Burundi: La nécessité d’une politique juste de transport public

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Les bus  de  l’Office des transports en commun du Burundi (Otraco) ( photo: iwacu-burundi.org )

Les bus de l’Office des transports en commun du Burundi (Otraco) ( photo: iwacu-burundi.org )

Disposer d’un transport en commun à un prix juste pour conduire les enfants à l’école et les parents à leur travail.

A Bujumbura, vendredi 9 octobre 2015, AGnews s’est intéressé au transport public au Burundi. La journaliste Mme Blandine Niyongere, des confrères du “Le Renouveau” ( ppbdi.com ) a écrit un article intéressant sur le sujet. Elle sensibilise sur le problème du transport des enfants pour aller à l’école et des parents pour se rendre au travail. Elle pointe du doigt la vétusté des bus, le nombre réduit de bus mis à la disposition des citoyens et les conséquences négatives de ces manquements sur la vie socioéconomique du pays en générale.

Voici l’article de Mme Niyongere ( journaliste, ppbdi.com ) [ http://www.ppbdi.com/index.php/ubumwe/imibano/9-actualite/2941-les-bus-de-transport-pour-les-ecoliers ] :

“Les bus de transport pour les écoliers – Ils constituent un avantage pour les parents.  Le transport des enfants pour aller à l’école est un défi pour les parents. Chaque matin, au moment où les bus de transport se font rares, les écoliers se rendent à l’école avec retard. Des parents s’organisent pour louer des bus spécialement pour le transport de leurs enfants. Cela facilite la tâche des parents qui doivent eux aussi se rendre au service le matin. Il est autour de 7 heures et il n’y a aucun bus de transport dans certaines zones de la capitale. En parlant avec les chauffeurs de bus des quartiers du nord, ils font savoir que le manque de bus est dû au fait qu’ils ne sont pas nombreux alors que les clients sont nombreux. « Les bus sont chers et demandent de l’entretien. Ceux qui les achètent n’y gagnent pas beaucoup, d’où ils sont réticents quand il s’agit d’investir dans ce domaine. Les bus qui existent déjà sont vieux et ne sont pas très fonctionnels », a expliqué un chauffeur à Kamenge.
Toutefois, cela n’est pas la seule explication. On a constaté que chaque matin, à la même heure, les bus transportent d’abord les écoliers et les élèves avant de revenir prendre les fonctionnaires et autres travailleurs. Cela est un avantage pour les parents. « Il est difficile d’aller au travail à temps quand on doit d’abord déposer son enfant à l’école », fait savoir une maman. C’est pour cela que des parents s’organisent pour louer des bus. Par mois, ils paient le chauffeur qui prend les élèves à la maison pour aller à l’école et les reprend à l’école pour les rentrer. A part que les parents y gagnent du temps, les enfants peuvent aussi se rendre à l’école à temps sans problèmes.
Même si cela raréfie les bus chaque matin, ce système est venu aider les parents qui doivent laisser de petits enfants à la maison. On a constaté que les travailleuses domestiques dites « bonnes » profitent des heures où elles doivent amener les enfants pour errer dans les rues. En plus, on voit dans les rues des « bonnes » qui devancent les enfants et les laissent en arrière. Les enfants doivent alors se débrouiller pour la traversée de la route avec les accidents qui peuvent surgir.
Il ne faudrait pas oublier les chauffeurs irresponsables qui déposent les enfants à l’école et qui ne les reprennent pas. Cela se passe ainsi quand ils constatent que les clients sont nombreux et qu’ils peuvent encaisser de l’argent de toutes parts. Blandine Niyongere”.

Au Burundi, le transport est un des champs sur lequel L’État réfléchit… Si les citoyens burundais payent des impôts ou des taxes, bénéficier d’un système efficace et juste de transport en commun ( ou public ) leur permettrait de mieux comprendre la nécessité de payer des taxes afin de disposer d’une bonne politique fiscale juste socialement.

DAM, NY, AGNEWS, le mardi 13 octobre 2015

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