Burundi: IZERE dénonce l'octroye déséquilibré de subventions de l'ONU

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M. François-Xavier NDARUZANIYE (  Ligue IZERE NTIWIHEBURE )

M. François-Xavier NDARUZANIYE ( Ligue IZERE NTIWIHEBURE )

A Bujumbura, le lundi 11 août 2014,  la Ligue des droits de la personne humaine IZERE NTIWIHEBURE s’ est exprimé avec amertume certaines failles du-   Rapport du Secrétaire général sur le Bureau des Nations Unies au Burundi – paru au Conseil  de Sécurité –  datant du 31 juillet 2014 [  http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=S/2014/550&referer=/english/&Lang=F ].


IZERE NTIWIHEBURE  dénonce un certain  parti pris des Nations Unis dans ce rapport.  Au Burundi, il existe 2 “société civile” : Celle des enfants de l’élite de l’ancienne dictature des Bahima burundais ( Micombero, Bagaza, et Buyoya); et puis les autres.
IZERE NTIWIHEBURE dénonce le fait que ce sont les organisations de la société civile proche de l’ancienne dictature UPRONA ( qui a fait plus de 4,5 Millions de victimes Barundi en près de 40 ans de pouvoir) qui, eux, sont écoutés, financées en dépit des autres ( qui sont plus nombreuses et  qui oeuvrent pour améliorer les conditions de vie des Barundi … )
Pour IZERE,  l’ONU et ses agences doivent considèrer sur le même pied d’égalité toutes les Organisations de la Société Civile burundaise tant au niveau coopérationnel qu’au niveau de l’octroi des subventions pour les projets de développement et de la consolidation de la paix et de la sécurité au Burundi.

De plus en plus de Barundi, qui ont lutté pour que la Démocratie s’installe au Burundi contre la Dictature militaire des Bahima burundais,  dénonce le comportement de nombreuses organisations internationales  () qui, au lieu de les soutenir à construire ou à développer leur pays, sont devenues amnesiques du passé dictarorial burundais et soutienne  ouvertement  les enfants de l’élite de la Dictature à travers leurs organisations multiples de la société civile et des média …

Voici son contenu du Rapport d’IZERE qui dénonce  :

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BUJUMBURA-BURUNDI

Transmis Copie Pour Information à :

– Son Excellence Honorable Président de la République du Burundi,
Avec les assurances de notre plus haute considération,

– Son Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale du Burundi,
– Son Excellence Monsieur le Président du Sénat du Burundi,
– Son Excellence Monsieur le Premier Vice-président de la République du Burundi,
– Son Excellence Monsieur le Deuxième Vice-président de la République du Burundi,
– Son Excellence Madame le Président de la Commission de l’Union Africaine,
– Son Excellence le Secrétaire Général de la Communauté Est-Africaine
– Son Excellence Monsieur le Représentant du Secrétaire Général des Nations-Unies au Burundi

Avec les assurances de notre très haute considération.

Objet :
Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

La Ligue des droits de la personne humaine IZERE NTIWIHEBURE

Ayant lu le rapport S/2014/550 sur le Burundi,
Ayant constaté les avancées et les lacunes que ce rapport met en exergue,

La Ligue des droits de la personne humaine IZERE NTIWIHEBURE saisit cette opportunité pour vous adresser, à travers cette lettre ouverte, son observation sur votre rapport S/2014/550 et vous demande d’en réserver une suite favorable.

1. D’emblée, la Ligue IZERE NTIWIHEBURE voudrait exprimer sa gratitude envers les réalisations de l’ONU au Burundi et dans la région. Nous sommes dans la satisfaction que le Rapport ait épousé l’idée de la Ligue IZERE NTIWIHEBURE s’insurgeant contre la présence des jeunes Imbonerakure et la distribution des armes à ces jeunes et leurs entrainements paramilitaires sur le Sol Congolais.

