L'EMPIRE MWENE MWEZI - “Du Royaume du Monoemugi ou de Nimeamaye” (Grausamkeiten der Schwarzen im südl. Afrika). Dessin : Olfert Dapper Date : 1686

Burundi : Le Mwene Mwezi ou Empire CWEZI des Barundi.

L'EMPIRE MWENE MWEZI - “Du Royaume du Monoemugi ou de Nimeamaye” (Grausamkeiten der Schwarzen im südl. Afrika). Dessin : Olfert Dapper Date : 1686

L’EMPIRE MWENE MWEZI – “Du Royaume du Monoemugi ou de Nimeamaye” (Grausamkeiten der Schwarzen im südl. Afrika). Dessin : Olfert Dapper Date : 1686.

HISTOIRE , AFRIQUE, GRANDS LACS AFRICAINS, BURUNDI –   La gestion d’un EMPIRE dans les Grands Lacs Africains par les BARUNDI au 16ème siècle.

A Bujumbura, ce mercredi 7 février 2018, AGNEWS revient sur le MWENE MWEZI, cet Empire régional d’Afrique de l’Est, aujourd’hui disparu, mais ressuscité récemment à travers l’East African Community (EAC).

 

1. Pour bien comprendre cet empire MWENE MWEZI ou CWEZI des BARUNDI, il faut impérativement faire un plongeon dans ce qu’était cette Afrique autrefois …

Historiquement les institutions africaines depuis 350.000 avant notre ère [1] au 16ème siècle, ont évolué.

L’Afrique était arrivée à mettre en place des INSTITUTIONS jusqu’à l’UNIVERS, chez le CREATEUR DE L’UNIVERS.
La preuve se trouve dans ce que l’on appelle – Les Textes des Pyramides – d’Egypte , documents (Papyrus) écris en -MEDU NETER- ou Hiéroglyphes, datant de 2.700 avant notre ère. Les Textes des Pyramides sont appelés par les Africains – La Bible des Noirs ou Livre de la Résurrection – et par les Occidentaux – Le Livre des Morts -.

Les Législateurs Africains, de la Corporation des Savants Chercheurs Africains -, -UNIVERSISTES-[2], maîtrisaient les 7 principes fondamentaux de l’UNIVERS : 1/ (Mentalisme) Tout est Mental (Esprit) – L’UNIVERS est Mental. ; 2/(Correspondance / Fractale – Invariance par dilatation – chacune de leurs parties reproduit leur totalité ) Tout ce qui est en bas sur terre et au sous sol, et en haut dans l’Univers. Tout ce qui est en haut dans l’Univers est en bas sur Terre et au sous sol ; 3/ (la Polarité) Tout a 2 pôles. Mal/Bien ou Positif/Négatif ou Ordre/Désordre etc.; 4/ ( La vibration ) Tout bouge. Tout est une masse en mouvement. L’UNIVERS est en mouvement,en expansion- ; 5/ (Le Rythme) Tout a un Rythme. Tout a une pendule. Il y a un début, un fin ; 6/ (La causalité) tout a une cause .Toute cause a un effet et tout effet à une cause. 7/ (Le Genre) Féminin/Masculin. Tout a un Genre.  Comprenant tout cela,  la loi d’attraction est transversale à ces 7 principes.  Le Culte des anciens était une pratique quotidienne et courante chez les Peuples Noirs.

Ainsi ces SAVANTS-CHERCHEURS Africains et législateurs, depuis ces périodes très avancées, vers le 15 siècle avant notre ère, dans les Grands Lacs Africains, on arrive à mettre en place un Chef de l’UNIVERS – IMANA / ZAMBI / NZAMBI / ZAMA … -, avec un Conseil de l’UNIVERS. C’était le début du – MONOTHEÏSME –.
Ces Peuples Noirs installe sur toute la TERRE, avec un chef de la TERRE [3]. La trace la plus probable à cela, ce sont les PYRAMIDES que l’on retrouve à travers le monde ( Afrique, Amérique, Asie, Europe ) qui se situaient là où un membre du – Conseil de la TERRE – résidait. Le Chef de la TERRE était un Africain ( Peuple noir).
Bref, pour mettre en place des Royaumes (INGOMA) cela était devenue un jeu d’enfant, par exemple vers 3.200 avant notre ère, le Royaume de Kemet en Egypte. Et faire un EMPIRE, c’est la même chose, la science étaient connue. Les peuples noirs d’Afrique peuvent montrer le modèle de l’Empire d’Akat (2.900 avant notre ère).
Ces Savants Chercheurs africains partis de GRANDS LACS africains pour un voyage à travers le monde en remontant le NIL, ils faisaient aussi des vas et viens.

