Burundi: Un état impliqué dans le développement (2011).

 

Lorsque l’on analyse  les acteurs de la société burundaise  depuis janvier 2011   à septembre 2011 , on remarque comme l’explique  M. Bizimana Charles (1)  :  » Pour 2011, au Burundi, l’Etat semble demeurer toujours le seul espoir à venir au secours des Barundi.  Toutefois  la société civile burundaise  prend  le pas, pour la première fois (voir fig.1. à 6 en bas),  de loin sur  les partis politiques…  La diaspora, comme  acteur sociétal,  reste le maillon faible dans la société burundaise.  Observons les logiques de chaque entité : – L’Etat du Burundi  est plongé dans -  une  logique de développement  – nationale transportée  par le Président S.E. Nkurunziza Pierre  qui transforme  les communes et les provinces  du pays.  – La société civile burundaise  est encore majoritairement -dit Uprona (ex-Parti Unique)- et  elle joue le rôle d’opposition farouche à l’Etat dit « CNDD/FDD » (parti du Président démocratiquement  élu qui est en place). Autrefois  cette société civile burundaise dite UPRONA  dénonçait les violations des droits de l’Homme, la corruption,aujourd’hui elle porte – une logique agressive -  que l’on ressent au travers de médias qui poussent certains  jeunes citoyens barundi à passer à l’acte  et à commettre des actes terroristes. – Les partis politiques traditionnels  se  sont laissé dépasser par l’ acteur-  société civile -  qui lui crée plus fréquemment – l’évènement -.

 

 


 

Voici une esquisse de ce que l’Etat du Burundi a réalisé en tant qu’acteur principal de la société burundaise entre  janvier 2011 à septembre 2011  :

  • Dès le mois de janvier 2011, l’Ombudsman burundais, l’hon. Sheikh Rukara reçoit en audience les représentants de la société civile. Il s’agit pour l’Etat burundais d’essayer d’apaiser les angles. Pendant ce temps, le ministre de l’Intérieur Edouard Nduwimana se préoccupe de trouver une solution pour que la commune de Kanyosha ait un administrateur.
  • En février 2011, le ministre en charge de l’enseignement primaire et secondaire trouve que la grève des enseignants n’est pas fondée. En même temps, un « contrat de performances » est mis en place au Burundi pour les membres du gouvernement. L’Etat célèbre la journée mondiale de lutte contre la lèpre.
  • Mars 2011 arrive, et le Burundi envoie 1.000 soldats en renfort à Mogadiscio.
  • Au mois d’avril 2011, le ministère de la Santé lance sa campagne contre la vente illicite des médicaments. La ministre de la fonction publique, du
    travail et de la sécurité sociale annonce la création prochaine d’un Fond d’Aide à la Création d’emploi, et elle entend rendre opérationnel
    l’Observatoire National pour l’Emploi et la Formation (ONEF) pour juguler le problème de chômage au Burundi.
    L’Etat organise des consultations sectorielles en vue de l’élaboration du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, 2ème génération (CSLP-II)
    dans le domaine du relèvement communautaire et de la protection sociale. Le Burundi s’engage vers les Technologies de l’Information et de la
    Communication(TIC).  Les Barundi commémorent le 17ème anniversaire de la mort du président Cyprien Ntaryamira. De bonnes nouvelles économiques se font entendre avec l’exploitation du nickel prévue à l’horizon 2017 au Burundi.   S.E. le Président Nkurunziza devient Président en exercice de l’EAC. Il prononce le «discours annuel » devant l’EALA (parlement de l’EAC).  En même temps, le Président NKURUNZIZA poursuit ses tournées provinciaux à travers le pays en invité les administratifs à œuvrer pour le développement du pays, notamment à Ruyigi.  Il rappelle que les natifs ont un rôle important dans le développement de leurs provinces. Le Président  NKURUNZIZA inaugure à Ruyigi un stade moderne. Pendant ce temps, les ministres des Affaires étrangères de la CEPGL terminent leur réunion à Gisenyi au Rwanda …
  • Mai 2011, S.E. le chef de l’Etat des Barundi participe aux travaux communautaires en province de Cibitoke … La sécurité pour tous en Province de
    Bujumbura rural est désormais la priorité pour le Président du Burundi :  » Bujumbura rural doit savourer les dividendes de la paix à l’instar des autres
    régions du pays ».   Le Président du Burundi met en place la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH), par le décretl n°100/142 du 23 mai 2011.  En Somalie, on apprend que deux casques bleus burundais de l’UA sont tués dans un attentat suicide à Mogadiscio…
  • Juin 2011, le Conseil National de la Communication (CNC) fustige le relai médiatique (RPA, ISANGANIRO, BONESHA) des appels à une « justice
    populaire ».  S.E. le Président Pierre Nkurunziza crée, par le décret N° 100/152 du 13 juin 2011, un Comité technique chargé de la préparation de la mise en place des mécanismes de justice transitionnelle. Le Président du Burundi,S.E. NKURUNZIZA Pierre se joint à la population de la colline MUGOZI de la commune CANKUZO pour y construire un Centre de santé. Pour lui, les dividendes de la paix commencent à se faire sentir en province de Cankuzo. Ensuite, le Président effectue les travaux communautaires toujours dans la même province de Cankuzo. Il inaugure de deux centres de santé à Cendajuru. Le Président Nkurunziza apprécie  fortement les pas réalisés pour la Vision 2020 en province Cankuzo …
    La 17ème session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies estime que des avances son perceptible au Burundi. M. Gabriel Nduwayo est
    incarcéré à la prison de Murembwe suite à l’affaire Ernest M. La justice burundaise inquiète du travail violent de certains journalistes. Tous les
    Journalistes de l’Agence RPA de Ngozi sont convoqués par le Parquet.  Le Président Pierre NKURUNZIZA participe aux cérémonies de célébration de l’enfant africain …
  • Le mois de Juillet 2011 est assez joyeux car on apprend que 20 millions d’US dollars sont donnés aux Barundi par le Japon pour réhabiliter les
    artères de Bujumbura. S.E. Nkurunziza Pierre, chef de l’Etat du Burundi, lance officiellement le programme de développement Vision 2025.
  • Au mois d’ août 2011, le rôle d’une certaine société civile burundaise est remis en cause par le Gouvernement. Trop politisée, elle agasse … Le Chef
    de l’Etat est déçu de certains acteurs de la société civile. Le Burundi accueille les jeux olympiques militaires de l’EAC. Les militaires kenyans raflent
    une grande partie des médailles. Entre-temps, le gouvernement burundais lance officiellement – la stratégie nationale de développement du tourisme
    -. Le vice-président burundais apporte aussi du ciment et des tôles à l’école primaire NYABIHANGA III en province de MWARO …
  • Dès septembre 2011, le président du Burundi, S.E. Nkurunziza Pierre participe à la construction du stade de Kayanza …
    Le 18 septembre 2011 au soir, un groupe d’hommes armés de fusils et de grenades attaque un bistrot communément appelé les « Amis » situé à
    Gatumba en Province Bujumbura. Plus de vingt citoyens barundi sont exécutés.

