{jcomments on}DAM,NY, AGNEWS, le 11 juillet 2010. La première leçon de ces élections démocratiques 2010 est le revers qu’une certaine élite politique burundaise (ADC entre autres) qui pensaient, à tord, que grâce au type de scrutins à la proportionnelle, elle aurait une chance face au CNDD/FDD, le parti préféré des Barundi.

 

Peine perdue, les Communales et la Présidentielle ont donné leur verdict. Cette vérité de nombreux spécialistes des institutions dans le monde la prédisait. Arusha a imposé des institutions découlant de scrutins à la proportionnelle à une population sortant de guerre, et en plus majoritairement analphabète. Cela ne pouvait pas marcher ! “On ne pouvait  que faire semblant  …”. Les institutions qui correspondent le mieux aux Barundi  sont celles issues de scrutins majoritaires. Elles permettent d’abord au régime en place d’avoir correctement la main pendant cinq ans. Il faut rappeler que le Parlement des Barundi a été bloqué pendant une année et demie par des petits partis lors de cette législature. Et cela pour des motifs non importants pour les citoyens. Il s’agissait de calculs politiques. C’est cela que les régimes majoritaires font éviter à leur population. Si le parti vainqueur dispose de tout le pouvoir pendant son mandat, il devra prouver ! Puis arrivera le bilan. Si la population n’est pas contente, elle vote l’alternative, sinon elle continue. Cela ne donne pas de faux espoir comme l’ont vécu les partis de l’ADC qui aujourd’hui sont sans dessus dessous comme frappés par la foudre. C’est cela que vivent les politiciens des pays à scrutins majoritaires comme la France, et l’Angleterre. A part que pour le Burundi, l’élite a imposé des scrutins représentatifs. Elle s’en mord les doigts aujourd’hui.


Deuxième leçon à retenir des votes démocratiques 2010 au Burundi, ce sont les conséquences du piège des quotas ethniques tendu par l’UPRONA à Arusha, et maintenu depuis lors… Il faut les retirer au plus vite des institutions burundaises. Les quotas ethniques (60/40) créent un conflit -assassin- (car pour la survie) au sein de l’ethnie Hutu qui représente plus de 90% de la population au Burundi. Arusha ne leur octroie que 60% de représentativité. D’où de nombreux intellectuels Hutus se retrouvent sans travail, en lutte pour la survie. A travers l’ADC, alors que certains s’amusent, chez d’autre on retrouve cette frustration : “Que vais-je devenir demain ? Rwasa devient presque fou ! Il se retire pour la prière. Ndayizeye, et son président de parti, n’en parlons pas ! Nyangoma n’a plus de voix ! Les Barundi ne le comprennent plus”. Voilà le mal des quotas ethniques qui commence à produire ses premières frustrations. Pendant ce temps, l’Uprona, le MRC, MSD et d’autres se frottent les mains car même si ces formations politiques ont tout perdu lors des scrutins, elles savent qu’il faudra trouver 40% de « Tutsi » imposé dans les institutions burundaises. A voir les élections 2010, ces partis à elles seules ont totalisé près de 9% des suffrages.   Mais elles vont bénéficier de 40% de représentativités. Ce qui fait dire dans les rues de Bujumbura que lorsque l’on est Tutsi, il n’y a pas de chômage possible !

Des correctifs peuvent pourtant avoir lieu auprès de ceux qui se revendiquent  -Tutsi – . Pour cause,  il n’ya pas de carte d’identité ethnique au Burundi.  L’Uprona rassemble majoritairement toute la communauté des Bahima (5%) de la société burundaise. Les Bahima se disent Batutsi alors que sociologiquement chez les Barundi il n’existe pas des Bahima batutsi … Il existe des Bahima !  D’où ceux qui, constitutionnellement, devrait bénéficier des 40% ne représentent qu’entre 2 et 3% de la société burundaise, et leurs clans sont parfaitement connus. Il faut noter que depuis Arusha, ce sont les Bahima qui ont majoritairement bénéficié des places dites “Tutsi”. Ce qui fait que cette lecture de la Constitution burundaise, a créé de nouveaux envieux.  Certains Bahima d’Ouganda, du Rwanda, du Congo, (bref de l’EAC), ayant de la famille au Burundi,  envisagent de pouvoir bénéficier de cette largesse institutionelle.  Leurs enfants une fois fini leurs études pourront venir au Burundi  conduirent la destiné de ce pays.




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