Burundi: Le M23 tente de montrer ses dents à l’ONU

Les réfugiés fuyant le M23 au KIVU en RDC à la frontière avec le Burundi
Les réfugiés fuyant le M23 au KIVU en RDC à la frontière avec le Burundi

Le M23 voudrait montrer à l’ONU qu’il peut déstabiliser toute la région. A la frontière burundo-congolaise, un bus tombe dans une embuscade, 2 morts et plus de 10 blessés… Le Secrétaire Général des Nations unies, S.E. Ban Ki-moon est attendu à Kinshasa  demain mercredi 22 mai…

Le Mouvement du 23 mars (M23)  en a profité pour déclencher une attaque au Nord-Kivu lundi à 10 KM de GOMA. Quelques heures auparavant, un groupe armé non identifié attaquait un Bus de civils à la frontière burundo-Congolaise.

m23burundiLes rebelles du M23 et les militaires congolais FARDC  se sont affrontés lundi 20 mai à Mutaho au Nord-Kivu.
Dans la nuit du 18 au 19 mai,  un bus de type coaster transportant 30 civils en provenance de Bujumbura a été mitraillé par un groupe lourdement armée près de la localité de Gatumba, en territoire burundais à la frontière congolaise.  2 citoyens burundais, innocents, ont trouvé la mort lors de cet acte terroriste. On déplore une dizaine de blessés.

Les services de renseignement burundais se veulent rassurants, et affirment être déjà sur une piste. D’après les bruits qui courent les renseignements burundais focaliseraient leur attention sur des réseaux burundais dormant “politico-militaire”, militant pour la cause dite “TUTSI” (hima), et en relation avec le M23. Depuis quelques jours, ces réseaux, utilisant des média burundais, tentaient de déstabiliser un cordon sécuritaire réunissant  des citoyens, l’ administration (dont la police), et  l’appareil judiciaire  mise en place particulièrement  dans cette région frontalière avec la RDC Congo et un peu plus au nord avec le Rwanda.

Une Brigade d’intervention de la Monusco est entrain de se déployer dans l’Est de la RDC. Bujumbura a accepté que son aéroport puisse servir de point de passage à cette force onusienne créée par la résolution 2098 des Nations unies, composée de 3 069 militaires, avec un mandat offensif pour sécuriser l’Est de la RDC. Selon le porte-parole de la police nationale, M. Elie BIZINDAVYI,  les enquêtes ont été amorcées immédiatement et se déroulent de façon progressive afin de ne pas se tromper sur la cible …

DAM, NY, AGNEWS, le 21 mai 2013

Facebook Comments