Néanmoins, la Ligue IZERE NTIWIHEBURE a constaté avec amertume certaines failles de ce rapport, notamment :
2. Au niveau politique :

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

La Ligue IZERE NTIWIHEBURE s’insurge contre la couverture des dérapages et des rumeurs fournis par les partis de l’opposition, certaines Organisations de la Société Civile et certains médias qui sont observables sur terrain mais qui ne ressortent pas dans le rapport avec un objectif de semer la panique et le désespoir et acculer la population à la subversion et au sabotage.
Ex :
– Les manifestations violentes des jeunes du parti « Mouvement pour la Solidarité et La développement » –MSD- lesquelles manifestations cachaient une rébellion et une subversion destructive et qui ont abouti au désarmement de deux policiers et de leur emprisonnement dans la permanence de ce parti.
– Le cas du site de Sabe, communément connu sous le nom de KUMASE (près du siège du BNUB) où les informations mensongères fournies par certains médias et certains responsables de la société civile attisaient le feu de la subversion et de la révolte populaire disant que la machine de la police a enterré deux enfants alors qu’ils sont vivants tout en voulant ternir l’image de la police et du pays en général en forçant les gens à mentir. Quelques jours après, les femmes qui étaient manipulées ont révélé sur les médias que ce sont les journalistes qui leur avaient demandé de mentir et de pleurer devant les micros et les caméras, alors qu’elles avaient caché leurs enfants dans leurs familles respectives.
– Le cas de Kirundo où certains médias, certains responsables de la société civile et des partis de l’opposition ont menti en disant que des fosses ont été creusées pour y jeter les opposants de l’Uprona. Néanmoins, le Curé de la Paroisse Kanyinya a révélé que ces fosses étaient creusées pour en faire les toilettes publiques des chrétiens de son ressort.
– Les mensonges formulés contre le ministre de l’intérieur qu’il est à la base de la division des partis de l’oppos ition sont sans fondement en témoigne la récente chasse de l’ex-président de la République, le sénateur Domitien NDAYIZEYE, de son parti le FRODEBU dirigé par Léonce NGENDAKUMANA.
Ce qui met au grand jour que les scissions observées au sein des partis de l’opposition relèvent des intérêts cachés de ces leaders pour les positionnements aux échéances électorales imminentes.
– Etc.
3. Au niveau de la sécurité et de la stabilité :

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

– La ligue IZERE NTIWIHEBURE ne va pas par quatre chemins car le rapport ne montre pas le tort et la formulation des observations à l’encontre des activistes de la société civile burundaise, de certains médias, de Monsieur Pierre-Claver MBONIMPA, président de l’APRODH, emprisonné pour avoir révélé la présence d’une milice des jeunes Imbonerakure sur le sol congolais.

Ultime est de vous révéler que ces tentatives ne sont pas les premières, car, les vaincus des élections de 2005 et de 2010 n’ont jamais arrêté leur sabotage et leur manichéisme politique.

4. Au niveau de l’Etat de droit :

– Ce rapport ne montre pas la recherche de l’indépendance de la magistrature burundaise face aux demandes cassantes des activistes de la société civile burundaise, des partis de l’opposition et même de certains diplomates qui veulent la libération de Pierre-Claver MBONIMPA, faisant fi tout le mensonge qu’il a proféré et la culpabilisation des victimes de ses manigances dont il avait déclarées mortes avec toute une litanie de diabolisations à leur égard.

