Burundi/Société civile: Buyoya Pierre, le Pol Pot des Barundi.

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Buyoya, le Pol Pot du Burundi

A Phnom Penh, au nom de la réconciliation nationale, le procès historique de quatre hauts responsables politiques du régime Khmer Rouge, qui a fait 1,7 million de morts entre 1975 et 1979, s’ouvre ce lundi, sous très haute sécurité, devant les Chambres extraordinaires des tribunaux cambodgiens (CETC), présidé par le président du tribunal spécial, Nil Nonn. Les quatre accusés qui comparaissent à Phnom Penh sont Nuon Chea, l’idéologue et ex-adjoint de Pol Pot (le chef des Khmers rouges, décédé en 1998), l’ancien chef d’Etat Khieu Samphan et les ex-ministres Ieng Thirith (Affaires sociales) et Ieng Sary (Affaires étrangères). Ils sont assis côte à côte, sans menottes, leurs visages dissimulés par un rideau.

Au Burundi, la société civile, dont le CIRID (Centre indépendant de Recherches et d’Initatives pour le Dialogue) [1], exige l’arrestation immédiate de l’ex-Dictateur Buyoya.  Buyoya, le Pol Pot burundais, vit encore …  Il est responsable : des massacres de NTEGA MARANGARA (1998); de l’assassinat de Feu Ndadaye Melchior (1993) ; de la guerre civile burundaise (1993-2003); et des camps de concentration au Burundi avec ses 1,2 millions de victimes (1996 – 2001). On parle de près de 400 000 morts…

Dans le cadre de la réconciliation nationale burundaise, les autorités barundi viennent de mettre en place une commission technique en vue d’asseoir avant mars 2012, une CNVR – la Commission Nationale Vérité Réconciliation. La panique commence peu à peu à se faire sentir dans le camp des criminels burundais. Ce qui explique cette nervosité et surtout aussi ces nouveaux crimes, depuis les élections de 2010 … Leur objectif est désormais connu. Il s’agit de terroriser le pouvoir CNDD/FDD en place au Burundi. Ce parti doit se taire …“, explique un député Rundi de la circonscription de Gitega.

 

 

Le C.I.R.I.D. [1], au nom de son président, M. Déo Hakizimana, a félicité aux Nations Unis le Canada pour son refus d’octroyer l’asile politique à M. Mukasi Charles, ancien ténor de l’UPRONA,ex- parti unique sous la Dictature sanglante des leader Bahima (Micombero/Bagaza/Buyoya) du Burundi qui a fait 2,5 millions de victimes en 40 ans (1965-2003) et 900 000 mille morts parmi les Bahutu Barundi[2].

L’interview de M. Déo Hakizimana a fait un véritable buzz sur Youtube[3].  Il  a rappelé que le président Buyoya Pierre est le principal présumé coupable de l’assassinat du Président Feu Melchior Ndadaye. Et il semble intouchable encore au Burundi…

Le Président du CIRID, M.Déo Hakizimana, affirme, comme il l’a révélé publiquement le 16 juin 2011 lors de la réunion de la 17 ème session des Droits de l’Homme, qu’il aurait été approché par des individus afin de préparer un Coup d’Etat au Burundi.

M. Hakizimana Déo, dit de manière très explicite que c’est M. Buyoya qui est derrière les maux que connaît le Burundi. Il évoque ” – des forces invisibles – que l’on n’arrive pas à débusquer … Il y a derrière tout cela un certain nombre de gens qui opèrent dans le secret et qu’il faut maintenant commencer à dénoncer”. Il faut le faire d’urgence !

 

Buyoya est une institution autour de laquelle il se dit beaucoup de chose depuis vingt ans“, explique M.Déo Hakizimana. Il y a 23 ans (1988) M. Hakizimana Déo, avec une cinquantaine d’individus de la société civile Rundi, ont adressé “une lettre ouverte” au Dictateur sanguinaire burundais, M. Buyoya Pierre, afin qu’il stoppe d’assassiner des innocents … M.Hakizimana Déo parle des massacres de Ntega Marangara où près de 100 000 Bahutu Barundi ont trouvé la mort.

L’impact international de cette lettre a amené le Burundi vers un système pluraliste qui a débouché en 1993 à l’élection de S.E. Feu Ndadayé. Ce dernier, après trois mois au pouvoir, a été sauvagement assassiné. “Buyoya … On parle beaucoup de lui dans les présumés responsables de l’assassinat du premier président démocratiquement élu.“,dit le Président du CIRID.  M. Hakizimana Déo est gêné par le silence de l’ONU à Genève qui a enquêté sur cet homme notamment, et qui détient “des vérités capables de servir de cadre pour qu’une justice internationale puisse se mettre à l’oeuvre mais ce sont des conclusions qui sont restés dans les tiroirs. Le document exclusif dont je vous parle (concernant le dictateur Buyoya) ne tombe pas” du ciel … Toutefois M. Hakizimana Déo ne dénonce pas en tant que procureur, il le fait en tant que témoin et militant des Droits de l’Homme. Selon M. Hakizimana, il y a une urgence que la communauté internationale cesse d’être hypocrite et “demande à Buyoya d’expliquer ce qui se dit autour de lui …”

 

 

Le CIRID est une organisation non gouvernementale africaine et internationale, à but non lucratif, apolitique et non confessionnelle, fondée à Genève en 1996. Le Cirid bénéficie du Statut consultatif spécial auprès de l’Ecosoc, le Conseil économique et social des Nations Unies, à New York.

Le CIRID est soutenu dans cette démarche [3] par les diverses associations des victimes de la dictature sanglante des Bahima Barundi, en vue de la consolidation de la paix au Burundi et du soutien de la politique de développement autour du projet 2025 de S.E. Nkurunziza Pierre, président du Burundi. Les victimes barundi, traumatisées par cette dictature, exigent un mandat d’arrêt immédiat contre le dictateur Buyoya.

 

 

Notes:

 

[1] Centre Indépendant de Recherche et d’Initiative pour le Dialogue, Institution bénéficiaire d’un statut consultatif auprès de l’Ecosoc (Nations Unies): http://www.cirid.ch/

[2] Le Génocide du Burundi, http://burundi-agnews.org/genocide.htm et les camps de concentration au Burundi , http://burundi-agnews.org/ccburundi.htm

[3] Interview de M.Déo Hakizimana aux Nations Unis : Http://www.youtube.com/embed/zkTghLRuWC0?rel=0 & http://www.youtube.com/embed/rC3rIBrn8Lg?rel=0

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