Burundi: Un réferendum pour sortir de l’anticonstitutionnalité permanente

Share Button
 le député Bonaventure Niyoyankana  de l'Uprona ( ex-parti unique sous la Dictature des Bahima burundais qui a fait plus de 4,5 Millions de victimes Barundi en 4 décennies, sans être jugé de ses crimes )  Photo : iwacu-burundi.org

le député Bonaventure Niyoyankana de l’Uprona ( ex-parti unique sous la Dictature des Bahima burundais qui a fait plus de 4,5 Millions de victimes Barundi en 4 décennies, sans être jugée de ses crimes ) Photo : iwacu-burundi.org

L’UPRONA souhaite faire perdurer le – fameux chèque en blanc – que le TUTSI au Burundi dispose avec l’état anticonstitutionnelle de fait  des institutions actuelles au Burundi.

A Bujumbura, ce vendredi 21 mars 2014,  le député Bonaventure Niyoyankana  de l’Uprona ( ex-parti unique sous la Dictature des Bahima burundais qui a fait plus de 4,5 Millions de victimes Barundi en 4 décennies, sans être jugée de ses crimes ) a  décidé de bloquer la réforme institutionnelle nécessaire au bon fonctionnement de l’Etat du Burundi.
Le projet de  constitution proposé vendredi 21 mars 2014 au Parlement, après plusieurs semaines de négociations,avait besoin de 85 voix pour atteindre le quorum des 4/5ème. Il en a eu 84 !

Les institutions burundaises sont en ce moment en situation anticonstitutionnelle.  Les Accords d’Arusha en 2000 ( et les Accords globaux de cessez le feu en novembre 2003   ) exigeaient que le pouvoir au Burundi soit partagé en respectant des quota ethnique entre les Barundi Bahutu 85% de la population et les Batutsi burundais 14% . Ces exigences ont été reprises dans la Constitution post conflit de mars 2005  qui régit le Burundi.

Aujourd’hui, alors que 14 ans ont passé après les Accords d’Arusha, que ce soit :

–   au niveau de l’administration ( quota ethnique exigé institutionnellement -[qoei] 60% HUTU, 40% TUTSI), on trouve avec des proportions quasi inchangées depuis,  85% TUTSI et 15% HUTU . Et à cela il faut aussi savoir que la  magistrature burundaise ( qualifiée”de corrompue”  et d’être non indépendante  par l’opposition burundaise)  est à 77% TUTSI contre 23% HUTU;  

– et   au niveau des forces de sécurité le [qoei] est de 50% HUTU et 50% TUTSI, on est actuellement au niveau des officiers à  75% TUTSI et 25 HUTU;

La réforme institutionnelle, qui devait être votée vendredi dernier au Parlement du Burundi, d’une manière -soft- ou douce (car sorti d’un consensus avec l’opposition surtout TUTSI) apportait des solutions “concrètes” pour sortir de cette impasse institutionnelle qui fait que le Burundi vit en situation anticonstitutionnelle permanente.
L’UPRONA n’a pas voulu de ce consensus. Cette formation politique a bloqué cette réforme espérant faire perdurer le – fameux chèque en blanc – que les TUTSI des Accords d’Arusha  au Burundi disposent, grâce à cet état anticonstitutionnel de fait  des institutions du pays.  Pour noyer le poisson, face à la communauté internationale, l’UPRONA ( sa société civile et ses média) fait courir le bruit que son geste de blocage était dicté par la morale chevaleresque  de ne pas permettre un 3ème mandat au très populaire président africain du Burundi, S.E. Nkurunziza Pierre.
   
A cause de ce blocage, le Burundi  va se diriger vers un référendum populaire qui posera ouvertement la question des quota ethnique des Accords d’Arusha qui rendent le pays anticonstitutionnel de manière permanente.
Le danger de ce non respect du [qoei] est que les Barundi ( que les occidentaux et leurs livres d’Histoire appellent vulgairement HUTU ) voit d’un très mauvais œil que leur ennemi héréditaire et historique les Bahima ( que les Accords d’Arusha confondent aux TUTSI des Barundi ) continuent à jouir de leur pays autrefois le vieux Royaume millénaire du Burundi – Ingoma Y’Uburundi-

DAM, NY, AGNEWS, le 25 mars 2014

Facebook Comments