Burundi – Sécurité : Un ministre de la défense burundais de plus en plus inquiétant !

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DAM, AGNEWS, NY,  20/11/2007
Depuis quelque mois,  une reprise des combats a été observée à l’Est de la RDC notamment due à une force négative, toujours très agitée, celle du  très contesté NKUNDABATWARE.  Suite à une TRIPARTITE “3 + 1” (1), la Région a décidé de renforcer les frontières entre les pays en question pour quelles ne deviennent des passoires. Le Burundi  devait de la sorte s’assurer que son territoire ne soit pas traversé  par des milices de toutes sortes  en provenance soit de la RDC ou du RWANDA voisin. 
Le mois dernier, les forces de sécurité burundaises ont mis la main sur des jeunes en provenance de Bujumbura qui se ruaient vers le RWANDA soi disant pour aller épauler le rebelle Laurent NKUNDA au Nord KIVU…
Par la suite, une décision bizarre est venue du Ministère de la Défense burundaise, exigeant que l’on installe des camps de démobilisation du FNL-PALIPEHUTU (2) à CIBITOKE et BUBANZA. Alors que les provinces de Bubanza et Cibitoke, respectivement frontalière avec le Rwanda et la RDC, étaient en alerte rouge à cause des gesticulations régionaux géopolitiques, décrites succinctement plus haut !  De  nombreux députés de CIBITOKE n’ont pas accepté que leur province soit utilisé comme un terrain d’expérimentation d’une quelconque stratégie …  La  pierre qu’ a lancé le Ministre de la Défense, accompagné de son porte parole qui ne cessent  de nuire à l’image d’un Burundi  en reconstruction (3),  montre  aux observateurs averties que certains remous persistent à l’intérieur des Forces de sécurités burundais en pleine restructuration.  Une branche de militaires burundais ex-FAB, allié à l’ancien DICTATEUR BUYOYA  pensent pouvoir déstabiliser le pays dont le gouvernail démocratique est en marche plus que jamais ! Les gouverneurs de ces provinces regretten profondémentque les sites aient été choisis sans que le ministère de la défense ne les consulte
Déjà deux ans de démocratie, le Burundi sort de 40 ans de Dictature, basée sur une criminalisation socio-économique aiguë, responsable  de plus de 2 Millions et demi de victimes parmi la population.

(1)
Rencontres sécuritaires régionales organisée par Washington rassemblant la RDC, le Rwanda,l’Uganda et le Burundi.
(2)
Organisation  politico-militaire burundaise déstructurée  fin 2003 à la suite d’une blessure  mortelle occasionnée à son chef  charismatique, Agathon RWASA.  Ce dernier récupéré en RDC par des “Rwandais”, il aurait été emmené au KENYA en vue de se refaire une santé.  Pourtant frapper d’un mandat d’arrêt international britannique, Rwasa est ressuscité politiquement en 2005 par le FRODEBU et l’UPRONA,en vue des scrutins 2005.Rwasa appellera ses partisans à ne pas voter pour le CNDD/FDD.  Aujourd’hui, le FNL-PALIPEHUTU est devenu un enjeu géopolitique  régional considérable. Il est une coquille vide que chacun utilise à bon escient !   Il suscite des intérêts antagonistes d’une part  entre l’Europe (France & Belgique) et l’Afrique du Sud, entre le Rwanda et la RDC, et finalement entre le pouvoir démocratique de Bujumbura et l’ancien régime de la Dictature.  Selon les bruits, BUYOYA, ex-dictateur burundais, mise sur la réalisation d’un cartel politique en 2010 entre le FRODEBU, l’UPRONA, allié à un FNL-PALIPEHUTU de circonstance (un groupe dit de modérés, type Arusha G7/G10), pouvant rassembler  autour d’autres petits partis.
(3Burundi: circulation nocturne interdite depuis ou vers Bujumbura – AFP – / Grande peur la nuit sur le Burundi (reportage Edgar Charles Mbanza) /Le Palipehutu-FNL attaque l’Ouest du Burundi (ITEKA)Embuscades au Burundi: 4 morts (PANA)

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