Selon l’expert Charles Bizimana,  » le Burundi, sous la direction de S.E. Pierre Nkurunziza demontre depuis le début de l’année 2011  que ce pays  est  entré dans le monde global. Le Président du Burundi est à la fois celui de l’EAC et en même temps, son pays fait parti  de la CEPGL . Le Burundi est  aussi solidaire à l’action international pour  aider à pacifier la Somalie. Au niveau national, le Burundi présente sa vision 2025. L’Etat s’intéresse à la création d’emploi et à la sécurité sociale (instaurer un revenu de chômage). Le Président du Burundi parcoure toutes les provinces du pays  et les mets en concurrence au tour du développement. On y fait des travaux communautaires et on y  construit des routes, des écoles, des centres de santés, des hôpitaux, des stades, des villages … De nombreux états sont enthousiastes à cette politique. Et comme le Japon,  ces pays  octroient des financements …  Concernant les droits de l’Homme, le Burundi a créé une Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) et mais actuellement  en route sa politique de justice transitionnelle. La Commission National Vérite et Réconciliation  – CNVR -  est  pour bientôt. Tous ces indicateurs sont très bons…  Alors que l’Etat essaye de projeter la population burundaise  vers – une vision de développement – , on perçoit toutefois à travers une horde d’acteurs de la société civile, l’envie, au contraire de semer la peur au sein de la population et de nuire à l’image du Burundi au sein de la communauté internationale.  Ces acteurs de médias ou  activistes des droits de l’Homme  poussent même les citoyens à  – une justice populaire – .  Certaines radios voudraient voir les jeunes barundi  se faire une concurrence  à celui qui va faire le plus  parler de lui  dans les médias pour un acte de terreur commis … C’est ainsi que l’on aboutit aux drames du 18 septembre 2011 à Gatumba. C’est un réel danger !  »

 


 

Comme l’a fait remarquer M. Bizimana, les acteurs politiques se sont faits  distancer   pour la première fois  par les acteurs de la société civile burundaise. Concernant les partis politiques, en tant qu’  – acteur  de la société burundaise -  voyons ensemble  quelques uns de  leurs  apports ou  réalisations  depuis janvier 2011 à septembre 2011.