2 grands événements tragiques vont se produire chez les Africains : 1/ l’invasion de l’Egypte par les Blancs vers 600 avant notre ère ; 2/ l’expansion de l’Islam à partir de 800 après notre ère. Ces 2 événements vont : 1/ Pousser des mouvements de population vers le Sud du Continent, donc les Grands Lacs Africains [ http://burundi-agnews.org/sports-and-games/burundi-histoire-ulundi-le-burundi-dafrique-du-sud/ ]; et 2/ Faire régresser les institutions africaines qui étaient arrivées à fonctionner à des dimensions TERRESTRES ( avec un Conseil de la TERRE, et un Chef de la TERRE ) et UNIVERSELLES ( avec un Conseil de l’UNIVERS, et un Chef de l’UNIVERS : IMANA ).

 

2. Au 15ème siècle, l’Afrique est IMPERIALE. C’est à dire elle est organisé en EMPIRE.

Le Burundi au 15ème siècle, INGOMA Y’UBURUNDI gère l’EMPIRE MWENE MWEZI [ http://burundi-agnews.org/eac/burundi-au-15eme-siecle-ingoma-yuburundi-gere-lempire-mwene-mwezi/ ], connu dans la région des Grands Lacs Africains , comme l’EMPIRE CWEZI ( qui deviendra vers le 18ème siècle EMPIRE KITARA ).
D’après les Portugais, confirmée par les Arabes qui leur servaient de guide, le chef de toute cette région était sans aucun doute : MUGI, qui est MWEZI prononcé en Portugais. Les seules législateurs dans la Région des Grands Lac Africains qui appelaient – MWEZI – , leur MWAMI (Chef), étaient les législateurs BARUNDI, d’INGOMA Y’UBURUNDI ( du ROYAUME ) du BURUNDI.

Cela signifie ainsi que MWEZI ( Le Murundi ) était l’EMPEREUR (le CHEF) de l’EMPIRE CWEZI.

En Afrique, pour être CHEF d’un TERRITOIRE il faut que le CONSEIL DE CE TERRITOIRE, composé des Représentants des COMMUNAUTES MAJORITAIRES, occupant les plus grandes superficies sur ce TERRITOIRE, élit l’EMPEREUR, qui est le Représentant de la COMMUNAUTE occupant la plus grande superficie sur cet EMPIRE.
Le Burundi, à cette période du 15ème siècle, est immense, notamment grâce à l’expansion qu’en ont donné les BALENGE depuis -1.200 avant notre ère ( clan LUBA, originaire du NIGER / NIGERIA / SOUDAN – TCHAD venu jusqu’en ANGOLA et installés au CONGO dans la Région des Grands Lacs, disposant de HUTU forgerons – de la Corporation de Production des Barundi HUTU – , réalisant des armes guerrières redoutables. Le Burundi aura son titre de – Royaume des seigneurs de la lance – (Cfr. NTIBAZONKIZA Raphaël, historien des Barundi) . Mais aussi et surtout, grâce aux LEGISLATEURS BARUNDI, de la Corporation des SAVANTS CHERCHEURS BARUNDI – Abapfumu / Abatwa , de la trempe de la DYNASTIE DES BAHANUZI – BAJIJI – comme BAKEBA, MITIMIGANBA, et SHAKA. CES LEGISLATEURS BARUNDI appartenaient à 3 grandes ECOLES D’INITIES AFRICAINS – celle des LEOPARDS, des LIONS, et des ELEPHANTS [ http://burundi-agnews.org/societe/burundi-rencontre-du-lion-du-leopard-et-de-lelephant/ ], seules capables d’HARMONISER L’ORDRE (UNIVERSELLE) ET LE DESORDRE (UNIVERSELLE), appelé HIMA chez les BARUNDI.

