Burundi-CNDD: A propos des 63 hutu massacrés dans les camps de concentrations de type NAZI

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22/5/1997 -©D.C.I.M.I news 1997

Cabinet du Porte-Parole

COMMUNIQUE N°87

A propos des 63 hutu massacrés dans les camps de concentrations de type NAZI

1. Le CNDD dément la fallacieuse affirmation de la Radio du Gouvernement Buyoya (RTNB) selon laquelle “des rebelles ont attaqué des camps de regroupés à MURWI et à BUGANDA” situés dans la province CIBITOKE. La radio, en question, d’établir un bilan maccabre de 63 tués et de 12 blessés le dimanche 18 mai 1997.

2. Il faut savoir que l’oeuphémisme “camps de regroupés” cache mal la vraie image d’authentiques camps de concentration de type NAZI où l’armée de Buyoya incarcère les civils hutu. Dans 6 provinces sur 15, l’armée de Buyoya a procédé au déracinement de plus de 800.000 paysans hutu arrachés de leurs lopins de terre et forcés de se regrouper dans les hameaux stratégiques de type NAZI où les attend la mort par privation de toit, de nourriture, d’eau potable et par des épidémies comme la typhoïde, le choléra et la dysenterie sans épargner les enfants, les femmes enceintes et les vieillards. Ces camps étant gardés par l’armé de Buyoya, la preuve est ainsi faite que les 63 civils tués et les 12 blessés ont été massacrés par cette même armée monoethnique tutsi en rébellion contre la démocratie. Bien entendu, tombe d’elle-même, la prétendue collaboration des FDD avec les FAR et les Interahamwe dans l’accomplissement de ce forfait ignoble. Du reste, les FDD n’ont jamais collaboré avec ces forces de l’ancien régime rwandais. Cela est déjà prouvé.

3. Le CNDD confirme le chiffre de 800.000 personnes emprisonnées dans ces camps de la mort; un chiffre avancé par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui, dans son rapport remis à l’ONU le 11 mars 1997, fait état de 1.000 morts par jour. Le CNDD s’inquiète de l’ampleur que cet hécatombe a pris, depuis cette dernière date.

4. Le CNDD dénonce le bataillon métallique de l’armée de Buyoya, un bataillon infesté par le SIDA et chargé de violer les femmes et les filles de ces camps afin de leur innoculer le SIDA et ainsi répandre cette grave maladie chez les Hutu. Ce bataillon a été particulièrement cruel à Bubanza et à Kayanza. Un autre détachement de cette armée de Buyoya organise l’empoisonement pur et simple dans ces camps de la mort.

5. La junte militaire de Buyoya a comme objectif de regrouper de force au moins 1 million de personnes dans de tels camps de la mort, visant les populations hutu résidents aux abords des villes ou aux centres de négoce, dans l’intention de créer une zone tampon, no-man’s-land, entre les centres urbains sous son contrôle et les zones rurales, fief des populations hutu. C’est l’exécution du PLAN génocide et apartheid connu sous le nom de “PLAN SIMBANANIYE”.

6. Lors du sommet du 16 Avril, les Chefs d’Etat de la région des Grands Lacs ayant exigé le démantellement de ces camps de la mort, le CNDD demande qu’il soient conséquents et qu’ils réstaurent les sanctions économiques en représaille au maintien de ces camps.

Pour le CNDD, Jérôme NDIHO Membre du Comité Exécutif Porte-Parole.

“Considérant qu’il est essentiel que les droits l’homme soient protégés par un régime de droit Porte-Parol pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression, (…)” (1)(1) Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Préambule, paragraphe

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