Burundi – Justice : Mme Rose Ntwenga témoigne en vue de la CNVR

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bdi-au-nom-des-miens-mpitabakana-novaLe Burundi a connu l’un des régimes dictatoriales les plus criminels du 20 ème siècle.
La dictature des Bahima burundais (Micombero, Bagaza, Buyoya) a fait en près de 40 ans de pouvoir (1966-2005) plus de 4,5 Millions de victimes parmi les Bahutu Barundi (dont les Batutsi – non Hima , et les Baganwa). En 2005, le Burundi a réussi à se défaire de ce régime dictatorial pour un pouvoir démocratique… Depuis, un processus de justice transitionnelle a été mise en place. Les Barundi attendent incessamment le mise en place de la Commission nationale Vérité Réconciliation (CnVR).

Mme Rose Ntwenga, une parmi les millions de victimes du Génocide-Régicide du Burundi contre les Bahutu Barundi, de Montpellier en France,
évoque le calvaire du – Génocide de 1972 -.  Elle parle du cas de Ndabemeye dit “Le Buffle” …

Voici son témoignage :

En l’absence de Thomas Ndabemeye

La vérité à livrer au public sur les Receleurs Imprescriptibles

Contribution à la Commission Vérité et au Mécanisme de Justice Transitionnelle.

Dossier de Rose Ntwenga, Montpellier (France), le 15 mai 2013.

Quelques jours après le déclenchement du génocide au Rwanda en avril 1994, j’ai reçu l’appel téléphonique d’un « Grand témoin » qui a souhaité commenter le contenu alarmant d’un prospectus à ce sujet distribué dans la ville de Montpellier (France). Aussitôt, je lui ai fait part de ma réserve sur l’horreur en cours, présentée comme unique et sans aucun précédent, depuis le début du vingtième siècle.

« – Pour moi, ai-je confié, les rédacteurs du texte, inspirés par des Rwandais exilés ou nés au Burundi ont “oublié” ! A partir de la fin  avril 1972, certains parmi eux ont été des témoins indifférents ou des co-auteurs zélés de faits semblables commis contre les Hutu du Burundi… »

Je n’ai pas eu le temps de développer mes observations. La personne a préféré raccrocher le téléphone mettant fin, de manière abrupte, à la conversation.

« – On n’oublie pas des faits aussi horribles », a-t-il eu le temps de spécifier.

Par un biais qui m’est inconnu, cette conversation est revenue aux oreilles de Thomas Ndabemeye, Chef d’Etat-major de l’armée burundaise au moment du génocide de 1972-1973. Son sang n’a fait qu’un tour.

Alors au Burundi, aujourd’hui, il existe des millions de petit gens comme Mme Rose Ntwenga… Ils ont tous en commun de vouloir que la Dictature des Bahima burundais soit jugé pour son crime contre l’Humanité. Le comble, suite à cette impunité à l’égard de la Dictature, fait que actuellement, les -enfants de la Dictature des Bahima –  du Burundi  ne savent pas le mal que leurs parents ont commis à l’égard des Bahutu Barundi… Pour ces derniers, le Génocide Régicide du Burundi n’a pas eu lieu.

DAM, NY, AGNEWS, le 24 mai 2013

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