Burundi: Le Groupe de Presse Iwacu menacé par la pieuvre NTABARUMANIKA

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M. Antoine Kaburahe, Directeur des Publications du Groupe de Presse Iwacu  ( Photo : Iwacu-burundi.org )

M. Antoine Kaburahe, Directeur des Publications du Groupe de Presse Iwacu ( Photo : Iwacu-burundi.org )

A Bujumbura, ce lundi 16 juin 2014,  M. Antoine Kaburahe, Directeur des Publications du Groupe de Presse Iwacu, vient de sortir un communiqué de presse pour se dédouaner d’avoir démasquer  les semeurs de fausses rumeurs de ces dernières semaines au Burundi.  Voici  une partie du contenu de ce communiqué  ( entièreté du communiqué de presse ) :
“Depuis quelques jours, certains médias locaux interprètent à leur guise l’article du journal Iwacu relatant comment des journalistes du Groupe de Presse ont récemment failli se faire piéger par des gens qui prétendaient détenir des informations sur les formations paramilitaires des Imbonerakure en RDC. En effet, pour brouiller les pistes, pour des raisons faciles à deviner, ces derniers jours, des gens envoient des imposteurs relater des histoires fabriquées de toutes pièces aux médias dans l’espoir que ceux-ci vont tomber dans le piège et les décrédibiliser par la suite. C’est cette manipulation évitée que les journalistes du Groupe de Presse Iwacu ont raconté et dénoncé dans l’article « L’information piège » paru dans le journal N°274 du 6 juin 2014.Contrairement donc à ce que certains médias affirment avec délectation , dans cet article, Iwacu n’a jamais remis en cause le travail et l’intégrité de M. Pierre Claver MBONIMPA. Mieux, lwacu ne remet pas en cause tous ses autres papiers sur la présence des jeunes burundais dans l’Est de la RDC… “.

Le groupe de presse IWACU a du sortir ce communiqué pour éviter la “guillotine burundaise” de la part de NTABARUMANIKA.
NTABARUMANIKA est une sorte de “loge” burundaise qui contrôle une grande partie de la vie au Burundi  ( les médias privés ou public, la société civile, ou encore une partie des institutions burundaises dont l’armée et l’appareil judiciaire ).  On l’appelle aussi  le Club du  Major Président ( l’ancien Dictateur Pierre BUYOYA).
Ce club comprend le TOP TEN (1) de l’ancienne armée burundaise FAB ( en gros les criminels de la Dictature militaire) et  NTABARUMANIKA (2)  qui est l’aile civile du club avec son Hexagone composé de ses six sommets ( NTA et BA et RU et MA et NI et KA).
C’est cette poignée de gens -de l’ancienne dictature militaire des Bahima burundais (Micombero, Bagaza,et Buyoya) très amis avec la France-Afrique qui a tissé une structure mafieuse dans la société burundaise et qui essaye de faire la pluie et le beau temps au Burundi.

Généralement le Labo du Club NTABARUMANIKA  donne ses instructions ou la partition à faire jouer à la fanfare ( société civile, média, syndicats, magistrats, politiciens etc…), puis la machine se met en marche. Elle a même des influences à l’extérieur du pays (3). Si vous contrevenez à l’ordre, vous êtes disqualifié ou éliminé (C’est à dire vous n’êtes plus financés).  Ces derniers mois, NTABARUMANIKA a décidé de lancer des rumeurs négatives sur le Burundi.  Le groupe de presse IWACU l’a démasqué “sans le faire exprès”. Alors de peur d’être disqualifier, le Groupe  de presse IWACU  vient de sortir  ce communiqué presse pour demander pardon.

DAM, NY,AGNEWS, le 17 juin 2014

(1) Le Major BUYOYA Pierre; le Colonel Jérôme SINDUHIJE; le Colonel Pascal SIMBANDUKU; le Colonel Jean BIKOMAGU; le Colonel MAREGAREGE ; le Colonel Edouard NZAMBIMANA; le Colonel Jean Baptiste BAGAZA; le Colonel NZAMBIMANA, le Colonel Mamert SINARINZI etc.
(2)  NTABARUMANIKA comme suit :  NTA comme NTAHUGA ; BA comme BARARUNYERETSE ; RU comme RUKINGAMA ; MA comme MANWANGARI ; NI comme NIYONSABA et KA comme KADEGE.
(3) Petite anecdote, NTABARUMANIKA est à la base de récent voyage à Paris du Président du Burundi en vue de se faire décorer par une association “sombre” en France.

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