Burundi: Le projet de loi historique de la CNVR adopté.

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Les petits enfants des victimes de la Dictature des Bahima burundais  attendent toujours de savoir pourquoi ils n'ont pas pu vivre avec leurs Grands Parents (Papy ou Mamy).

Les petits enfants des victimes de la Dictature des Bahima burundais attendent toujours de savoir pourquoi ils n’ont pas pu connaître et vivre  avec leurs Grands Parents (Papy ou Mamy).

Le projet de loi portant création de la Commission National Vérité Réconciliation (CNVR) vient d’être adopté par le conseil des ministres du Burundi. La dimension historique de cet évènement est considérable pour les victimes Barundi et leurs boureaux …

Pour rappel, la dictature militaire féroce des Bahima burundais (Micombero, Bagaza, et Buyoya) a fait plus de 4.5 Millions de victimes en près de 40 ans de pouvoir. On parle de millions de Barundi qui sont morts, ou devenus des réfugiés ou des internés dans des camps de concentration. D’autres millions de jeunes Barundi n’ont pas pu étudier à cause de leurs origines ethniques …

Les Bahutu Barundi, enfants légitimes de l’ancien Royaume millénaire de l’Urundi (ou Burundi) disparu en novembre 1966 à la proclamation de la République par les Bahima burundais, ont vécu sous un système d’apartheid comme en Afrique du Sud. Contrairement à ce qu’on a connu en Afrique du Sud où ce sont les Africaners (les Blancs) qui étaient les boureaux des Noirs sud-africains, au Burundi c’était des Noirs avec des Noirs…
D’où l’idée lancée par Mze Nelson Mandela, prix nobel et ancien médiateur du conflit burundais, en 2000 à Arusha : “Pourquoi pas un processus de Vérité Réconciliation entre Barundi ? “
Ce pas historique vient d’être franchis ! Le projet de loi pour la mise en place de la CNVR a été adopté par le Conseil des Ministres du Burundi. Désormais, il lui reste à franchir l’étape du Parlement (Assemblée Nationale et Sénat) …

D’après une première lecture du projet, la Commission National Vérité et Réconciliation (CNVR) comprendra 11 citoyens Barundi dont des acteurs issus des confessions religieuses , des partis politiques, et de la société civile. La CNVR enquêtera sur les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises au Burundi depuis l’indépendance (le 1er juillet 1962). Elle aidera à établir les responsabilités. La CNVR disposera d’un programme de réparation tenant compte des préjudices subies par les victimes (Voir Art.61 du projet de Loi CNVR) et il sera possible aux victimes de pardonner à leurs bourreaux (Voir Art.63 du projet de loi CNVR), si ces derniers le souhaitent…

DAM, NY, AGNEWS, le 21 novembre 2012

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