M. Rurema Déo Guide, Ministre burundais de l’Agriculture et de l’Elevage ( Photo : ABP 2017 )

Burundi : Table ronde sur les mécanismes de financement agricole

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M. Rurema Déo Guide, Ministre burundais de l’Agriculture et de l’Elevage ( Photo : ABP 2017 )

M. Rurema Déo Guide, Ministre burundais de l’Agriculture et de l’Elevage ( Photo : ABP 2017 )

ECONOMIE – Le ministère burundais de l’Agriculture et de l’Elevage a organisé une table ronde sur les mécanismes de financement agricole au Burundi.

A Bujumbura, du mardi 17 au mercredi 18 octobre 2017, M. Rurema Déo Guide, Ministre burundais de l’Agriculture et de l’Elevage,  avec l’organisation inter-églises de coopération au développement et Agri-Profocus, a organisé une table ronde sur les mécanismes de financement agricole au Burundi, dans le cadre de la journée mondiale de l’alimentation célébrée le 16 octobre de chaque année.
Selon M. Rurema, au niveau de l’économie burundaise, le secteur agricole contribue à hauteur de 40% au produit intérieur brut (PIB) et à 69% aux recettes d’exploitation du pays. Plus de 90% de la population burundaise vivent et travaillent dans le monde rural.

L’Esclavage et la Colonisation, ce dernier particulièrement pour le Burundi, ont brisé l’organisation traditionnelle socio-économique des pays africains. En Afrique, avant le 15ème siècle, il n’y avait pas de chômage ! L’Africain est communautaire et non individuel. Au Burundi par exemple, autrefois, lorsque l’on était jeune chez les Barundi, comme chez d’autres peuples Africains de manière générale, entre 14 et 21 ans ( peut être même avant ), on intégrait une des 4 corporations socio-économiques. Ces CORPORATIONS étaient à la fois – l’ECOLE d’aujourd’hui- mais aussi – l’EMPLOI ou le METIER – . Voici ces 4 corporations : 1/ HUTU : reprenant tous les métiers qui produisent pour le ROYAUME (l’ETAT), soit une CORPORATION DE PRODUCTION ( agriculteurs, éleveurs, chasseurs, commerçants, entrepreneurs, pécheurs, et artisans [ forgerons, tisserands, potiers, orfèvres etc.] ) ; 2/ TUTSI : regroupant les professions de CONFIANCE [5] liées au ROYAUME, une CORPORATION essentiellement DE GESTION ( guerriers, prêtres, médecins, savants, notables [ – comptable, conseiller du ROI, etc ] , grosso-modo la classe des FONCTIONNAIRES DE L’ETAT actuel ; 3/ TWA : regroupant les spécialistes de la FORÊT, de la NATURE, de L’ENVIRONNEMENT et du TEMPS ( une branche des scientifiques ), une CORPORATION de SCIENCE ( la Nature, l’Univers ) ; et 4/ une corporation de l’ETAT ( chez les BARUNDI, du MWAMI – le Roi ), elle était particulière. Dans cette corporation on s’occupait de l’éducation de la famille Royale dont les BAGANWA, les princes et les enfants des ROIS. On y codifiait les règles royales ( Code ésotérique ou la fameuse alliance, comparable à la Constitution d’aujourd’hui ) et on veillait à ce qu’elles soient respectées. Par exemple, pour la DYNASTIE DES BAGANWA, avec le Cycle royal en 4 temps : NTARE, MWEZI, MUTAGA, MWAMBUTSA, à la fin du CYCLE, les membres BAGANWA de ce cycle terminé entraient dans la CORPORATION TUTSI.

Lors de cette table ronde, M. Rurema a rappelé l’importance capitale que représente LA CORPORATION HUTU chez les BARUNDI, dont les agriculteurs, pour l’Économie burundaise. En Afrique, le début de l’Agriculture en Afrique est estimé à au moins 30.000 av. notre ère.

DAM, NY, AGNEWS, http://burundi-agnews.org, le jeudi 19 octobre 2017

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