M. BARIBONEKEZA Jean Baptiste, Président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l'Homme CNIDH au Burundi ( Photo: CNIDH )

Burundi : CNIDH critique les icônes des organisations des Droits de l’Homme

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M. BARIBONEKEZA Jean Baptiste, Président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l'Homme CNIDH au Burundi ( Photo: CNIDH )

M. BARIBONEKEZA Jean Baptiste, Président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme CNIDH au Burundi ( Photo: CNIDH )

Le CNIDH critique les organisations des Droits de l’Homme qui mènent une lutte d’influence géopolitique au lieu de défendre les Droits de l’Homme.

A Bujumbura, ce vendredi 20 mai 2016, M. BARIBONEKEZA Jean Baptiste, Président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme CNIDH au Burundi, a condamné la diffusion des informations non vérifiées, non équilibrées, exagérées, et parfois mensongères relayées par certains individus, media et organisations, concernant l’évolution de la situation sécuritaire et des droits de l’homme au Burundi.

Le CNIDH vise particulièrement, sans les citer, par exemples :

– le Haut Commissariat des Droits de l’Homme des Nations Unis [ http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/TortureDetentionAuBurundi.aspx ] qui sort souvent des chiffres choques mais ne reflétant pas la réalité ;
– le FIDH [ https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/burundi/ ] qui évoque des dynamiques génocidaires alors que sur place on ne voit pas ce Génocide en cours ;
– le HRW [ https://www.hrw.org/fr/afrique/burundi ] qui parle d’atteintes à la liberté d’expression ou qu’il faut éloigner le Burundi du précipice alors que le Burundi est un des pays d’Afrique à garantir une liberté d’expression [ http://www.cnc-burundi.org/ ] et que surtout le pays est en paix avec une sécurité généralement bonne.

– le HCR [  http://www.unhcr.org/fr/news/stories/2016/3/56d9a610c/violences-burundi-250-000-refugies-burundais-fui-avril-2015.html ] alors que des réfugiés rentrent au Burundi, le chiffre demeure de 250 000 depuis des mois.
– et l’ICG [ http://www.crisisgroup.org/en/regions/africa/central-africa/burundi.aspx ] qui revient sur le 3ème mandat alors que la Justice burundaise a déjà tranché sur cette question et que les élections démocratiques de 2015 ont déjà eu lieu.

Toutes ces organisations font de la lutte des Droits de l’Homme, une lutte d’influence géopolitique.  Les USA, la France, la Belgique, le Rwanda et l’ancienne élite Hima burundaise ( du Dictateur BUYOYA et de M. Alexis SUNDUHIJE ) sous la dictature ( 1965-66 à 2005 ) ont tenté une Révolution de Couleur au Burundi ou un Changement du régime démocratique en place en 2015, en s’appuyant sur l’argument du 3ème mandat présidentiel, pourtant validé le mardi 5 mai 2015 par la Cour Constitutionnelle du Burundi. Ces organisations ne font aucune allusion à cette agression géopolitique internationale qui est la cause de la crise actuelle au Burundi.

Voici la déclaration dans son entièreté : http://cnidh.bi/sites/default/files/D%C3%A9claration%20de%20la%20CNIDH%20du%2020%20mai%202016%20Fr.pdf ou http://burundi-agnews.org/wp-content/uploads/2016/05/Declaration_de_la_CNIDH_du_20mai2016Fr.pdf

Au Burundi, cette déclaration du CNIDH est faite à la veille de la reprise du dialogue politique entre les réseaux de l’ancienne dictature Hima burundaise et l’Etat sous la facilitation régionale de l’East African Community EAC à Arusha en Tanzanie.

DAM, NY, AGNEWS, le lundi 23 mai 2016

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