5. Au niveau des droits de l’homme :

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

– Quant à la Ligue IZERE NTIWIHEBURE, nous constatons qu’au Burundi le peuple exhibe ce qui sied à son for intérieur. Un problème majeur est la vision divergente des leaders qui exercent ce droit d’expression, car, certains manquent un civisme et un patriotisme et veulent toujours faire un contrepoids à toutes les bonnes initiatives de renforcement de la paix et des libertés publiques.
– Tout Etat entend gérer le pays selon les différentes sensibilités et si un Etat est souverain, il doit tout faire pour le maintien de la paix et la stabilité de la nation. Aucun Etat ne peut tolérer le désordre, il doit garantir la sécurité de son peuple.
– Liberté ne si gnifie pas libertinage et ma liberté s’arrête là où commence celle des autres. Il est déjà avéré que certains usagers de la liberté d’expression en abuse jusqu’à verser dans un incivisme farouche allant jusqu’à insulter, sur les stations publiques et privées, les mandataires du peuple burundais ; ce qui n’honore personne lorsqu’on demeure bouche bée devant tels discrédits.
– Un autre aspect exacerbant est la confusion entre les propos de certains leaders des Organisations de la Société Civile et ceux proférés par les leaders de l’opposition ; alors que les objectifs ne sont pas les mêmes du point de vue politique.
– Certaines organisations de la société civile burundaise outragent leurs statuts déposés dans le ministère ayan t les Associations sous sa tutelle, elles demandent d’être agréées afin d’appuyer le gouvernement dans la réalisation des programmes allant dans le sens du bien du peuple, mais, aujourd’hui, certaines de ces OSCs burundaise se positionnent contre le gouvernement et acceptent carrément qu’elles luttent contre le gouvernement. Ce qui porte préjudice à toutes leurs activités et sème le doute. Nous devrions garder le juste milieu et se garder de ternir l’image de notre patrie.
– Un autre point à relever est que ce rapport ne constate pas l’évolution au niveau de la liberté de réunion et la liberté d’expression car tous les partis font actuellement des réunions, en témoignent l’évaluation rapportée par le ministre de l’intérieur où il montre les réunions des partis politiques agréés et les endroits de ces réunions. Nous sommes tous témo ins que les plaintes des leaders des partis politiques de l’opposition vont en decrescendo au niveau de la tenue des réunions.
– En ce qui concerne la Plateforme regroupant les Défenseurs des droits de l’homme et les fonctionnaires de l’Etat laquelle plateforme sera un cadre juridique de protection des Défenseurs des Droits de l’Homme (DDH), cette plateforme étant mise en place par la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) ;

La ligue IZERE NTIWIHEBURE voudrait déplorer la mise en place de cette plateforme qui a favorisé une minime partie des Organisations de la Société Civile en dépit de plusieurs OSCs qui avaient demandé à la CNIDH d’adhérer à cette plateforme mais qui se sont vu refusées malgré l’insistance. Nous déplorons le favoritisme et l’exclusion que manifeste la CNIDH.

En outre, La CNIDH devrait jouer le rôle d’arbitre dans toutes les questions relatives aux droits de l’homme au Burundi et ne devrait pas garder silence devant les dérapages de certains responsables des organisations de la société civile qui vont en l’encontre des statuts régissant leurs Organisations.
La CNIDH devrait traiter au même pied d’égalité toutes les organisations de la société civile intervenant en matière de droits de l’homme au Burundi.

6. Au niveau du développement économique et social :

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

– Nous vous remercions de l’amélioration constatée même si des défis à relever sont encore nombreux, La ligue IZERE NTIWIHEBURE remercie les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) qui ont déjà honoré leurs engagements en appuyant le Burundi dans la mise en œuvre du Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté deuxième génération (SCLP II) et de la Vision Burundi 2025 et demande à ces PTF de parachever leurs engagements émis à Genève.
– Nous saisissons l’occasion de déplorer les mauvaises démarches discriminatoires des bailleurs de fonds onusiens et les autres bailleurs occidentaux qui subventionnent les projets des mêmes organisations de la société civile burundaise d’ailleurs celles qui disent au grand jour qu’elles sont o pposées au gouvernement de Bujumbura, tout en ne finançant pas les projets des organisations de la société civile burundaise les plus représentatives qui s’attèlent à la consolidation de la paix, la défense et la promotion des droits de l’homme, la lutte contre le SIDA, le chômage des jeunes, les associations des femmes rurales, les coopératives de développement du monde rural, les plateforme, les forums et les consortium regroupant les associations aux dimensions transversales, etc.

7. Au niveau de l’égalité des sexes :

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

– La Ligue IZERE NTIWIHEBURE constate comme vous que les violences sexuelles à l’égard des femmes se font encore au Burundi et lance un appel pressant à toute personne tant physique que morale à donner sa contribution afin que la violence sexuelle à l’égard des femmes et des filles soit réduite sensiblement et demande à la justice burundaise de punir toute personne coupable de ce délit.
– Quant à la mission d’observation électorale des Nations-Unies au Burundi pour le processus électoral de 2015, laquelle mission sera opérationnelle dès le 1er Janvier 2015, la Ligue IZERE NTIWIHEBURE soutient fermement cette mission et demande d’ailleurs à tous ceux qui en sont capables de venir observer les élections de 2015 au Burund i pour se rendre compte de l’état d’avancement de la démocratie au Burundi.
– Quant au Haut-Commissariat aux Droits de l’homme, la Ligue IZERE NTIWIHEBURE demande que l’ONU en échange avec le gouvernement du Burundi pour trouver les alternatives favorables.

