
A Bujumbura, vendredi 21 novembre 2014, à l’Assemblé Nationale du Burundi en séance plénière, M. Gabriel Nizigama, ministre de la Sécurité publique, et , M.Edouard Nduwimana, ministre de l’Intérieur, ont rappelé haut et fort que la situation sécuritaire était bonne dans tout le pays.
L’officier M. Gabriel Nizigama et M.Edouard Nduwimana étaient munis avec eux, pour confirmer leurs dires, des derniers rapport de police de toutes les zones du pays et celui des différents gouverneurs des 17 provinces du Burundi (qui gèrent ensemble les 129 communes du pays ).
En cette période, le ministre de la sécurité publique a rappelé que la réalité était que la population burundaise vaquait à ses activités quotidiennes sans difficultés.
Il n’a pas oublié de souligner les cas habituelles d’insécurité, qui sont en recul dans le pays, tel : les vols ( réalisés en possession d’armes à feu ou d’armes blanches ) ; les disputes entre citoyens ayant un peu trop bu ou ayant consommé des boissons prohibées ou des stupéfiants ; et les viols qui, bien qu’en baisse ( grâce à la politique tolérance zéro au niveau de la justice burundaise ), continuent à être préoccupants.
Le ministre Nizigama est revenu sur le phénomène médiatique (c’est à dire virtuel) de « gens vêtus de longues vestes » qui font peur à la population citadine de Bujumbura, une fois la nuit tombée. Il a rappelé qu’au départ,certainement il ne s’agissait que d’un bandit ayant peut être été perçu par un habitant avec une longue veste de type militaire. Puis, c’est devenu, avec les média privés, le phénomène que l’on connaît aujourd’hui… Le ministre de la Sécurité publique a informé que,seulement 2 malfaiteurs sur 89, qui avaient été arrêtés ces derniers mois étaient porteur de vestes de type militaire. De là, en faire un phénomène !
Un des grands problèmes d’ordre sécuritaire au Burundi, à quelques mois des élections démocratiques de 2015, demeure la mauvaise utilisation des média -privés- par les journalistes burundais. Le Conseil National de la Communication ( l’équivalent du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel – CSA en France) a beau rappelé à l’ordre ces média privés (appartenant à des militants des partis politiques UPRONA et MSD ) mais ils n’en ont que faire. Ce comportement anarchique, réfutant à tout bout de champs, la Loi de la Presse burundaise et la déontologie journaliste, fait que bons nombres de journalistes se retrouvent avec des procès sur le dos. Ces derniers, pour se défendre, crient à tout bout de champs, “haro à la liberté de la presse” qui est mis en danger au Burundi au lieu de se remettre en question est de voir si ils font bien leur boulot en ne confondant pas militantisme politique et travail journalistique. L’UPRONA et le MSD dispose d’un monopole idéologique au niveau médiatique privé ( et public) ce qui met à mal la démocratie burundaise car au final, on a qu’un son de cloche sur ce qui se passe au Burundi …
DAM, NY, AGNEWS, le lundi 24 novembre 2014