  • En janvier 2011, l’ADC Ikibiri réfute être à l’origine d’une nouvelle rébellion comme l’affirme HRW.   L’ADC Ikibiri refuse la participation à l’élection de
    l’administrateur communal de Kanyosha.
  • Février 2011, agitation interne au sein du parti CNDD- FDD au pouvoir au Burundi depuis 2005. Le torchon brûle …
  • En mars 2011, la crise interne au CNDD/FDD se poursuit. Encore de nouvelles révélations de l’Hon. Nzobonimpa Manassé sur des détournements … Les membres du
    CNDD FDD vivant en Europe expriment leur soutien aux organes dirigeants du parti CNDD FDD. L’Uprona, au pouvoir avec le CNDD/FDD, souhaite une
    enquête parlementaire (affaire Manassé) sur un certain détournement de 15 milliards de Fbu…
  • Avril 2011, l’ADC Ikibiri s’exprime sur le dossier de l’assassinat d’Ernest Manirumva. Il trouve que l’affaire traîne car, dans les institutions étatiques
    actuelles, il y a de gros poissons qui sont impliqués dedans …   Elle manifeste lundi 18 avril à Bruxelles.   Trois militants du parti CNDD/FDD sont assassiné en périphérie de Bujumbura. Le porte-parole du FNL Iragi rya Gahutu Rémy pointe du doigt deux personnes et l’ADC-Ikibiri comme promoteurs de la violence actuelle au Burundi.   Les chances de rapprochement des deux camps adverses au sein du parti UPRONA s’amenuisent,pilotée par M. Charles Nditije.
  • Au mois de mai 2011, la demande d`asile au Canada de M. Charles Mukasi, membre de l’Uprona, impliqué dans les évènements tragique de 1993 au
    Burundi, est refusé. Une crise persiste au sein de l’Upd-Zigamibanga … Le CNDD/FDD organise un congrès extraordinaire le 14 mai à sa nouvelle
    permanence nationale avec pour objet l’évaluation des réalisations de ce parti depuis 2005.
  • Août 2011, cinq membres du FNL d’Agathon Rwasa cherchent refuge au siège de la CNIDH (Conseil National Indépendant des Droits de l’Homme). Le Président du parti FRODEBU (ADC Ikibiri),M. Léonce
    NGENDAKUMANA, comparaît devant le procureur en Mairie de Bujumbura. Le CNDD/FDD fait un bilan annuel positif et indique qu’il n’y aura pas de négociations de type « ARUSHA » . Quand au président du parti Uprona, il affirme que tous les éléments sont réunis pour que l’on parle d’une rébellion au Burundi.
  • Septembre 2011, le responsable des jeunes Imbonerakure (CNDD/FDD) dément les informations selon lesquelles ses jeunes s’adonnent à des
    tueries…
    Le 18 septembre 2011, la violence au Burundi franchi un nouveau palier : une attaque dans un bar de Gatumba fait 36 morts et de nombreux
    blessés. Cette attaque, attribuée à des « bandits armés » pourrait être le fait des FNL (Forces nationales de libération) un mouvement rebelle dirigé
    par Agathon Rwasa.

Pour le  politologue  M. Charles Bizimana :  » les acteurs politiques burundais ( c’est à dire les partis politiques) les plus visibles ne sont que 4 pour cette période :  le CNDD/FDD; l’ADC Ikibiri (Frodebu, CNDD nyangoma, le MSD, UPD); le FNL; et l’UPRONA. Alors que ce soit:  au CNDD/FDD,  à l’Uprona, et à l’ADC Ikibiri; il y a une bataille pour le leaderschip du parti ou du mouvement. Le FNL et l’UPD, eux , se sont déjà scindés. Il s’agit d’un grand problème au sein du monde politique burundais.            Au niveau des actions portées par les partis pour la société burundaise, les CNDD/FDD participent au gouvernement,et aussi dans chaque commune du pays aux travaux communautaires.     Les militants CNDD/FDD portent en eux  le projet vision 2025 du gouvernement, et pour la plupart, ne connaissent pas le projet de société de leur parti.  Ils participent à sa vulgarisation au sein de la population.  Cette confusion -parti et état – est surtout due à sa structure politique influencée par celle d’un parti comme l’ANC ou le parti populaire Chinois.  Cela explique souvent la comparaison que l’on fait de cette organisation politique (CNDD/FDD) avec l’ancien parti état.     Le travail de proximité avec les citoyens  ne plaît pas aux autres formations politiques d’où il y a  souvent  des représailles violentes (des morts CNDD/FDD ou FNL ou …).  Les conflits entre les militants du CNDD/FDD (notamment les jeunes) et ceux du FNL de Rwasa sont orchestrés médiatiquement, selon les renseignements sur le terrain,  par  les enfants de la dictatures des Bahima Burundais que l’on retrouvent  majoritairement au sein  de   la – société civile burundaise  tendance  Uprona (Isanganiro, Bonesha, Iteka, …)  ou  ADC Ikibiri (ex. la RPA). La structure  du CNDD/FDD, trop lourde et  trop centralisée,  étouffe le débat entre les sympathisants du CNDD/FDD et surtout on ne voit aucune proposition de son côté au niveau du débat politique nationale. Par ailleurs, on rencontre rarement des militants CNDD/FDD lors de débats politiques …