– Concernant les élections imminentes au Burundi, La Ligue IZERE NTIWIHEBURE exprime ses sincères remerciements aux ambassades de la France et d’Allemagne au Burundi qui ont déjà donné leurs premiers appuis financiers et demande également aux Partenaires Techniques et Financiers d’appuyer ces élections de 2015 qui seront un pas décisif vers un développement durable du Burundi.

– Au niveau de la Commission Vérité et Réconciliation qui est un dispositif essentiel pour la poursuite du développement du pays, de la réconciliation et de la consolidation de la paix, La Ligue IZERE NTIWIHEBURE exprime sa gratitude envers l’Assemblée Nationale qui a adopté la loi régissant la Commission Vérité et Réconciliation, laquelle loi était longtemps attendue et les démarches en cours pour mettre en places les commissaires qui composeront cette Commission.

La Ligue IZERE NTIWIHEBURE, entend donner sa contribution dans la réussite de cette commission et souhaite que les commissaires qui feront partie de cette Commission soient sans reproches dans les péripéties macabres qui ont endeuillé le Burundi et proviennent des différentes sensibilités qui font notre société.

8. CONCLUSIONS GENERALES

Excellence Monsieur le Secrétaire Général des nations-Unies,

Nous déplorons que Ce rapport fait référence à des déclarations penchées de certaines Organisations de la Société Civile burundaise, des partis de l’opposition et de certains médias animés par la philosophie manichéenne en minimisant les déclarations des Organisations de la société civile, d’ailleurs nombreuses et plus représentatives et étendues sur tout le territoire national qui œuvrent pour la consolidation de la paix et de la sécurité, du développement intégral du peuple burundais.

nous estimons sans hésitation, que les responsables de quelques organisations qui tentent par vents et marrées de s’accaparer du noble titre de la société civile burundaise, quelle que soit leur capacité de séduction et de manipulation, sont plus des agitateurs que des acteurs préoccupés par l’intérêt général, et le Burundi n’en est nullement à sa première expérience avec les manipulateurs. Toutes les tragédies ethnico politiques qui ont endeuillé notre pays ont souvent trouvé leur source dans le comportement d’une poignée d’extrémistes et irréductibles dressés contre les institutions républicaines installées par le peuple. Ceci est d’ailleurs une occasion d’attirer votre attention sur le fait que certains individus engagées dans la manipulation de la population et de la communauté internationale se cachent dans des associations de la société civile ou dans les médias pour déstabiliser les institutions avec le seul objectif de fa ire oublier ou de brouiller leurs responsabilités présumées ou avérées dans les drames qui ont secoué notre pays.

Nous demandons que l’ONU et ses agences considèrent sur le même pied d’égalité toutes les Organisations de la Société Civile burundaise tant au niveau coopérationnel qu’au niveau de l’octroi des subventions pour les projets de développement et de la consolidation de la paix et de la sécurité au Burundi.

Bujumbura, le 11/08/2014

Pour la Ligue IZERE NTIWIHEBURE

François-Xavier NDARUZANIYE

Président et Représentant Légal

Copie Pour Information à :

– Son Excellence l’Ombudsman de la République du Burundi ;
– Mme/Mr le Membre du Gouvernement de la République du Burundi (tous)
– Mr le Président de la Cour Suprême du Burundi ;
– Mr le Procureur Général de la République du Burundi ;
– Mgr Président de la Conférence des Evêques catholiques du Burundi ;
– Mgr Président du Conseil des Eglises du Burundi ;
– Mgr Président de la Commission Nationale des Terres et Autres Biens (CNTB) ;
– Mr le Président de la COMIBU ;
– Mr Le président du CNC ;
– Mr le Président de la CNIDH ;
– Mr le Président de la CENI ;
– Mr le Représentant de l’Opposition Extraparlementaire du Burundi ;
– Mme/Mr le Président du parti (tous) ;
– A Monsieur le Secrétaire Exécutif de la CIRGL ;
– Mme/Mr Chef de mission diplomatique (tous) ;
– Mme/Mr le Représentant d’organisation internationale (tous) ;
– Mme/Mr le Représentant légal d’organisation de la société civile (tous) ;
– Mme/Mr le responsable de média (tous).

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DAM,NY,AGNEWS, le 18 août 2014

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