Lors des migrations BACK TO AFRICA ( différentes des migrations OUT OF AFRICA à partir de 100.000 avant notre ère des HOMO Sapiens Sapiens),les Peuples Noirs Africains s’enfonçaient dans ce que les OCCIDENTAUX appelés autrefois l’ETHIOPIE INTERIEUR ( L’AFRIQUE DES GRANDS LACS AFRICAINS, Berceau de l’Humanité )-, où en suivant le cour du NIL notamment, jusqu’à sa source. Parce que, à sa source la plus méridionale, on trouvait -les Premiers Habitants Terrestres- : Les BAHANZA, nom du clan majoritaire du Burundi d’aujourd’hui et occupant un grand territoire à l’Ouest de la TANZANIE. Ainsi, à leur 1ère DEMEURE, l’être HUMAIN – Le MUNTU ( BANTU au pluriel) était rassuré, d’être où tout avait commencé. Cette SOURCE DU NIL burundaise était une SORTE DE MECQUE, DE JERUSALEM, bref un lieu SAINT pour les PEUPLES NOIRS ou L’HUMANITE.

Aujourd’hui on a encore les limites de ce Grand Royaume millénaire Africain -INGOMA Y’UBURUNDI-, il suffit de parcourir l’Afrique avec quelques marqueurs de ces LEGISLATEURS BARUNDI, tels INGOMA ( un délimiteur ou pôle du Royaume BARUNDI à un instant t, selon les Vibrations ), CWEZI ( nom territorial IMPERIAL BARUNDI ),ou BURUNDI ( Espace, Territoire BARUNDI ), NTARE ( la roche primordiale ou atome ), MWEZI ( La Lune ), KIRANGA ( nom territorial TERRESTE BARUNDI ) etc.

( Le Zululand, Afrique du Sud. Images: Google,Yahoo 2018 )

( Le Zululand, Afrique du Sud. Images: Google,Yahoo 2018 )

On a KIGOMA en Tanzanie, GOMA en RDC Congo, NONOGOMA en Afrique du Sud, ULUNDI en Afrique du Sud , CWEZI en Afrique du Sud, CWEZI en Ouganda, NYAMWEZI en Tanzanie etc. On retrouve au niveau continental africain des Tambours au Ghana, au niveau Asiatique en Chine et au Japon, …
Selon les Portugais, l’Empereur MWENE MWEZI régnait sur un empire puissant qui s’étendait jusqu’aux frontières du MONOMOTAPA (LE GRAND ZIMBABWE ), de l’ABYSSINIE, comprenant la Région des Grands lacs Africain, et la côte orientale ( actuellement (Kenya ) Mombassa et Tanzanie (Dar Es Salaam ), le Malawi et le nord de la Mozambique )[2]. Cet Empire MWENE MWEZI comprenait l’actuel EAST AFRICAN COMMUNITY (EAC), dont le RWANDA, le BURUNDI, l’OUGANDA, le SUD SOUDAN, le KENYA, la TANZANIE. A cela, il fallait ajouter le MALAWIE et le NORD DE LA MOZAMBIQUE.
Jusqu’au 17ème siècle, résistant aux vagues d’islamisation, et d’Esclavage, le Burundi sera toujours le plus grand Royaume de la Région des Grands Lacs.

3. Comment est que ces législateurs Barundi ont géré cette Empire ?

Les institutions d’Ingoma y’Uburundi étaient organisées en appliquant les principes fondamentaux de l’Univers, notamment -La Polarité-. Les institutions étaient bicéphales. Concernant le MWAMI, par exemple, pendant cette période dynastique des Baganwa Barundi, instaurée par le CONSEIL D’INGOMA Y’ABARUNDI composé par les représentants de l’ALLIANCE BAHANZA-BAJIJI-BASHUBI, il y avait le MWAMI (Roi) du JOUR -LE VISIBLE- et le MWAMI de la NUIT -L’ INVISIBLE-[4].
A l’arrivée des Portugais, accompagnés des Arabes, au 16ème siècle, lorsque ces derniers cherchaient à contrôler la Région Des Grands Lacs Africain, en éliminant le chef de la Région. Ce chef, à cette période, était MWEZI, le MWAMI INVISIBLE des BARUNDI, qui était EMPEREUR de l’EMPIRE MWENE MWEZI ou EMPIRE CWEZI.

 

4. Pour terminer, voici des sources OCCIDENTALES daté qui décrivent le Mwene Mwezi des Barundi …

L'EMPIRE MWENE MWEZI - “Du Royaume du Monoemugi ou de Nimeamaye” (Grausamkeiten der Schwarzen im südl. Afrika). Dessin : Olfert Dapper Date : 1686

2-V40-A1-1686-22 (127397)  ‘Du Royaume du Monoemugi ou de Nimeamaye’  Völkerkunde / Schwarzafrika:
– ‘Du Royaume du Monoemugi ou de Nimeamaye’ (Grausamkeiten der Schwarzen imsüdl. Afrika). – Kupferstich, unbez.; aus: Olfert Dapper,
Description de l’Afrique, Traduite du Flamand, Amsterdam (Wolfgang, Waesberge,Boom & van Someren) 1686, S.394.

