Il n'existe pas de rébellion au Burundi (FDN).

 

Général major Godefroid Niyombare, Chef d’Etat-major général de l’arméeVoici ce que disait le chef d’Etat Major Général des Forces de Défense Nationale burundaises (FDN),le Général Major Godefroid Niyombare, a un point de presse dans l’après-midi de lundi : “La situation sécuritaire dans tout le pays est en général bonne malgré quelques cas isolés de criminalité dans certains coins du pays liés à des motifs variés dont le banditisme avec armes à feu, des règlements de comptes, des conflits fonciers, etc.…”.

Le chef d’Etat Major de l’armée Burundaise, le Général Major Godefroid Niyombare, dément l’existence d’une rébellion au Burundi.

Il  y a quelques jours deux radios privées de la place ont diffusé un communiqué d’un colonel qui affirmait être à la tête d’une rébellion naissante au Burundi. Le chef d’Etat Major Général de l’armée le Général Major Godefroid Niyombare a formellement démenti l’existence d’un tel mouvement au cours d’une conférence de presse. Il a indiqué qu’il s’agit plutôt des groupes de malfaiteurs qui ont été chassés de Bujumbura appelé communément Bujumbura rural.Délogés de cette province depuis quelques mois, ils ont trouvé refuge à  l’Est du Burundi afin d’y poursuivre leurs actes de banditisme. La maitrise de ces groupes de bandits armés a réussi grace à la bonne collaboration entre la police et la population locale.

Selon  un badaud, habitant de Ruyigi : “Les provinces de l’Est du Burundi sont engagés actuellement dans de nombreux projets de développement initiés par S.E. Nkurunziza Pierre, président du Burundi. Les citoyens forts occuppés à travailler pour relever les défis socio-économiques de leur province ont remarqué un groupe de’individus suspects et surtout paresseux qui se tournaient les pouces. Ainsi, ils en ont informé les services de sécurité … “.

Comme l’explique le Chef d’Etat Major des Forces de Défences Nationales burundaises: “C’est ainsi que la semaine passée à partir de la nuit du 19 au 23 novembre 2011, un effectif important de malfaiteurs armés sont tombés dans les mains du filet et leurs équipements saisis. Après cette lourde défaite cuisante de ce groupe sans ambition, il est apparu un certain qui s’est nommé Col Kabirigi Pierre Claver dont son vrai nom est Kamanzi Pierre Claver, originaire de la commune Ntega, reconnu pour avoir servi dans la Police nationale du Burundi sous le nom de Kwizera Patrick, poursuivi par la justice et incarcéré dans la prison centrale de Mpimba pendant un temps, a voulu tromper l’opinion en véhiculant sur les ondes de certains médias, des propos nuls et non avenus. Pierre Claver Kamanzi n’est pas jusqu’à maintenant appréhendé et – il se trouve – à cheval entre le Burundi et la Tanzanie.”

Selon un politologue burundais, M. Ndayishimiye Richard :” L’idée d’une – nouvelle rébellion – est l’oeuvre médiatique d’un groupe de journalistes en relation étroite avec des partis politiques qui s’opposent au gouvernement du Burundi.  Hier, par exemple, une none Croate et un volontaire Italien ont été tués par des brigands qui souhaitaient leur dérober 4000 Euro.  Le correspondant burundais  à l’AFP et RFI a titré : “Burundi: un coopérant italien et une religieuse tués dans une attaque” et deux jours avant :”Une nouvelle rébellion au Burundi“.  D’où dans la rue burundaise, le fait d’être plus un phénomène médiatique que la réalité on parle d’une -rébellion virtuelle terroriste-. Il s’agit d’opposants – non fair-play – ayant rejeté le verdict démocratique des urnes de 2010. Leur souhait est de recommencer des négociations de type – partage de pouvoir –  comme à la période de transition avec Arusha, en sortant du nouveau contexte d’- élections démocratiques – qui résiste depuis 2005 au Burundi. Le Régime en place se refuse à cette proposition de  sortie de la démocratie en demandant aux Barundi de s’atteler au développement de leur pays. Pour le parti CNDD/FDD, membre principal de la coalition au pouvoir, la compétition politique reste ouverte… Il donne rendez-vous à 2015 au prochain scrutin démocratique”.

Le Général Major Godefroid Niyombare termine en disant :”La Force de défense nationale tranquillise et informe toute la communauté tant nationale qu’internationale qu’il n’y a aucune cohérence  entre les propos de cet aventurier et la réalité sur terrain. Nous saluons la vigilance de la population et lui demandons de rester attachée aux questions quotidiennes de développement dont nous avons été témoins sur terrain”.

DAM,NY, AGNews, le 29 novembre 2011.

 

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