Burundi/Sécurité : Des cellules dormantes du M23 entre en action

Le colonel Makenga et ses hommes du M23, le 8 juillet 2012. REUTERS/James Akena
Le colonel Makenga et ses hommes du M23, le 8 juillet 2012.
REUTERS/James Akena

A Bujumbura, ce lundi 03 novembre 2014,  M. Edouard NDUWIMANA, Ministre de l’Intérieur, a  invité  les administratifs et les représentants des confessions religieuses à se serrer les coudes pour sauvegarder la paix et la sécurité  face  à une recrudescence de  violence dans le pays.
Cette annonce a été faite lors d’une réunion de sécurité avec les Gouverneurs et les représentants des confessions religieuses. Depuis quelques jours certains prophètes , qui sont des pasteurs protestants (souvent Banyamulenge – des Rwandais Congolais ), adoptent des comportements bizarres…

Dans la région des Grands Lacs, le problème sécuritaire majeur est la question – Rwandaise – [ http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=6212  ]. Les années 2013-2014 ont été des années noires pour le M23 ( mouvement terroriste composé de Banyamulenge  et de mercenaires ) car cette organisation a été chassée par la vaillante armée congolaise (FARDC) appuyée par une coalition militaire africaine et la MONUC.  A la suite de cette défaite, le M23 s’est replié au Rwanda et en Ouganda.  Depuis peu,  des éléments des forces négatives du M23 , pourtant casernés – officiellement – au Rwanda et en Ouganda [ http://www.burundi-forum.org/Le-Rwanda-et-l-Ouganda-accuses-d ] sont entrées au Burundi facilités par la liberté de cirulation permise dans l’East African Community EAC.

5 jeunes burundais du MSD / ADC IKIBIRI envoyés en RDC CONGO combattre avec le M23
5 jeunes burundais du MSD / ADC IKIBIRI envoyés en RDC CONGO combattre avec le M23

Or dès 2011, l’ADC IKIBIRI, une coalition politique – terroriste – non reconnue par l’état du Burundi ( basé en France, en Belgique et en Hollande ), avait noué l’ambition de revenir au pouvoir au Burundi par les armes en se coalisant au M23 lorsque cette organisation terroriste était encore installés en RDC Congo. Leur accord politique était qu’ensemble, ils s’accaparent des 2 régions du Kivu Congolaises pour qu’elles deviennent Rwandaise. Puis qu’ensemble ils s’accaparent par la suite du Burundi. Apparemment, le Plan semble avoir été modifié mais pas abandonné.  Ces derniers mois au Burundi, il y a des faits de criminalités bizarres (  assassinats mystérieuse de 3 soeurs italiennes; des morts dans le lac RWERU;  5 jeunes MSD -ADCIKIBIRI  /  M23 arrétés [ http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=14821] ;  la RFI qui enquête sur une présence militaire burundaise au KIVU en RDC etc.). Ce sont ces faits qui ont mis en alerte les autorités sécuritaires burundaises.

NDUWUMUKAMA Philibert, alias KIWI (Un Muhima burundais), arrêté à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) en 2012, au moment où il cherchait à rejoindre le M23. NDUWUMUKAMA Philibert est l’assassin de Feu Président Melchior NDADAYE en 1993 et est connu comme un proche du Dictateur Pierre BUYOYA et de l'ancien chef d'état Major sous la dictature Jean BIKOMAGU (reconnu par un rapport de l'ONU comme un des principaux acteurs de l'assassinat du Président feu NDADAYE). Cet meurtre a plongé le Burundi dans une guerre civile qui a duré une décennie.
NDUWUMUKAMA Philibert, alias KIWI (Un Muhima burundais), arrêté à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) en 2012, au moment où il cherchait à rejoindre le M23. NDUWUMUKAMA Philibert est l’assassin de Feu Président Melchior NDADAYE en 1993 et est connu comme un proche du Dictateur Pierre BUYOYA et de l’ancien chef d’état Major sous la dictature Jean BIKOMAGU (reconnu par un rapport de l’ONU comme un des principaux acteurs de l’assassinat du Président feu NDADAYE). Cet meurtre a plongé le Burundi dans une guerre civile qui a duré une décennie.

A 6 mois des futurs élections démocratiques de 2015, les acteurs politiques proches du mouvement terroriste ADC Ikibiri tentent coute que coute à tout faire pour que ces scrutins démocratiques n’aient pas lieu. Leur stratégie est de  remmettre en cause les institutions démocratiques burundaises et l’Etat de Droit. Par exemple, ces acteurs politiques ( ADC IKIBIRI ) ne veulent plus de la CENI. Ils ne font pas confiance à la Justice , ni à la Police (PNB) et ni à l’armée burundaise(FDN).
Dans cette manoeuvre, le mouvement terroriste burundais ADC Ikibiri est coalisé avec la France-Afrique  qui met à son service: son réseau diplomatique international (qui va de l’Union Européenne  jusqu’au Conseil de Sécurité de l’ONU ) ; ses journalistes à la RFI et à l’AFP; et ses relations avec le FDLR Hutu rwandais ( basé en RDC Congo ) qui se sont rassemblé avec les anciens militaires FPR aujourd’hui exilé qui tente d’aider la justice Française dans le dossier de l’attentat de l’avion d’Havyarimana en 1994  )

DAM, NY, AGNEWS, le mardi 4 octobre 2014

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