Burundi: L'affaire Bertrand Bilal Nzohabonayo- jeune franco-burundais exécuté A Joué-lès-Tours

Bertrand Bilal Nzohabonayo ( Photo: Bujumbura.be )
Bertrand Bilal Nzohabonayo ( Photo: Bujumbura.be )

A Joué-lès-Tours, ce samedi 20 décembre 2014,  en début d’après-midi, un jeune de 20 ans de nationalité française d’origine burundaise, Bertrand Bilal Nzohabonayo, a été exécuté dans un commissariat de police français…
Selon la version de la police française, Bertrand Bilal Nzohabonayo est rentré dans le commissariat de police avec un couteau en blessant 3 policiers. La police a été obligée, invoquant la légitime défense, de l’abattre.

Bertrand Bilal Nzohabonayo ( Photo: Bujumbura.be )
Bertrand Bilal Nzohabonayo ( Photo: Bujumbura.be )

Cela intervient alors que depuis quelques semaines aux USA, les – noirs américains –  se mobilisaient pour s’opposer à la violence policière faite à leur égard.  En France, les jeunes africains ( des caraïbes, du Maghreb et de l’Afrique noire ) vivent aussi avec des problèmes de discriminations forts tel que les vivent les noirs américains en Amérique. Ils sont discriminés pour leur couleur ou leur nom à consonance étrangère.  Ces jeunes se sentent  exclus du système … Majoritairement, ils vivent frustrés !  C’est ce qui fait qu’ à Bujumbura, on se pose la question de : Comment un jeune franco-africain de 20 ans, avec un couteau, peut-il  être une menace pour tout un commissariat pour arriver à faire un carton sur ce dernier ?
Mais enfin, la version officielle, venue de France,  qui a été lancée par les média, parle d’une affaire de terrorisme car ce jeune converti dit avoir crié “Dieu est Grand” en Arabe lors de son agression vis à vis des 3 policiers. C’est l’élément qui a orienté l’enquête vers un attentat motivé par l’islamisme radical.

Le jeune africain franco-burundais de 20 ans, fils issu d’une famille de divorcée burundais (africains), avait un cassier judiciaire pour des affaires de petite délinquance, trafic de stupéfiants, extorsion, vol à l’étalage et recel. Comment un jeune, avec ce type de profil, peut-il  du jour au lendemain basculer vers l’islamisme radical ?

Aujourd’hui de nombreux jeunes français ( Européens et Américains), surtout issus de familles décomposées, sont manipulés, par des spécialistes de la manipulation utilisant un langage comme l’emploi les sectes pour recruter dans les sales guerres qui se déroulent ces dernières années en Afganistan, en Irak, en Syrie, en Somalie, au Mali, au Nigéria ou en Lybie. Ces recruteurs foisonnent sur – internet – à travers les réseaux sociaux et Youtube qui sont devenus les nouveaux média favoris des jeunes.
Selon les spécialistes de nouveaux média, face à ces menaces d’un nouveau genre, surtout dans les pays largement connectés à internet, les parents doivent réapprendre à leurs enfants le même principe que lorsque l’on lit un livre. Avant d’écouter quelqu’un – éloquent qu’il soit – ,  il faut d’abord connaître la personne ( en regardant par exemple sur google, si la personne a fait des études ou pas  ou encore ce que disent les autres sur cette personne ). Si le portrait est négatif ou suspect mieux vaut alors l’éviter. Il faut utiliser le bon sens.  L’utilisation d’internet et des réseaux sociaux doit s’apprendre comme lorsque l’on découvre une nouvelle culture.

Si réellement  le jeune Bertrand Bilal Nzohabonayo a été -radicalisé- par les recruteurs de l’Islam Radical, selon les pistes des enquêteurs français, cela l’aurait été par le biais des réseaux sociaux, connecté par le réseau d’amis de son petit frère Brice Nzohabonayo qui est un fan de l’Etat Islamique -Daech -.
Ce lundi 22 décembre 2014, Brice Nzohabonayo, en vacance au Burundi chez son oncle,  a été arrêté par les Services de Renseignement du Burundi pour être entendu…

DAM, NY, AGNEWS, le lundi 22 décembre 2014.

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