Burundi/globalisation: Une société civile faite d'activistes d'un nouveau genre

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Le président Barack Obama a demandé la libération de Pierre Claver Mbonimpa et a insisté sur l’importance d’une société civile forte

S.E. le président Barack Obama a demandé la libération de Pierre Claver Mbonimpa et a insisté sur l’importance d’une société civile forte

Lorsque ,  le Président des USA, S.E. OBAMA et des  Parlementaires Européens exigent la libération de M. Mbonimpa ( qu’ils arrivent à prononcer …), pour un citoyen ordinaire, cela pose la question de savoir qui est ce Monsieur ?   M. Pierre Claver Mbonimpa  est  – activiste globale burundais –  !

A Bujumbura, ces derniers jours,  des citoyens Barundi avec des Parlementaires burundais réfléchissent ensemble sur la mise en place d’une nouvelle  loi  régissant  la société civile du pays.
En effet, ces dernières années, et  plus particulièrement ces derniers mois, on remarque que de nombreuses associations dite de la société civile burundaise ( couvrant les Droits de l’Homme, les média, ou certaines corporations ) ne se réfèrent plus à leur pays qu’est le Burundi mais bien à l’Union Européenne ( la Belgique et la France) ou encore aux USA etc.  Plus précisément, ces organisations, avec des leaders charismatiques  (car ils sont généralement élus à vie  ),  ne travaillent  pas pour le bien de leur pays mais bien pour des intérêts étrangers. Par exemple, dernièrement,  après la visite ou le contact avec certaines personnalités européennes en place au Burundi, le Président du PARCEM a pris la parole au niveau des Média  pour défendre la résolution de l’Union Européenne en évoquant les Accords de Cotonou contre son pays.
En réalité, il s’agit d’un nouveau type d’activisme, propre à la globalisation. Ces activistes burundais travaillant pour des Étrangers doivent pouvoir être distinguer des autres activistes nationaux travaillant pour les développements socio-politique et économique du Burundi.  Le monde devient complexe !

Car, on le voit aujourd’hui dans l’affaire Mbonimpa Pierre Claver, au nom de la liberté d’expression, le Parlement Européen et les USA qui ont des intérêts totalement différents de ceux des Barundi (du Burundi), conçoivent qu’il faut être libre de s’exprimer ( ailleurs que chez eux)  lorsqu’il s’agit de :
“-Propager des mensonges, même de nature à nuire à l’existence de la nation( Imminence de génocide, Entraînement militaires en vue d’attaquer le Burundi..) comme l’ a fait M. Mbonimpa à l’égard du Burundi ;
-Faire des manifestations dangereuses et non autorisées (cfr MSD) quitte à prendre en otage des agents de l’ordre (des Policiers) ;
-Dénigrer les autorités et l’autorité en général ( L’administration, l’armée, la police, la justice… Bref, l’Etat de Droit burundais et la Démocratie burundaise ) par des insultes publiques, de la calomnie, de la globalisation ;
-Propager de fausses informations ( par ex. les fosses communes de Kirundo ou alors le cas de Kumase etc.) ;
-Etc.”
Au nom de la liberté d’expression, ces activistes globaux  sont souvent munis d’une couverture de messager de la paix dans le monde, attestée par une multitude de titres honorifiques attribués à l’étranger, et non dans leur propre pays,  leur donnant un accès illimité à tous les média.
Selon les discussions en cours, entre ces citoyens Barundi et ces Parlementaires, ces nouveaux activistes de la globalisation doivent pouvoir trouver un cadre clair au niveau de la législation burundaise, montrant qu’il s’agit bien de Burundais travaillant pour des intérêts Étrangers.
La société civile burundaise – nationale ( des Barundi qui travaillent pour développer leur pays, en étant des adjuvants en aide à l’Etat burundais,  comme la Société Civile Citoyenne (SOCIC)  ou  la Plate-forme Intégrale Burundaise pour l’Efficacité de l’Aide au Développement (PISC) –  à  ces derniers jours exprimée son inquiétude à voir que les financements d’aide à l’épanouissement de la société civile au Burundi étaient toujours destinés aux associations de ces activistes globaux ( notamment regroupés dans FORSC ) au détriment des autres acteurs civiles nationaux. Et pourtant, souvent, ces subventions, en jouant des jeux administratifs subtils entre bilatéralisme et multilatéralisme,  sont des crédits déguisés, qui deviennent, en réalité, des dettes d’État qui devront être remboursés par les citoyens Barundi.

A quelques mois des élections burundaises de 2015,  la sécurité burundaise attire l’attention sur ces fameux phénomènes sociaux qui apparaissent souvent dans le Monde, liés à la globalisation et utilisant, comme vecteurs,  les Jeunes et  le 4ème Pouvoir que sont les Média,  qui, en connivence avec ces acteurs globaux  ou agents étrangers, agissant pour créer des bouleversements à travers le Monde : Des changements de régimes. Ce sont ce que  l’on appelle, dans le jargon : les nouveaux Coup d’Etat “virtuelle”.  Ce nouveau type d’attaques contre des États a été utilisé en TUNISIE, en Libye, en EGYPTE, et en SYRIE lorsque l’on parlait du Printemps Arabe …  D’après des sources sécuritaires burundaises,  apparemment, certains labos étrangers ( notamment Français – le réseau de la FranceAfrique -, agissant particulièrement au nom du gouvernement Français,  à partir du Conseil de Sécurité à l’ONU )  voudraient le tester au Burundi.  Le problème est qu’ils  ne disposent pas de la jeunesse burundaise dans leur poche ! D’où leurs campagnes anti – imbonerakure –  qui sont des jeunes burundais pro Etat du Burundi ! Ces derniers mois de nombreuses conférences ont été financées par des Étrangers pour toucher  les jeunes burundais.    A partir de 2017, une nouvelle ère commence au Burundi. Car, grâce au potentiel énergétique ( l’électricité)  que disposera le pays,  le Burundi pourra désormais commencer à jouir économiquement de son industrie minier  ( Nickel, Coltan, Or, Pétrol, Terres Rares etc. ).  Ainsi, début 2010, avant les élections démocratiques,   une tentative de –  coup d’Etat militaire classique –  ( reposant sur quelques officiers  militaires burundais – Hima  – de l’ancienne armée du Burundi sous la Dictature )  avait été déjoué au Burundi juste avant celui du Niger, qui lui avait réussi. Aujourd’hui, ce même réseau France-Afrique n’ayant plus la main sur les militaires burundais,  cherche à faire autrement !  Aux dernières élections en RUSSIE, le monde avait pu remarquer que les jeunes activistes “russes”, financés par l’EUROPE et les USA, avaient failli faire capoter les élections Russes. Si la Russie, institutionnelle, n’était pas forte  et  n’avait pas pu disposer d’une “frappe dissuasive médiatique”, avec son réseau d’anciens journalistes et agents, tisé en Occident pendant la guerre froide, le changement de régime en Russie aurait eu lieu.  S.E.  M. Vladimir Poutine  n’aurait pas été Président.  Une fois élu, le Président Poutine avait dès lors exigé que, désormais, il fallait savoir qui était qui en Russie au niveau des acteurs civiles agissant sur le territoire Russe.
Au Burundi, il ne faut pas interdire ces acteurs globaux mais il faudrait qu’une loi puisse permettre de savoir qui et qui…
En conclusion, la question de ces acteurs globaux deviennent une question éminemment sécuritaire à prendre urgemment en compte.

DAM, NY, AGNEWS, le jeudi 25 septembre 2014

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