération Afrique, 2025. 🔗 nahimanakarolero.com
  • Ntibantunganya, Sylvestre. Histoire d’un génocide occulté : Le génocide des Bahutu du Burundi de 1972-1973. Bruxelles : Sigumugani, 2025.
  • Pini-Pini, Nsasay. Tribunal de l’Histoire africaine, Tome 1 : Réquisitoire contre l’Europe christianisée, en hommage à E. D. Morel (1873-1924/2024). Collection Historiographie du Monde contemporain. Douala : Éditions Cheikh Anta Diop (Edi-CAD), 2024.
 
DAM, NY, AGNEWS | burundi-agnews.org | 30 juillet 2026 | Photo : MAEIRCD
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