Quand à l’Uprona, il participe au gouvernement  tout en ne confondant pas  le – parti et état -. Les upronistes critiquent souvent le gouvernement alors qu’ils y sont. Ce qui est permis car ils sont dans un gouvernement de coalition (sans être vraiment une coalition  parce que c’est la constitution burundaise qui l’impose …). Cela  permet  à l’Uprona  de faire de nombreuses sortis médiatiques, souvent appuyant les critiques vis à vis de  l’action gouvernemental portées par  sa branche -société civile dite Uprona -.    L’Uprona est la seule formation politique sur la scène burundaise qui a – une structure politique moderne -  adaptée à la globalisation.  Le multilatéralisme favorisant  le financement de  la société civile, dès  1996 au moment du retour du dictateur Buyoya, l’Uprona a subi un lifting structurel en s’appuyant sur  les travaux réalisés par la  -  Fondation pour l’Unité et la Démocratie – du dictateur Buyoya.  Désormais c’est le financement des organisations civiles par les partenaires étrangers  qui  assure la vie du  parti Uprona.   Ainsi,  l’Uprona, ex-parti unique (rassemblant majoritairement les Bahima burundais),  joue – l’opposition en étant dans le gouvernement-.   Par exemple,  depuis fin juillet – début août, l’Uprona parle  de  l’existence d’une – rébellion au Burundi- ( position réfutée par le gouvernement ) , ce que tente de prouver les divers médias burundais depuis janvier 2011, où  Human Right Watch (HRW)  affirmait   l’existence d’une rébellion au Burundi, étant une émanation de l’ ADC Ikibiri .  L’objectif de l’Uprona est de protéger les anciens dignitaires bahima issue de la dictature et leurs enfants :-  de toutes poursuites  judiciaires; de toutes réquisitions de  leurs biens ( souvent mal acquis);  ainsi que  de s’assurer de la  main mise sur les forces de sécurités  burundaises.    Après le coup d’Etat de 1996, le dictateur  Buyoya  et l’Uprona  mettent  en place l’association AC Génocide  et  font voter une loi sur le génocide. L’idée des Bahima burundais  était de mettre la pression sur tous ceux qui souhaiteraient  les poursuivre en justice en les accusant eux de génocidaires (voir le génocide de 1972 ).    Dès la période de transition, l’Uprona  crée   l’association – OLUCOME -  avec comme mission de  -trouver des dossiers de corruption – touchant  d’abord les dirigeants du FRODEBU  puis par la suite, en 2005,  la jeune équipe du CNDD/FDD  nouvellement au pouvoir. Cela permettait dès lors que – les nouveaux arrivant -  évitent de vouloir s’intéresser aux  biens mal acquis par les  anciens dignitaires.   L’autre action (mené surtout par l’ancien dictateur Buyoya en personne ) consiste à s’approcher le plus possible du FNL Rwasa  pour tenter de remettre en cause  les rapports de forces au sein des nouveaux corps de sécurité national ( FDN, PNB; et  SNR )  en exigeant de remettre en place des négociations inter burundais… Le dictateur Buyoya pense que le FNL demeure la seule alternative au régime CNDD/FDD.

Dans l’ADC Ikibiri, le MSD est le meneur.  Le MSD  a été structuré par d’anciens militants de l’Uprona. Cette organisation politique est alimentée  par les subventions accordées par les partenaires à la radio RPA (Radio Publique Africaine). Le Frodebu, lui,  arrive avec l’APRODH.    Le seul atout de l’ADC Ikibiri, c’est le FNL qui a fait 14% aux Communales. Mais malheureusement pour l’ADC Ikibiri, le FNL de Rwasa  étant  lié à l’Uprona Buyoya  par l’intermédiaire du  FRODEBU  Ndayizeye, joue sur deux chaises.  Toutefois,  l’ADC Ikibiri et son partenaire FNL de Rwasa   sont engagés dans  des actions de terreurs à l’encontre de la population burundaise (ex. les événements de Gatumba) et des militants du CNDD/FDD ( nombreux assassinats ciblés de militants du CNDD/FDD). Leur motivation demeure la non reconnaissance des élections de 2010 qu’ils ont perdu. Ils demandent des négociations pour le partage du pouvoir comme pendant  la période de  Transition au Burundi.  On comprend pourquoi le dictateur Buyoya s’est empressé pour se proposer à jouer un rôle sur ce sujet …  »

Pour M. Bizimana, la carte FNL est  devenu avant tout  une affaire géostratégique …

Selon ce dernier :   » Dans la politique burundaise,  on retrouve  4 conflits historiques :  – entre Bahutu (Batutsi, Baganwa compris)  ( ex. CNDD/FDD ) et   les  Bahima ( ex. UPRONA / PARENA) qui date de la guerre entre le Mwami  Ntare Rutshatsi  et  Ruhinda (vers 1410 et 1420 apJC)  ;  – entre  Bahutu (   conservateurs  ex. Palipehutu, Frolina,  FRODEBU (NDAYZEYE), FNL …   ) et  Bahutu ( progressistes.  ex. Meproba, Tabara, UBU, MPD, FRODEBU (NDADAYE), CNDD,  CNDD/FDD ) qui est plus récent (début des années 1970);  entre Bahima (ex. UPRONA) e Batutsi-Bahima ( ex. MRC ou MSD ) qui  est en cours depuis l’avènement de la République en 1966;  entre Bahima (UPRONA  des dictateurs  Micombero et  Buyoya ) et  Bahima ( PARENA de Bagaza ) depuis le coup d’Etat de Bagaza à son cousin Micombero (en 1976).

