Burundi: Les TDC du très populaire président africain.

agnews_tdc_2013aAu Burundi, aujourd’hui, le président, S.E. Nkurunziza Pierre, est sans conteste le plus populaire des Présidents que l’Afrique a eu en ce début de 21ème siècle…

Dès son arrivée au pouvoir en août 2005, il promettait de rendre gratuit l’enseignement primaire à la rentrée scolaire 2006-2007 et ce fut chose faite. Il est très populaire pour sa loi de 2006 qui a donné la gratuité des soins de santé pour les enfants de moins de 5 ans et de leurs mères (les femmes qui accouchent).
Mais le plus fort de sa politique reste sans conteste la dynamique des Travaux de Développement Communautaire (TDC) qu’il a lancé en 2006…

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Les Travaux de Développement Communautaire (TDC) au Burundi ont commencé officiellement en 1967. La réalité veut qu’il faudra attendre l’arrivée du Dictateur Bagaza pour concrètement par décrets (en 1979) que l’on voit quelque chose de palpable. Mais sous la Dictature, la mobilisation des citoyens Barundi avait comme un goût amer. Il ne faut pas oublier que le génocide de 1972, commis par le Dictateur Micombero, contre les Bahutu du Burundi avait décimé près de 10% de la population et fait fuir 1/3 des Barundi.
C’est en 2006, sous S.E. Nkurunziza Pierre, que la vrai dynamique formidable des Travaux de Développement Communautaires (TDC) va voir le jour au Burundi. Dans les 17 provinces et 129 communes du pays, une fois par semaine depuis 2006, tous les Barundi sont mobilisés à des travaux communautaires. Le pays, ce sont  8 Millions d’habitants, majoritairement des jeunes, éparpillés sur une superficie d’environ 30 000 Km².   Imaginer une machine composée de près de 4 Millions d’Habitants qui se mobilisent localement à des travaux d’intérêt collectif dans leurs communes respectives. Ils aident à la construction et au maintien des infrastructures (communales, médicales, scolaires, etc.). Les Barundi construisent leurs communes en faisant même des concours pour la meilleure d’entre elle en matière de développement et de gouvernance. Ces 4 Millions de Barundi travaillent 4 Heures (normalement de 7H à 12H on présume une 1H de pause) une fois par semaine chacun. Après quelques semaines,mois ou années, effectivement on assiste à des “miracles au niveau de développement au Burundi”. En un an, on a 4 Millions de Barundi qui dépensent 192 Heures de travail chacun(e)s. Le Burundi, depuis 2006, a consacré 768 Millions d’Heures de travail par an avec les travaux communautaires.
Selon la Banque Mondiale (BM) , le salaire mensuel au Burundi est de 23000 BIF ( soit 15 USD ou 11 Euro ). C’est à dire par mois (20 jours ouvrables), un salarié moyen burundais travaillant 160 heures touche 23000 BIF. A ce tarif (économie réelle), les 768 Millions d’Heures de travail par an des TDC (qui sont bénévoles) coûtent 110,4 Milliards BIF soit environ 71 Millions USD. En résumé, les Barundi qui accomplissent les travaux communautaires au Burundi, en suivant la dynamique de S.E. Nkurunziza Pierre, apportent à leur pays 71 Millions USD chaque année. Depuis 2006 à nos jours, ces Barundi -des Travaux de Développement Communautaires- ont injecté plus de 520 Millions USD dans l’économie réelle du Burundi ( plus d’un demi Milliards USD , soit plus que la moitié du Budget national annuelle burundaise).

Ces – Travaux de Développement Communautaire TDC –, mise en place par S.E. Nkurunziza Pierre, injectent chaque année l’équivalent de plus de 10% du budget national alloué à la politique socio-économique du pays. 

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Voici ce qu’apporte les TDC par répartition sectoriel (Il s’agit plus d’avoir une idée) :

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Les TDC soutiennent fortement le développement des systèmes éducatifs et de santé du Burundi.

Vous pouvez découvrir des exemples des Travaux de Développement Communautaire TDC depuis janvier 2012 à nos jours : Les TDC  2012- avril 2013.

Pour accompagner, les TDC de manière efficace, S.E. Nkurunziza Pierre y a mis sa touche personnelle : 

      • La mise en place d’associations de natif par province ( Elle unit les habitants d’une province à leurs intellectuelles, politiciens -Association burundaise des élus locaux (ABELO)-, hommes d’affaires, et membres de la diaspora ).
    • La politique de villagisation (mettre en place des modèles de village de paix)
    • L’évaluation des performances des communes pour mesurer les résultats atteints au niveau du développement du pays (Par. en 2012 les trois premières communes étaient Busiga/Ngozi, Mwumba/Ngozi et Muhuta/Bujumbura rural. Ainsi plus de 90% des communes burundaises ont eu une note supérieure à 50%. Les dernières communes sont: Makamba/Makamba , Bwiza/Mairie de Bujumbura , Nyakabiga/Mairie de Bujumbura, Kamenge/Mairie de Bujumbura, Kinama/ Mairie de Bujumbura, Musaga/ Mairie de Bujumbura, Butere/ Mairie de Bujumbura, Kinindo/ Mairie de Bujumbura, Rohero/Mairie de Bujumbura, Buyenzi/Mairie de Bujumbura, Cibitoke/Mairie de Bujumbura, Ngagara/Mairie de Bujumbura, Kanyosha/Mairie de Bujumbura, Gihosha/Mairie de Bujumbura. Elles ont moins de 36% )
    • La mise en place progressive d’une fête communale annuelle au Burundi
    • Une politique de plantation de fruits et légumes
    • Une politique de soutien de la création (avec des investisseurs étrangers privés) d’ usines de transformation de fruit ou légumes ( la brasserie Brewerie, une usine de transformation de miel encours de création etc. ) et de projets agro-pastoraux. 
    • La création de stade sportif dans toute les provinces du pays ( pour aider à l’émancipation sportive des jeunes et dynamiser les provinces ) 
    • etc.

Le parti politique dont est issu le Président du Burundi est le CNDD-FDD. Cette formation, depuis 2005, lors de son arrivée au pouvoir, a mis en place sa politique de -décentralisation- du pays.

En conclusion, ce qui peut définir ce président hors norme, S.E. Nkurunziza Pierre, que le Burundi connait aujourd’hui , orphelin de père, comme une grande partie des enfants de l’ancien royaume millénaire du Burundi -Ingoma Y’Uburundi – disparu en 1966 frappés par le Génocide Régicide commis par la Dictature des Bahima burundais (Micombero, Bagaza, et Buyoya), son inspiration politique est tirée des influences d’un Simon Bolivar, d’un Julius Nyerere, d’un Thomas Sankara, mais surtout, de la manière dont le duo des Bahanuzi (les Prophètes) et des Bami (les Roi) Barundi conduissait la destinée du pays autrefois résumée par “On contemple en priant en invoquant -l’esprit- et en même temps on est au travail -l’action- “.

DAM, NY, AGNEWS, le 4 mai 2013

Lire aussi :

2012 ou une dynamique étatique de développement – Burundi

Burundi: Une croissance significative de l’IDH depuis 2005

Burundi: Nkurunziza Pierre au Sommet Amérique du Sud 

 

 

Burundi: Nkurunziza Pierre ou le meilleur président africain actuel.

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