Burundi/Justice: FORSC,FOCODE, et APRODH – L’impunité a un goût amer

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Bdi-vincent-Nsabimana-burundi2015A Bujumbura, ce mardi 28 avril 2015, M. Vincent Nsabimana, un citoyen burundais sur sa page facebook [ https://www.facebook.com/vincent.nsabimana ] expliquait comment l’Histoire se répète lorsque le crime n’est pas condamné…
En effet, les personnages qui ont organisé la manifestation meurtrière de ce dimanche 26 avril 2015, étaient des récidivistes dans le crime. Car , que ce soit M. NININAHAZWE Pacifique (FOCODE) ou  M. NSHIMIRIMANA Vital (FORSC), ces derniers ont participé activement, en tant que jeunes gens, aux assassinats de linchages groupés de Barundi Bahutu dans la ville de Bujumbura ou ailleurs dans le pays, pendant la guerre civile de 1993 à 2003.  Ils ont participé au Génocide contre les Barundi Bahutu [ http://burundi-agnews.org/genocide.htm ] et n’ont pas été condamnés. Le paradoxe est qu’ aujourd’hui, ils sont connus, par les Européens et la Communauté internationale comme des activistes des Droits de l’Homme au Burundi. La Commission nationale Vérité Réconciliation  (CnVR) va se saisir de leurs dossiers …

Voici ce qu’explique M.  Vincent Nsabimana, ce citoyen burundais apparemment traumatisé par ce qui s’est passé dimanche dernier à Bujumbura :

Nous sommes en 1994 des jeunes burundais sous l’égide de HITIMANA Mathias alias difficile un Tutsi soi disant ganwa ( Il était Muhima ) ,RUGAMBARARA Alphonse un Tutsi et MUKASI Charles un hutu menent une guerre de la rue contre le gouvernement en place fait des membres du Frodebu et certains membres de l’Uprona. Utilisant la jeunesse tutsie des quartiers de Cibitoke,Mutakura,Ngagara,Nyakabiga,Musaga et Jabe n’ont cessé de brûler les gens dans des pneus ,barricader les routes et après persecutions des gens innocents dans ces quartiers accompagnés des pillages et destruction de leurs maisons,ces jeunes surnommes les Sans Echecs n’ont rien épargné.Les objectifs restaient meconnu du public et de la communauté internationale. 1994 et les années qui ont suivi ont ete marquees par des atrocitées excessives.La finalité a été simple obtention des ministères à HITIMANA Mathias alias difficile surnommé plus tard ICO UMWANA W’UMWAMI ARIRIYE ARAKIRONKA. Tous ont eu des ministères et ces jeunes ont disparu des rues de Bujumbura. Dans tous ces atrocités l’armée Mono Ethnique Tutsie,la gendarmerie et la police municipal comme on l’appelait à cette époque accompagnaient cette jeunesse enragé et laissée faire sans rien dire . Les droits de l’homme étaient en conge en Europe pour une durée inconnue.

Nous sommes en 2015 des jeunes Burundais sous l’egide de NININAHAZWE Pacifique un Tutsi,NSHIMIRIMANA Vital un Tutsi et MBONIMPA Pierre Claver un Hutu envoient des jeunes dans la rue pour combattre le gouvernement CNDD-FDD et des membres de Uprona.Des jeunes brûlent des pneus et barricadent les routes dans les quartiers Nyakabiga ,Mutakura,Cibitoke,Musaga,Jabe et autres.Ces jeunes sont surnommés les anti 3eme mandats comme ne cessent de le dire leurs patrons auxquels ils ont juré fidélité et que ces derniers en ont confiance.

La différence entre les deux événements est que l’armée et la police sont unifiées au sein d’un corps purement républicain. Mais les ressemblances ne manquent pas une jeunesse en générale des mêmes quartiers,des leaders qui se ressemblent des années 1994 ,2 Tutsi et un hutu mais avec des objectifs différents car akari mu nda y’ingoma kamenya uwayikanye.  Les actes de ces jeunes restent des copies collés et serrés.

Le quid. Veulent -ils des ministères pour renouer la situation et où va aller cette jeunesse enragée par des gens mal intentionnés. Chose étonnante les jeunes des quartiers riches sont absents comme si ils n’aiment pas le pays. Les enfants de Mbonimpa ne sont pas au pays et continuent les études à l’étranger. Pacifique et Vital n’ont pas des enfants âgés pour aller dans la rue. Chose rassurante maintenant les droits de l’homme sont de retour au Burundi et ferment les yeux à l’utilisation des enfants mineurs dans des manifestations de rue. Le droit a leur éducation n’est pas leur préoccupation non plus pour les droits de l’homme et des enfants en particulier. Welcome back in Burundi monsieur Droit de l’homme après tes vacances“.

DAM, NY, AGNEWS, le mardi 28 avril 2015

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