Dans l’alliance ADC Ikibiri ont retrouve divers accords tacites entre ces différents groupes politiques à intérêts divergents.  Mais le leaderschip maladroit  de l’ADC Ikibiri,  initié par le MSD après les élections communales de mai 2010, a  fait éloigné totalement  l’UPRONA …

L’accord, avant les élections de 2005,  entre le  FRODEBU de Ndayizeye   et  le FNL de Rwasa,  a  permis de sceller une alliance bizarre entre  l’UPRONA du dictateur  Buyoya  et le FNL de Rwasa.  Dès 2006, un autre accord est réalisé entre le CNDD Nyangoma et le FRODEBU de Ndayizeye.  L’UPRONA du dictateur  Buyoya, malheureux du fait que les forces de sécurité burundaises s’éloignent de plus en plus des mains des Bahima Burundais, pousse  dès 2006  à l’ouverture de négociations   entre le FNL de RWASA et le pouvoir burundais dit  » CNDD/FDD », espérant  que l’on renégocie les questions sécuritaires. Au printemps 2006,  l’UPRONA de Buyoya  mobilise  la FRANCE et le FRODEBU  pour son projet. Le FRODEBU   fait entrer le CNDD Nyangoma pour approcher  KABILA  qui prépare ses élections fin juillet 2006 … Selon la rumeur burundaise, le projet consiste à faire courir le bruit que  le BURUNDI du CNDD/FDD travaille avec le RWANDA de KAGAME afin que les élections congolaises n’aient pas lieu en été 2006.  KABILA et la FRANCE arrivent de suite à convaincre la TANZANIE qui ne voulait plus organiser des négociations inter – burundais  car pour elle, la paix était de retour au BURUNDI.  Moyennant quelques tractations notamment concernant des sièges à l’ONU, la TANZANIE relance les négociations inter-burundais entre le FNL et le pouvoir CNDD/FDD sur son sol …   En 2006, dans ces enjeux géopolitiques  et stratégiques d’alors, le projet UPRONA  souhaite que  l’alternative au pouvoir – dur – du CNDD/FDD  présenté comme , allié aux anglo-saxons Rwanda et Uganda ennemis déclarés  des  Congolais, soit au pouvoir au Burundi, une « coalition modérée »  UPRONA-FRODEBU-CNDD et FNL et plus francophile. La tentative de coup d’Etat de fin juillet 2006 au Burundi prouvera que l’UPRONA jouait à la fois sur deux tableaux géostratégiques  ( Anglo-saxonne et Française ).  Le vice Président KADEGE fréquenté le club KAMPALA alors que le dictateur  BUYOYA entretenait ses relations de fraternité avec Paris.  Finalement ,  en 2006,  les élections congolaises ont bien eu lieu sans aucune agression externe.  Dans ces affaires géostratégiques ambiguës,  le président du CNDD/FDD, l’hon. Hadj RAJABU Hussein, se retrouvera en prison dès janvier 2007, haïe par les UPRONISTES et KAMPALA, et protégé par les siens …

A la veille des élections de 2010 au Burundi , l’UPRONA et le FRODEBU   joue  la carte FNL Rwasa à fond. La rumeur burundaise dit que la campagne du FNL a été financée  par l’ancien dictateur Buyoya et l’ancien Président Ndayizeye ( entre-temps devenu « beau – père » de Rwasa).  Au 25 mai 2010,  avec la défaite des élections communales, tout le projet de victoire tombe à l’eau et  l’ADC Ikibiri du MSD  lance les hostilités… Beaucoup de partis politiques burundais pensaient que la CIA (et  la DGSE française du Président Sarkosy)  étaient derrière le MSD. Ils adhèrent tous à cette coalition pensant que les puissances occidentales allaient permettre d’annuler les élections et de lancer une sorte de négociations inter-burundais. Des actions terroristes voient le jour ( jets de grenade etc), encouragées  par des radios privés burundaises  qui font monter la pression.   L’idée est de stopper le processus électorale … La carte  FNL  apparaît alors comme celle qui permettra  d’infléchir la position de la communauté internationale. Le FNL est une ancien rébellion qui dernièrement a signé un accord de paix et est devenu un parti politique. Grâce au FRODEBU, le FNL est dans la coalition avec l’ADC Ikibiri.  L’ADC Ikibiri met   son  FNL  en  avant. La violence éclate un peu partout dans le pays avec des jets de grenade tout azimut et  des sympathisants  du CNDD/FDD sont  assassinés. Tout est fait en sorte que les élections ne puissent se poursuivre. Les forces de sécurités burundaises arrivent à juguler l’insécurité et les élections se poursuivent.  Avec l’arrivée du secrétaire générale de l’ONU, avant l’élection Présidentiel,  l’ancien dictateur BUYOYA, fait une intervention médiatique se proposant comme négociateur dans cette mini crise  inter-burundais. Le signal est clair, l’Uprona veut aussi la fin du processus électorale démocratique  et souhaite que l’on négocie le pouvoir comme à Arusha. La sécurité burundaise met en résidence surveillé M. Rwasa AGATHON, patron du FNL.  Le climat s’apaise … Le processus électorale se poursuit jusqu’au bout sous bonne condition sécuritaire.  Fin juin, selon la rumeur burundaise avec la complicité de deux anciens présidents du Burundi (le Dictateur Buyoya -UPRONA – et  M. Ndayizeye -FRODEBU- ) , M. Rwasa AGATHON, s’est enfui du Burundi.   Aujourd’hui AGATHON Rwasa, vu au printemps 2011 à Bruxelles et à Paris, la rumeur burundaise dit qu’il serait  en RDC, allié  au FDLR (grâce  au garant  et à l’appui du CNDD Nyangoma).

