Burundi: Une -arrogance- de Me Bertrand Debosque du CNB de France peu appréciée

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Me Bertrand Deosque,  élu au Conseil National des Barreaux de France (CNBF)

Me Bertrand Deosque, élu au Conseil National des Barreaux de France (CNBF)

A Bujumbura, ce mardi 18 février 2014, le chef de délégation du Conseil National des Barreaux de France (CNBF), Me Bertrand Debosque,avec quelques collègues, étaient de passage au Burundi pour donner une  formation aux avocats burundais du Barreau de Bujumbura  sur la déontologie et la saisine des juridictions internationales. Une signature d’une convention de partenariat entre le Conseil national des barreaux (CNB) de France et ledit barreau était aussi à l’ordre du jour…

Cette visite s’est faite  en ouvrant une blessure … En effet, le  bâtonnier   Me Bertrand Debosque est apparu comme quelqu’un d’arrogant vis a vis de certains Barundi.  Selon de nombreux Barundi, il a méprisé le Barreau de Gitega ( province centrale du Burundi, ancienne capitale du Burundi sous la Monarchie  – pendant  la période  d’occupation ou de colonisation allemande ). Beaucoup d’avocats du Burundi n’ont pas apprécié que  Me Bertrand Debosque entre dans le conflit qui oppose les avocats burundais.
D’un côté, on a ceux de Bujumbura ( le Barreau de Bujumbura ) qui sont majoritairement les avocats représentant l’élite de la Dictature militaire burundaise, celle des Bahima burundais (Micombero, Bagaza, Buyoya)  qui a fait en près de 40 ans de règne plus de 4,5 Millions de victimes Barundi. Et de  l’autre, le Barreau de Gitega où l’on retrouve  les avocats qui ont une affinité particulière avec la Démocratie et le nouveau régime  qui a permis au retour de la démocratie au Burundi.
Le malheureux avocat français, apparu comme une personnalité respectable mais certainement ne maîtrisant pas le contexte,  s’est rangé à la défense de l’élite de la Dictature burundaise.   C’est à dire celui des camps du bâtonnier a.i. de l’Ordre des avocats de Bujumbura, Me Gabriel Sinarinzi  et celui de son prédécesseur Me Isidore Rufyikiri radié de l’ordre des avocats  de Bujumbura il y a quelques semaines.

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(Vidéohttp://www.telerenaissance.bi/index.php/actualites/journal/203-les-avocats-burundais-et-la-delegation-du-conseil-national-des-barreaux-de-france-accusent-le-gouvenement-burundais-de-persecuter-le-barreau-du-burundi )

Un avocat du Barreau de GITEGA, voulant requérir l’anonymat a ajouté à notre correspondant AGnews:” Derrière tout ceci, se cache aussi  un conflit entre le Burundi et – la France qui a mis en place la Dictature militaire burundaise  et qui la soutient encore… La France compte faire un sale coup aux dirigeants actuels burundais !  En effet, la France a depuis 2009, avec les dispositions relatives à la compétence universelle, contenues dans le code de procédure pénale aux articles 689 (et suivants) la possibilité à partir de juridictions françaises de poursuivre et juger les auteurs d’infractions commises hors du territoire français lorsqu’une convention internationale leur donne compétence pour connaître de l’infraction. Peuvent ainsi faire l’objet de poursuites les auteurs ou complices d’actes de torture, de terrorisme, d’utilisation illicite de matière nucléaire, de piraterie maritime et aérienne et de corruption”.  
L’avocat termine: “La visite du CNB de France, sous la bienveillance du Quai D’Orsay est à comprendre dans ce sens”.

DAM, NY, AGNEWS, le 19 février 2014

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