-120 : ( 120 av. notre ère) – Ptolémée (Claude ), astronome et astrologue grec, vivant à Alexandrie (Égypte) parle déjà des « Selênês Oros » ou « Lune Montagne». Cette région d’Afrique est déjà connu par les Egyptiens.
1527 : Hassan al-Wazzan, dit Léon l’Africain ou Jean-Léon de Médicis, explorateur nord africain, est celui qui donnera l’idée d’exploration de cette région des Grands Lacs aux Portugeais. À la demande du pape -Léon 10 ou Léon X -, Léon l’Africain écrit – Cosmographia de Affrica – , publiée à Venise sous le titre Description de l’Afrique. Cet ouvrage de référence ( cfr. Bibliothèque nationale centrale de Rome ), informe sur l’Afrique militaire et sociale ( mœurs, us et coutumes) au XVIe siècle.
1578 : Le Portugais Edouard (Duarte) Lopez s’en va explorer les Grands Lacs Africains, et y découvre – Royaume MONEMUGI –
1590 : Le Portugais Duarte Lopez, venant de passer 10 ans, dans les Grands Lacs africains, raconte son voyage et ses rencontres dans le – Royaume MONEMUGI -, à l’évêque Antonio Migliore et à l’italien Philipo Pigafetta, qui rédige son histoire.
1592 : Giovanni Botero, contemporain à Pigafetta, dans son ouvrage , dit ceci : « ce prince (Monemugi) fut découvert par les Portugais, proba­blement durant les guerres qu’ils engagèrent si malencontreusement contre le Monomotapa » Cfr. Delle Relationi Universali, 1ère partie, p. 146.
1598 : Les Frères de Bry écrivent en latin le voyage du Portugais Edouard (Duarte) Lopez en Afrique en 1578. Le Français M. David Léon Cahun, un orientaliste, en 1884 traduit le livre en français est le publie dans – Le Congo, la Véridique Description du Royaume Africain -. Le peuple du Moénémugi fait le trafic avec le Congo d ’une part, et avec Mombasa et Mozambique de l’autre : « Outre ces trois royaumes côtiers de Chiloa, de Melinde et de Mombaza, quand on entre dans l’intérieur vers l’ouest, on trouve le grand royaume de Monemugi qui, vers le sud, sert de limite aux royaumes de Mozambique et de Monomotapa , vers l’Occident s’arrête entre les deux lacs du Nil et, vers le Nord, va jusqu’aux confins de l’empire du Prêtre Jean (L’Abysinie) ».
1614 : Le Jésuite français de Toulouse, Pierre de Jarric écrit : païs de la descouverte des Portugois. A la page 156, livre 2d, reprenant Pigafetta :« L’empereur de Monemuge est amy des Roys qui tiennent la côte maritime, à cause du commerce dont il tire aussi beaucoup de pro­fit ».
1654 : M. Charles Chaulmer ou sieur Chaulmer écrit le – Le tableau de l’Afrique – où il représente les royaumes africains. Un chapitre est intitulé page 286 : «De l ’Empire de Monoemugi ». Voici un extrait : « On l’appelle encore Monemagi et l’on lui donne pour limites vers le septentrion les païs qui relèvent du grand Négus des Abyssins, vers le midi, Monomotapa et Mozambique ; à l’orient Mombaze et Quiloa … ».
1686 : M. Olfert Dapper, géographe hollandais, écrit – Description de l’Afrique – où il dit à la page 359 : « A l’est et au sud-est de Macoco il y a un autre royaume qu’on (appelle) Monoemugi ou Nimeamaye. On dit qu’il s’étend jusqu’aux confins de Mombase, de Quiloe, de Soffale et de Mosambique ». https://www.akg-images.com/archive/Du-Royaume-du-Monoemugi-ou-de-Nimeamaye-2UMDHUH42EY2.html
1845 : M. William Desborough explique dans – The Geography of N’yassi – à la page 211 et 212 : « Deux siècles et demi ont passé depuis que l’Europe a connu l’exis­tence de l’empire de Monomoezi ; cependant notre connaissance de ce pays ne s’est pas accrue durant ce temps, mais son nom même a sombré dans l’obscurité. On suppose que ce puissant empire occupait le vaste espace compris entre le Monomotapa, l’Abyssinie, le grand lac (ou les lacs, suivant les théories de l’époque), et la côte orientale ; qu’il était continuellement en guerre avec ses voisins de l’intérieur, mais maintenait la paix avec les états côtiers pour les besoins de son commerce… Le nom Monomoezi, ou, peut-être, comme il devrait être écrit : M’wana M’wézi, est une dénomination politique, M’wana impliquant la souveraineté. Du Congo à Zanzibar, ce mot prend diverses formes : Mani, Mueni, Mwana et Buana, ce dernier signifiant « maître » en swahili. Cependant la signification primitive du mot, qui est toujours préfixé au nom du pays donnant le titre, est probablement très différente. Les géographes du dix-septième siècle prirent soin de souligner le fait que l’empire de Monomoezi se trouve immédiatement autour des Montagnes-de-la-Lune. Ils se seraient réjouis s’ils avaient su que moezi, signifie, en swahili et mucaranga, « la lune » — en Bunda, riégi ou moégi. »