 


 

 

Pendant la période de janvier 2011  à septembre 2011, la société civile burundaise a pris le dessus sur – les partis politiques -. Désormais, c’est elle qui guide les partis politiques et non le contraire.   La société civile burundaise est en effet une émulation de l’ancien parti unique -Uprona- du Burundi.  L’essentiel de ces militants sont des enfants de l’ancienne dictature des Bahima burundais qui a fait en 40 ans plus de 2.5 millions de victimes parmi les bahutu barundi dont les batutsi et les baganwa.  Découvrons ensemble les actions de cette société civile au cours de cette période :

  • En cette année 2011, dès le mois de janvier on remarque l’hostilité de cette société civile envers le régime Nkurunziza (nom du président du Burundi)
    perçu comme étant -un ennemi- à la cause. Les radio RPA/ISANGANIRO/ BONESHA, relayer par leurs sbires parmi les correspondants burundais de
    l’AFP, RFI, Xinhua, BBC, et Reuters annoncent « des arrestations au Burundi pour une rébellion qui n’existe pas officiellement ».
  • Au mois de février 2011, les ONG burundais – FORSC / COSOME / OAG etc.- (très hostile au Régime) alertent le Conseil des droits de l’Homme pour
    l’absence de la Commission indépendante des droits de l’homme. Le président de la Ligue des Jeunes et des Enfants, Me Déo Ndikumana, déplore la
    monté des cas de viols dans le pays. Le syndicat des magistrats SYMABU (très hostile au Régime) déclenche un mouvement d’arrêt de travail pour
    revendiquer l’indépendance des magistrats burundais.
  • En mars 2011, la ligue burundaise pour l’enfance et la jeunesse dénonce l’existence de trafic des jeunes filles au Burundi. Elle s’insurge contre
    l’ampleur de ce phénomène de trafic et d’exploitation.
  • Avril 2011, les associations civiles hostiles au Régime Nkurunziza projette à Bujumbura et Bruxelles d’un documentaire en mémoire de Manirumva. Elles
    parlent de l’ « affaire sur l’assassinat d’Ernest Manirumva comme «un déni de justice». Une manifestation -non permise- est organisée et le Président
    de l’OLUCOME est interpellé par la police. Une synergie de six radios (très hostile au régime) donne le micro au président de l’OLUCOME qui révèle
    l’existence d’une fameuse liste de 40 personnes à éliminer. La justice burundaise l’interroge mais il n’est pas convaincant.
    L’association civile ITEKA (connu pendant la guerre civile burundaise -de 1993 à 2003 –  d’avoir couvert la politique de regroupement des populations, organisée par le dictateur Buyoya, dans des camps de
    concentration
    ) se dit inquiète au Burundi suite à de nombreux cas d’exécutions extrajudiciaires et autres règlements de compte.
    La synergie des six radios hostile au régime Nkurunziza, à savoir Bonesha FM, Isanganiro, Renaissance FM, RPA, Ijwi ry’Amahoro et CCIB FM+, parle
    de – vendetta politique entre membres des FNL et des CNDD FDD . Elles évoquent une guerre ouverte dans Bujumbura rural.
  • Mai 2011, pendant la journée dédiée à la liberté de la presse à la maison de la presse, une marche manifestation dénonçant le maintien d’un
    journaliste, proche de l’extrême droite des Bahima burundais, du nom de M. Jean Claude KAVUMBAGU, en prison, pour avoir dénigrer le régime
    burundais et sa sécurité donnant sa faveur aux Shebbabs somaliens.
    Le journaliste, M. Patrick Mitabaro, rédacteur en chef de la Radio Isanganiro, est convoqué par le substitut du procureur de la mairie de Bujumbura,
    M. Augustin Sinzoyibagira. L’Etat burundais s’insurge contre ces médias qui sont accusés de pousser certains jeunes à passer à la violence.
  • En juin 2011, cette société civile, dite Uprona, avec leurs médias, se focalise sur un accusé dans l’ – affaire Manirumva-. Elle dénonce l’ insécurité
    du détenu Gabriel Nduwayo alias Sésé dans la prison de Rumonge. Selon elle, les proches du détenu craignent pour sa vie.
    Tous les journalistes de l’Agence RPA de Ngozi sont convoqués par le Parquet qui dénonce l’agressivité de ces journalistes qui poussent certains
    jeunes à passer à l’acte pour être médiatisés.
