Burundi : Les artisans fabriquant de jus priées de se conformer à la loi ( Photo : ABP, IKIRIHO 2018 )

Burundi : Les artisans fabriquant de jus doivent respecter la loi

HUTU, TUTSI, ECONOMIE – Les entreprises artisanales de transformation de jus priées de se conformer à la loi du commerce au Burundi.

Burundi :  Les artisans fabriquant de jus priées de se conformer à la loi ( Photo : ABP, IKIRIHO   2018 )

Burundi : Les artisans fabriquant de jus priées de se conformer à la loi ( Photo : ABP, IKIRIHO 2018 )

BUJUMBURA, Mardi 25 septembre 2018 – M. NTIBIYUMWE Florent, agriculteur à l’origine, devenu artisan fabriquant de jus, est aujourd’hui entrepreneur. Il s’est lancé dans la fabrication de jus de fruits et de légumes. Avec quelques membres de sa famille, son entreprise arrive à transformer des fruits et des légumes en jus, soit avec des machines moyennant de l’électricité qui coûte cher, soit encore de manière artisanale, avec de la main d’œuvre importante.

Burundi :  Les artisans fabriquant de jus priées de se conformer à la loi ( Photo : ABP, IKIRIHO   2018 )

Burundi : Les artisans fabriquant de jus priées de se conformer à la loi ( Photo : ABP, IKIRIHO 2018 )

M. NIYOKINDI Jean Marie, ministre burundais de l’Industrie, en visite chez les entrepreneurs Barundi en transformation de jus dans les zones Buterere, Kinama et Ngagara, a rappelé aux entrepreneurs comme M. NTIBIYUMWE qu’il leur donnait un délai de 3 mois pour qu’ils se mettent en ordre vis à vis de la LOI SUR LE COMMERCE AU BURUNDI. C’est à dire une entreprise burundaise doit : 1/ Disposer de documents d’autorisation, émanant des ministères burundais en charge du Commerce et de l’Environnement ; 2/ Être enregistrer à l’Agence de Promotion des Investissements (API) ; et 3/ Certifier leurs produits avec des étiquettes du Bureau burundais de normalisation et de contrôle de la qualité (BBN), en vue de protéger les consommateurs.

Burundi :  Les artisans fabriquant de jus priées de se conformer à la loi ( Photo : ABP, IKIRIHO   2018 )

Burundi : Les artisans fabriquant de jus priées de se conformer à la loi ( Photo : ABP, IKIRIHO 2018 )

Au Burundi, M. NTIBIYUMWE Florent, explique que cette LOI est bien belle mais l’appliquer et autre chose … Par exemples, si il devait attendre la certification du BBN, il ne vendrait aucun de ses jus. Le BBN est très très lent, non professionnelle, pour le commerce.

Dans la TRADITION DES BARUNDI, l’entrepreneur est membre de la Corporation des métiers Barundi ou de la Corporation de Production des Barundi, appelé HUTU. Autrefois, on aurait dit de M. NTIBIYUMWE Florent qu’il est HUTU.
M. NIYOKINDI Jean Marie, ministre burundais de l’Industrie, fait parti de la Corporation des Gestionnaires JUSTES Barundi, appelé TUTSI. Le Ministre NIYOKINDI gère justement la POLITIQUE INDUSTRIELLE DES BARUNDI ( Une loi ), faisant parti de la POLITIQUE ECONOMIQUE DES BARUNDI ( une loi ). Autrefois, on aurait dit de M. NIYOKINDI qu’il est TUTSI.
La cérémonie de KWIHUTURA permettait à un citoyen burundais de passer du statut de PRODUCTEUR à celui de GESTIONNAIRE JUSTE dans la société des Barundi.
Pour devenir TUTSI ( fonctionnaire de l’ETAT ou Ministre ), il fallait être reconnu comme MUSHINGANTAHE ( quelqu’un de sage et de juste ) dans sa propre communauté ( UMURYANGO ) et par l’ALLIANCE COMMUNAUTAIRE COLLINAIRE ( LES COMMUNAUTES MAJORITAIRES SUR UNE COLLINE ) issue de la colline d’origine du citoyen murundi promu.

DAM, NY, AGNEWS, http://burundi-agnews.org, Jeudi 27 septembre 2018

Facebook Comments