M. William Desborough a discuté avec les indigènes et les Arabes les plus instruits, selon eux le pays s’appelait autrefois Oukalaganza (1). Il eut pour monarque un prince du nom de Mouézi, qui fut le plus grand de tous ceux qui l’ont gouverné et de tous les chefs qui, à la même époque, régnaient sur les peuplades
voisines. Pas un de ses ennemis qui pût lui résister à la guerre, pas un roi qui ait jamais eu autant de sagesse. Quand il mourut, l’empire, dont il était l’unique souverain, s’étendait depuis l’Ouhyanzi jusqu’à l’Ouvinza. Ses fils se disputèrent le pouvoir et chacun d’eux, arrachant un lambeau du royaume, s’en fit un domaine qui, avec le temps, prit le nom de son nouveau chef. Toutefois, la partie centrale de l’Oukalanganza, plus considérable que les districts perdus, resta entre les mains de l’héritier légitime ; ceux qui l’habitaient furent dès lors désignés sous le nom d’« Enfants de Mouézi », et leur province fut appelée Ounyamouézi, de même que tous les territoires détachés se nommaient pays de Konongo, de Sagazi, de Simbiri, etc… A l’appui
de cette tradition, que a racontée le vieux chef de Masange, à M. William Desborough. Ce dernier rappelle que le souverain actuel de l’Ouroundi porte de nom de Mouézi, et qu’en Afrique, la majeure partie des villages sont désignés par des noms de chefs. M. William Desborough ne traduisait plus – Terre de la Lune – mais bien – Ounyamouézi – la terre de Mouézi ».
1856 : M. Richard Francis Burton, orientaliste Britanique, qui a mené l’expédition de la Société Royale de Géographie qui a abouti à la découverte du lac Tanganyika en 1858. Burton parle de « maître du monde » pour traduire le nom d’Ounyamouézi, qu’il écrit Monomoezi.
1860 : Dr. Draft sortait un livre intitulé – The Athenaeum, «The Land of the moon». A la page 823, il décrit l’ UNYAMWEZI.
1877 : M. Henry Morton Stanley, explorateur britannique (pays de Galles), parle aussi de l’ -UNYAMWEZI-, comme PAYS DE MWEZI, ou du MWAMI (CHEF) MWEZI.
1890 : Andre Engels, cartographe, réalise une carte du parcours de M. Henry Morton Stanley : ( Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Morton_Stanley#/media/File:Stanleyroutes.PNG ). La région est déjà partagé -German- mais on y voit -UNYAMWEZI-.
1893 : Dr Oscar Baumann, explorateur Autrichien, dans – Le Mouvement géographique- qu’il adressa à l’Association antiescla­vagiste allemande, écrit à propos des « Mon­tagnes de la Lune » à la page 79, n° 19 : «… Or, chose remarquable, ces sources (du Nil) et leurs environs sont tenues par les Warundi, en particulière vénération. C’est là, dans un épais bocage d’arbres séculaires, situé au centre du flanc herbeux d’une montagne, que jadis on célébrait les funérailles des Mwesi décé­dés, qu’on enterrait au sommet d’un pic escarpé… Les montagnes qui entourent les sources du Nil-Kagera, et que hantent les esprits des Mwesi défunts, sont appelées par les Warundi : Misozy a Mwesi, les Montagnes-de-la-Lwwe ». Il devait dire les Montagnes de Mwezi,comme on doit dire pour Unyamwezi : le Pays de Mwezi et non : le Pays de la Lune ».
1892 : ( réedité en 2011 ) Encyclopaedia Britannica, 11th Edition, Volume 11, Slice 6 “Geodesy” to “Geometry” – Source : https://www.gutenberg.org/files/37461/37461-h/37461-h.htm : While the Spaniards were circumnavigating the world and completing their knowledge of the coasts of Central and South America, the Portuguese were actively Portuguese in Africa and the East. engaged on similar work as regards Africa and the East Indies.