  • Juillet 2011 arrive … L’Association de défense des droits de l’homme et des prisonniers (APRODH) déplore la mort d’un démobilisé du FNL (Vianney)
    tué alors qu’il venait de sortir de l’hôpital. L’APRODH dérange énormément car cette organisation est spécialisée dans la défense des jeunes arrêtés
    pour des actes de terrorisme. Comme noté plus haut, ce sont ces jeunes poussés par les médias cités en question, à passer à l’acte avec comme
    promesse d’être médiatisé. Ensuite, ils sont assurés de la protection de l’APRODH qui mobilise la communauté internationale des droits de l’Homme, que ces jeunes sont détenus pour des motifs politiques …  L’Etat du Burundi dénonce ce jeu malsain ou cette machination orchestrée …
  • Au mois d’août 2011, coup de gueule du ministre de l’Intérieur à l’endroit de ces défenseurs des droits humains burundais notamment envers Pierre
    Claver Mbonimpa, président de l’APRODH qui dit que de nombreuses personnes meurent comme des mouches, fauchées par les balles, les cordes ou
    les baïonnettes des policiers officiels ou des miliciens Imbonerakure (jeunesse militarisée du parti CNDD-FDD au pouvoir) estampillés en agents de la
    Documentation. Les médias de la société civile -uprona- (cité plus haut) font courir le bruit qu’un groupe de démobilisés du Cndd-Fdd a attaqué
    des ménages appartenant aux membres des partis d’opposition regroupés au sein de l’Alliance des démocrates pour le changement (Adc-Ikibiri). Ces
    média et l’APRODH disent que les jeunes Imbonerakure (CNDD/FDD) sèment la terreur au nord du pays.
    Pour apporter une preuve à leur dire, ces structures opposés au Régime organisent un événement médiatique consistant à montrer cinq membres
    du FNL d’Agathon Rwasa qui cherchent refuge au siège de la CNIDH (Commission National Indépendant des Droits de l’Homme), car traqués, disent ils, par des
    agents du Service de Renseignements.
    L’ONG PARCEM, entre en jeu, et plaide pour la libération des personnes détenues illégalement avant le 50ème anniversaire.
    Le Président du Burundi, S.E. Nkurunziza Pierre, dénonce les agissements de cette société civile -politisée- qui participe activement à l’entretien de
    la violence dans le pays. Dès lors, cette société civile -curieuse- ,cité depuis, s’insurge et se dit inquiète des dessous du dernier discours du Chef
    de l’Etat. Elle généralise et dit que le rôle de la société civile burundaise est remis en cause par le Gouvernement.
  • Septembre 2011, le représentant légal du PARCEM annonce que la politique de privatisation des sociétés de lavage du café ne respecte pas les lois.
    Le 18 septembre 2011, au moins 24 citoyens barundi meurent et une vingtaine d’autres sont blessées dans un bar à Gatumba. Apparemment, les
    jeunes ( ou terroristes, interpellés par certains médias burundais à passer à l’acte afin de prouver l’existence d’une rébellion au Burundi ) sont passées à l’acte de manière très violente et lâche …

Selon l’expert Charles Bizimana , « C’est au travers de toutes ces structures civiles  « société civile  dites -Uprona- »   ( Isanganiro, Bonesha, Olucome, Iteka, OAG, Cosome, Forsc,  …),que  les militants partisans de l’UPRONA  travaillent en étant  bien rémunérés.  Dans ces organisations civiles, les militants de l’UPRONA  se forment et se spécialisent … Ce sont ces organisations  -dites Uprona- qui créent le plus souvent  -l’événement au Burundi -. Elles orientent les opinions nationales et  internationales, grâce à leur réseau de correspondants à Reuters, AFP (RFI), BBC, ou dernièrement XINHUA (et Bloomberg).  L’objectif de ces organisations est de prouver que le Burundi est un pays corrompu où l’insécurité règne – sans justice indépendante – et qu’il faudrait pouvoir y instaurer  -de force- un gouvernement de transition afin de le remettre sur pied.    L’APRODH et la RPA sont deux structures civiles  qui  évoluent  avec le FRODEBU et le MSD respectivement. Pour ces dernières, il faut  mettre  les Barundi autour d’une table de négociation et pour cela, elles tentent de prouver,par leur propre moyen, qu’une guerre civile  existe  bel et bien au Burundi … « .

