Burundi : La réintégration des rapatriés de 2015, ex-fonctionnaires

Burundi : La réintégration des rapatriés de 2015, ex-fonctionnaires ( Photo : ppbdi.com 2019 )

Burundi : La réintégration des rapatriés de 2015, ex-fonctionnaires ( Photo : ppbdi.com 2019 )

SECURITE, SOCIETE, SOCIETE CIVILE – l’Association des femmes rapatriées du Burundi aide à la réintégration des rapatriés de 2015, ex-fonctionnaires.

Burundi : La réintégration des rapatriés de 2015, ex-fonctionnaires ( Photo : ppbdi.com 2019 )
Burundi : La réintégration des rapatriés de 2015, ex-fonctionnaires ( Photo : ppbdi.com 2019 )

BUJUMBURA, Mercredi 6 mars 2019 – Dans le cadre de la Politique Intérieur des Barundi, Mme MANIRAKIZA Godelieve, représentante légale de l’Association des femmes rapatriées du Burundi ( AFRABU) , lutte pour la réintégration des rapatriés, parmi les réfugiés burundais exilés suite à la Révolution de Couleur raté de 2015 au Burundi [ http://burundi-agnews.org/revolution-de-couleur/ ], notamment ex-fonctionnaires licenciés, dont leurs contrats ont été résiliés.
Son association est appuyée par M. NIVYABANDI Martin, Ministre burundais de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre, et de l’Assemblée Nationale.
Ces autorités fournissent un document autorisant toute personne rapatriée de regagner son poste de travail, à son ancien département, entreprise ou ministère, en gardant le même statut que ceux qui n’ont pas quitté le pays.
Mme MANIRAKIZA Godelieve explique qu’avec ce document, la vie devient de plus en plus facile pour les rapatriés.

Dans la tradition des Barundi, pour être FONCTIONNAIRE de l’Etat, il fallait : 1/ être UMURUNDI Y’INGOMA Y’UBURUNDI [*] , aimant UMWAMI Y’ABARUNDI ( LE CHEF DES BARUNDI ) pour sa filiation à LA FAMILE DE KIRANGA-RYANGOMBE, UMWAMI Y’ABANTU, représentant d’ IMANA ( DIEU, L’UNIVERS ) ; 2/ être reconnu comme MUSHINGANTAHE ( un(e) sage et un(e) juste ) dans sa colline d’origine par les divers communautés IMIRYANGO y résidant; et  3/ avoir été initié comme TUTSI, par la cérémonie du KWIHUTURA, faisant passer l’individu du statut de HUTU ( ou membre de la Corporation des métiers des Barundi ou Corporation de production des Barundi : https://burundi-agnews.org/culture/burundi-la-fierte-detre-hutu-chez-les-barundi/ , https://burundi-agnews.org/economie/burundi-la-societe-initiatique-des-hutu-ou-bahutu/ , https://burundi-agnews.org/hutu/ ) à celui de TUTSI ( ou de membre de la Corporation des Gestionnaires Juste Barundi : https://burundi-agnews.org/tutsi/ ) .
Toutes ces conditions permettaient de s’assurer de la sécurité et de la bonne gouvernance au sein de l’ETAT des Barundi, gouvernée par le MWAMI. Cet ETAT ou INGOMA Y’UBURUNDI devait être VRAI, JUSTE, et HARMONIEUX, soit vivre de l’UBUNTU.

[*] UMURUNDI Y’UMUHIMA (  c’est à dire un(e) Burundais(e) connu(e)  dans sa propre famille et à sa colline d’origine par les divers Communautés locales comme un individu opposé à toute autorité – familiale, collinaire, étatique etc. – , désordonné, injuste, immorale, recherchant le chaos  )    ne pouvait être TUTSI ou GESTIONNAIRE JUSTE ou FONCTIONNAIRE chez les BARUNDI. C’était  un interdit pour la propre sécurité des Barundi et surtout car antagoniste à l’UBUNTU.

DAM, NY, AGNEWS, http://burundi-agnews.org, Samedi 9 mars 2019

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