Burundi: La Constitution crée une injustice sociale extrême

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Des symboles institutionelles au Burundi qui traumatisent ...

Des symboles institutionnelles au Burundi qui traumatisent …

Une crise institutionnelle de très grande ampleur, suite à une injustice sociale extrême  s’annonce au Burundi. Avec la Constitution actuelle (esprit des Accords d’Arusha), 90% de la population burundaise (les Bahutu Barundi ) reçoivent 50% du gâteau national, alors que les 6%, que représentent les Bahima burundais, ont droit eux à 50% du gâteau national. Le monde est en pleine récession économique. La vie devient de plus en plus cher pour tous les citoyens au niveau mondial, et plus particulièrement au Burundi …


Les Burundais  (Bahutu -comprenant les Batutsi et Baganwa- ; les Bahima – confondus aux Batutsi sous la colonisation Belge- ; les Batwa ) ont mis en place le 16 octobre 1962 la première – Constitution du Royaume du Burundi. Cette constitution remplaçait la constitution provisoire faite le 28/11/1961.
L’esprit de cette Constitution incluait -le Code ésotérique des Barundi- (la Constitution ancestrale des Barundi), bien qu’elle était une copie presque conforme techniquement à la Constitution du Royaume de Belgique (de l’époque).

Cette Constitution sera supprimée (abolie) et mise aux oubliettes par le Coup d’Etat militaire des Bahima burundais en 1966, qui instaurera la – République- du Burundi ( -République- à l’image de la France).  De 1966 à 1992, le Burundi sera sous la dictature des Bahima burundais (Micombero, Bagaza, Buyoya). Ce fut une des dictatures les plus féroces du 20ème siècle, avec plus de 4.5 Millions de victimes parmi les Bahutu Barundi (incluant les Batutsi et les Baganwa).

Le 13 mars 1992, une Constitution a été mise en place (suite à la dynamique géopolitique qui suivit le discours de la Baule de Feu François Mitterrand  Président de la France). Elle reprenait comme celle de 1962, le  principe -1 Homme, 1 Voix-.  
En octobre 1993, suite à la victoire des Bahutu Barundi aux élections démocratiques, la Constitution de 1992 sera remise en cause par un Coup d’Etat des Bahima burundais (Buyoya, Bagaza). Avec l’assassinat du premier président de l’Histoire du Burundi, Feu Melchior Ndadaye, les Bahutu Barundi (incluant les Batutsi et les Baganwa) déclarent le guerre aux Bahima burundais. C’est le début de la guerre civile du Burundi (1993-2003).

Pendant la guerre, en 1996, le Dictateur hima BUYOYA Pierre fait un Coup d’Etat (en vérité il reprend son propre pouvoir). Il abolit la Constitution de 1992 (et l’héritage de la première Constitution burundais de 1962). Le Dictateur BUYOYA, qui se dit actuellement chantre de la Démocratie en Afrique, est contre le principe 1 Homme 1 voix. Il propose alors, une Constitution à quota ethnique (Hutu / Tutsi). Ce principe se retrouve dans l’Acte Constitutionnel de Transition de la République du Burundi promulgué le 6 juin 1998. Il impose cette dernière, avec le concours de quelques membres du FRODEBU, à Arusha.
A partir de 2001, on met en place une Constitution de Transition du Burundi, avec l’esprit des Accords d’Arusha, reprenant les quota ethniques comme référence.
Certains partis politiques burundais, non engagé militairement dans la guerre civile (ou ayant abandonné la lutte armée), vont accepter ce principe des quota ethniques des Accords D’Arusha imposé par le Dictateur Buyoya, et son groupe -celui des Bahima burundais-.
Le CNDD-FDD lui n’acceptera pas le principe d’Arusha qui se dissocie totalement de celui de – la Constitution de 1992 – qui, elle, considérait qu’ 1 Burundais était égale à 1 voix (1 homme 1 voix).

En novembre 2003, la fin de la guerre est signé par l’Accord Global de Cessez le feu. En réalité, au niveau des rapport de force, il s’agissait de l’acceptation d’une victoire militaire des Bahutu Barundi face aux Bahima burundais. Dès lors, il naissait au Burundi une nouvelle armée et de nouveaux corps de sécurité.
Alors que l’on attend – un débat institutionnel- à Durban en juillet/août 2004 où le CNDD/FDD proposerait sa vision politique notamment contre le principe institutionnel – des quota ethnique d’Arusha (qui sont injustes)- , une branche du CNDD/FDD (celle des Ba- swahili-, conduite par le secrétaire général du CNDD/FDD El Hadj Hussein Radjabu) exige que l’on préserve les quota ethniques d’Arusha (avec comme idée, plus tard de demander des quotas ethniques aussi pour les Ba-swahili-). Ce dernier est encouragé dans cette démarche par un Think Thank, le fameux International Crisis Group ICG, dont l’arrière plan au Burundi, se trouve être, derrière ces rapports, la plume d’un Hima burundais, de plus UPRONISTE. Pourtant pendant la guerre, le CNDD/FDD a toujours exiger le retour constitutionnel de 1992. Il s’agit d’un tournant …

Le 18 mars 2005, les Barundi ( par réalisme -pour que les élections démocratiques ait lieu au mois de mai 2005 afin d’en finir définitivement avec la Dictature des Bahima burundais- et sans réelle conviction, car ils savent que la constitution est injuste ) votent – le Constitution de 2005 -.

Aujourd’hui,en 2013, cette Constitution conduit toujours la destiné du Burundi. Le grand “Hic” est que la société burundaise a changé en profondeur depuis 2005. Avec l’accès gratuite à l’école primaire décrété en 2006 , l’accès aux soins gratuites pour les Mamans et leurs enfants en bas âges, et la politique de développement engrangée par S.E. Nkurunziza Pierre et le CNDD/FDD (voir les travaux communautaires et les communes burundaise qui se développent … ), les Bahutu Barundi deviennent de plus en plus des acteurs politiques mais surtout socio-économiques.
Le partage – 50 % Bahutu et 50% Batutsi (quota ethnique d’Arusha)- ne peut plus tenir… L’injustice socio-économique (voir les enquêtes de nyabusorongo.org ) envers les Bahutu Barundi, qui représentent plus de 90% de la population burundaise, est de plus en plus grande. Si, il n’y a rien qui se passe d’ici les prochaines élections démocratiques prévues en 2015, des frustrations très fortes chez les Bahutu Barundi à l’égard des Bahima Burundais ( 6% de la population burundaise) risquent de créer des situations d’une extrême violence.  Le fossé -socio économique-qui se creuse, entre les Bahima burundais et les -Bahutu- Barundi, devient de plus en plus grand, alors que les Bahutu Barundi remportent les élections démocratiquement depuis 2005…

DAM, NY, AGNEWS, le 3 Mars 2013

 

 

 

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