With Abyssinia the mission of Covilhão led to further intercourse. In April 1520 Vasco da Gama, as viceroy of the Indies, took a fleet into the Red sea, and landed an embassy consisting of Dom Rodriguez de Lima and Father Francisco Alvarez, a priest whose detailed narrative is the earliest and not the least interesting account we possess of Abyssinia. It was not until 1526 that the embassy was dismissed; and not many years afterwards the negus entreated the help of the Portuguese against Mahommedan invaders, and the viceroy sent an expeditionary force, commanded by his brother Cristoforo da Gama, with 450 musketeers. Da Gama was taken prisoner and killed, but his followers enabled the Christians of Abyssinia to regain their power, and a Jesuit mission remained in the country. The Portuguese also established a close connexion with the kingdom of Congo on the west side of Africa, and obtained much information respecting the interior of the continent. Duarte Lopez, a Portuguese settled in the country, was sent on a mission to Rome by the king of Congo, and Pope Sixtus V. caused him to recount to his chamberlain, Felipe Pigafetta, all he had learned during the nine years he had been in Africa, from 1578 to 1587. This narrative, under the title of Description of the Kingdom of Congo, was published at Rome by Pigafetta in 1591. A map was attached on which several great equatorial lakes are shown, and the empire of Monomwezi or Unyamwezi is laid down. The most valuable work on Africa about this time is, however, that written by the Moor Leo Africanus in the early part of the 16th century. Leo travelled extensively in the north and west of Africa, and was eventually taken by pirates and sold to a master who presented him to Pope Leo X. At the pope’s desire he translated his work on Africa into Italian.
1926 : Monseigneur Julien GORJU, Belge, écrit dans – En zigzags à travers l’Urundi – : “Mwezi était l’un des quatre noms ou titres que pouvaient porter par les rois de l ’Urundi issus d ’une même origine”.
1930 : R. P. BÖSCH, F. a écrit dans – Les Banyamwezi, peuple de l’Afrique orientale, Bibliothèque ethnologique Anthropos, t. III, fasc. 2, Munster, 1930 – , parlant des 4 noms des Bami (Roi) Barundi : “ces quatre noms seraient : Ntare, Mwezi, Mutaga, et Muambutsa (Op. cit.,p. 7). Les Banyamwezi ayant la même organisation politique que les Barundi, il est probable que quand les Portugais ou autres voyageurs apprirent qu’il existait un royaume Monemugi (Mwene Mwezi), c’était un prince Mwezi qui en était le Chef… Ainsi, en 1858, le souverain de l’Urundi s’appelait Mwezi, et en 1889, les Allemands eurent affaire avec le fameux Mwezi-Kisabo qui leur résistait”.
1954 : M. Auguste Verbeken, Commissaire Belge du District Honoraire au Congo Belge, réalise un écrit – Contribution à la géographie historique du Katanga et de régions voisines- où il parle dans un chapitre du – royaume monomwezi -. A la page 21, il explique : “Quant à la signification du titre de Mwezi, il me paraît qu’elle peut être rendue par la traduction du radical du verbe ku-weza = être capable,pouvoir ; nous retrouvons également cette racine weza dans le terme désignant l’Être Suprême, le Grand Esprit Tout-Puissant, chez d’importantes peuplades bantoues : Maweji, Mawezi, Kabeza, Leza, etc. Ainsi, Mwezi signifierait : le Fort, le Puissant, et Unyamwezi « Pays du Puissant(Chef) »

Notes :

[1] L’apparition Homo Sapiens Sapiens – les sources les plus certaines parlent de 200.000 avant notre ère.
[2] cfr. Mbog Bassong, L’Universisme – Philosophie africaine
[3] Cela est équivalant actuellement à la 1ère Puissance Mondiale qu’ est la Chine -. Le Président de la Chine est le chef de la TERRE.
[4] L’ Histoire du Burundi avec Charles BARANYANKA et ses 2 livres – http://burundi-agnews.org/histoire/lhistoire-du-burundi-avec-charles-baranyanka-et-ses-2-livres/

DAM, NY, AGNEWS, http://burundi-agnews.org, le mercredi 7 février 2018

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