Burundi-Média: CNC – Danger du déséquilibre de l'info avec un journalisme militant ethnique

Share Button

bdi_media_cnc_burundi_2015Sécurité – Le CNC tire la sonnette d’alarme sur le Danger de l’équilibre de l’information qui n’est pas respecté au Burundi.

A Bujumbura, vendredi 13 mars 2015, le Conseil National de la Communication, CNC,  a tenu une réunion avec les responsables des médias du Burundi.
Il s’agissait de demander aux journalistes d’être équilibrer dans leur travail, surtout en cette période où les élections approchent.

Le CNC  a rendu public  un communiqué où il exprime  ses inquiétudes sur le comportement de certains médias qui ont tendance à développer un journalisme militant, déviant ainsi aux principes d’éthique et de déontologie, les guides incontestables du métier.

Voici le Communiqué du CNC : http://www.burundi-gov.bi/IMG/pdf/communique-cnc.pdf

bdi_media_cnc_burundi_2015-a

Par exemples, ces média locaux privés burundais indexés par le CNC dispose de près de 80% de l’espace médiatique du pays.
Ils font une sélection des organisations de la société civile qui peuvent s’exprimer ou pas [ Burundi: 2014 – La lumière médiatique était sur une société civile burundaise politique dominante – http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=16211 ]
Et bien entendu, ils militent pour le parti UPRONA, ex-parti unique sous la Dictature ou encore pour le MSD.  Ces 2 organisations politiques ont  comme  seul électorat majoritaire : les Bahima burundais. [  Burundi: 2014 – La peur sous la Dictature remontée par l’UPRONA et sa JRR  – http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=16256 ]. Ces média créent et alimentent le climat de tension actuel au Burundi pour des fins politiques tribales (ou ethniques).  Le CNC doit jouer son rôle de régulateur au niveau de l’équilibre de l’information et sanctionner, surtout à 2 mois des élections démocratiques.

En 2014,  comme pour les années précédentes, on a remarqué le Danger que représente  – le MONOPOLE MÉDIATIQUE  au Burundi aux mains des Enfants de la Dictature des BAHIMA burundais-.  C’est à  dire que : 8 images sur 10 qui sont données  au Burundi par les Média Locaux sont NÉGATIVES.  Ce qui se répercutent à l’Internationale avec 7 Images sur 10  données par les Média Internationaux sur le Burundi sont  NÉGATIVES [ Burundi: 2014 – L’Espace Médiatique (Espace Public) – Monopole des Bahima burundais – http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=16403 ].
C’est l’Institut Panos ( http://www.panoseurope.org/content/qui-sommes-nous ) qui est  en parti- responsable de cette situation de déséquilibre –  car c’est elle qui forme une majorité des journalistes du pays et qui , dans sa sélection de Burundais,  a  formé ces journalistes burundais qui malheureusement sont presque tous des Bahima burundais, et cela au  détriment des Barundi. La conséquence est que ces journalistes burundais formés, par sentiment ethnique (ou tribal),  ne soutiennent pas la politique de développement socio-économique   ou le processus démocratique en cours au Burundi mais les combattent. Tout simplement parce que au pouvoir se retrouve des Barundi !

Le Burundi est un ex – vieux Royaume millénaire africain qui se nommait -Ingoma Y’Uburundi- [ http://www.burundi-agnews.org/histoire_du_burundi.htm ]. Terrassé en 1966 par les Bahima burundais (soutenus par la France) est devenu une République.  Le régime dictatorial des Bahima burundais (Micombero, Bagaza, et Buyoya) fera, en près de 40 ans  ( 1966-2005 ), plus de 4,5 Millions de victimes parmi les Barundi: le fameux génocide régicide contre les “Bahutu” Barundi – http://www.burundi-agnews.org/genocide.htm.  Aujourd’hui, ce pays africain s’apprête à organiser ses 3ème élections démocratiques consécutives en mai 2015.

DAM, NY, AGNEWS, le mardi 17 mars 2015

Facebook Comments