 


 

 

La diaspora burundaise est  peu  exploitée   par l’Etat burundais comme acteur. Le contraire de ce que nous voyons au Sénégal, au Mali, ou en Israël … Découvrons quelques éléments pendant la période de janvier 2011 à septembre 2011:

  • En janvier 2011, un abbé burundais (l’abbé Ndikumana, natif de Muzenga au Burundi) nommé Chancelier diocésain au Canada.
  • Au mois d’avril 2011, une marche manifestation de l’ADC-Ikibiri à Bruxelles. En Belgique, les Barundi de la diaspora organisent le 29 avril comme à l’habitude – la commémoration des victimes du génocide contre les Bahutu Barundi (dont les Batutsi et les Baganwa) en 1972. Les paroles de certains rescapés du génocide sont lus. Le «Groupe organisateur de la Commémoration du 29 avril » profite pour lancer à Bruxelles une campagne pour « Honorer nos Héros » devant le Palais de justice de la Ville de Bruxelles,Place Poelaert à 1000 Bruxelles.
  • Mai 2011, grâce au lobby de la diaspora burundaise au Canada, la Cour fédéral d’Ottawa en Ontario conclut que le demandeur Déo Bugegene (ex-FAB officier des Force Armées Burundaises sous la dictature des Bahima Barundi (Micombero-Bagaza-Buyoya) ) est exclu de l’application de la définition de réfugié selon la section 1F(a) de l’article premier de la Convention des nations unies relative au statut des réfugiés (la convention).
    Bref, son statut de réfugié est refusé. Charles Mukasi, ex ténor de l’Uprona, est aussi refusé pour sa participation aux évènements d’octobre 1993 au Burundi…
  • Le samedi 28 mai, l’ASBL belgo-burundaise SEMITI-Med organise une conférence sur l’évolution de la santé. Elle aborde la question des « fraudes et médicaments contre faits, quels sont les impacts sur la santé ?  » avec la participation de M. Roy VANCAUWENBERGHE, Pharmacien Inspecteur de la cellule Fraude et médicaments contrefaits auprès de l’Agence Fédérale belges des Médicaments et Produits de Santé (AFMPS).
    L’association burundo-néerlandaise Izere lance une campagne d’opérations gratuites pour des personnes ayant un bec de lièvres au Burundi.
  • Au mois de juin 2011, en Tanzanie, la Ministre de l’Intérieur Shamsi Vuai Nahodha déclare que son gouvernement mène actuellement une étude pour examiner la possibilité de déplacer les 162 156 réfugiés du Burundi qui ont été naturalisés. Les réfugiés du Burundi résidaient dans les camps de Katumba et Mishamo à Mpanda district, région Katavi, et dans le camp de Ulyankulu Urambo district, région de Tabora.
  • Juillet 2011, à Bruxelles, et à Paris, les Barundi fêtent le 49ème anniversaire de son indépendance. En Afrique du Sud, le drapeau national burundais est « menotté » par les militants de l’ADC Ikibiri.
  • Septembre 2011, en France, l’abbé Jean Kadende (originaire du Burundi, du diocèse du Gitéga) célèbre sa première messe en l’église Saint-Vincent. Il vient d’y être nommé curé.

M. Charles Bizimana  termine en disant que:  »  L’acteur diaspora s’organise par ses propres moyens, sans soutien de l’Etat burundais. La fête de l’indépendance  est le seul ciment entre la Diaspora et l’Etat du Burundi. Comprendre qu’investir dans sa diaspora, c’est agir positivement et fortement sur l’image du pays et  sur son économie.  Le régime burundais actuel  n’a pas encore compris cette donne ..   Toutefois on remarque que des organisations politiques comme l’ADC Ikibiri arrive à organiser des manifestations grâce à  des membres de diaspora. Souvent les membres de la diaspora  ont aussi des préoccupations ( ex. la reconnaissance du génocide des Bahutu Barundi ) que ne partagent  pas les dirigeants actuellement au pouvoir …  Là, l’Etat du Burundi a encore beaucoup  à faire ».

(1) L’expert burundais, politologue, M. Bizimana Charles, commente, pour AGnews,   une analyse trouvée dans  « Burundi : Un an par le trou de la serrure (de janvier 2011 à septembre 2011) » réalisé et publié  par  AGnews.

DAM, NY, AGnews, le 14 novembre 2011.

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Né vers la fin des années 90, AGNEWS - Africa Génération News - est spécialisé sur l'information africaine, centrée sur le Burundi. AGNEWS a commencé avec burundi-sites.com, devenu par la suite burundi-agnews.info et aujourd'hui burundi-agnews.org

One comment on “Burundi: Un état impliqué dans le développement (2011).

  1. Je trouve que le Burundi a vraiment progressé. Beaucoup de choses ont déjà été faites. Mais je pense que la société civile a encore beaucoup à faire. La société civile doit jouer le rôle partenaire de l’Etat à mon avis. Il ne faut pas qu’elle critique tout le temps l’Etat, mais il faut qu’elle contribue à son travail. Je veux dire par là que la société civile doit contribuer au développement du pays et non seulement faire des reproches à l’Etat.

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