Burundi: L’Industrie égale 15,8% du PIB contre 5,4% en 2008 (Gvt).

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Vice President du Burundi,  S.E. Gervais Rufyikiri au  « Burundi Cement Company »  (Buceco)  Photo ppbdi.com

Le Vice Président du Burundi, S.E. Gervais Rufyikiri, accompagné de Mme Victoire Ndikumana, ministre du Commerce et de l’industrie, était, en début de semaine,  à la province de Cibitoke, afin de constater les progrès du secteur industriel national …  Ils  ont  été  au Burundi Cement Company (BUCECO) et à une usine de transformation de tomates et de piment .
Le Burundi  tente de faire décoller son industrie, et plus particulièrement le minier. Il est mondialement connu pour produire du thé et du café,  mais actuellement ce pays envisage  d' y ajouter à ce panel :  les fruits.  Ainsi  S.E. Gervais Rufyikiri en a profité pour appeler tous les investisseurs potentiels intéressés au secteur de transformation de fruits…

L'industrie au Burundi est majoritairement agro industrielle. Elle traite principalement les matières premières agricoles (café, du thé, du coton, du bois de construction et des huiles de table … ).  Il existe de nombreuses petites industries (à échelle réduite) qui elles, fabriquent des articles de tous les jours tel des chaussures, des édredons, des meubles, du savon, des marchandises faites de métal et des insecticides.  Ces dernières années, l'industrie du bâtiment est un nouveau venu dans le secteur. Avec les multiples campagnes de plantations de fruits à travers tout le pays, lancées par le gouvernement, les fruits font leurs entrées dans cette bataille industrielle.  Cette semaine, S.E. Gervais Rufyikiri, Vice Président du Burundi,  en a profité pour se rendre sur le terrain …

Le vice-président du Burundi, S.E. Gervais Rufyikiri, en commune Rugombo de la province Cibitoke (nord-ouest), s'est rendu compte des progrès réalisés dans le domaine de l’industrialisation du pays.
– A l’usine du ciment Burundi Cement Company, le Vice Président a apprécié les succès de cette entreprise qui a débuté en janvier 2011 et qui crée de  l’emploi dans la région. S.E. Gervais Rufyikiri a constaté le besoin d'électricité en vue d'augmenter sa productivité. Il a promis que le gouvernement allait faire le nécessaire  pour fournir aux industriels de l’électricité en quantité suffisante.
– Par la suite, le Vice Président s'est rendu à l’usine de transformation de tomate à double concentré et du piment avec de l’huile.S.E. Le vice Président du Burundi, Gervais Rufyikiri
– Quelques semaines auparavant, S.E. Nkurunziza Pierre, le très populaire Président du Burundi, était allé visiter à Ngozi, le champ de Vyerwa qui s’étend sur une superficie de 220 hectares et comprend aujourd'hui plus de 100.000 avocatiers et 1.000.000 d’ananas avec une récolte estimée entre 2 et 3.000.000 d’ananas pour la seule année 2012. Aux alentours de ce champ, une association des commerçants est en train de construire une usine de transformation des fruits…
Le Vice Président a constaté que les Barundi travaillent beaucoup …  Tout cela explique pourquoi, S.E. Rufyikiri,vice président du Burundi, en fin de visite, a appelé tous les investisseurs (1) à venir appuyer le secteur industriel du Burundi. Le message est clair : en ce moment, le gouvernement du Burundi appuie fortement tous les investisseurs privés et surtout ceux qui investissent dans l’agro-alimentaire. Les agriculteurs barundi sont de plus en plus en surproduction.  Les unités de transformation dans le secteur de l’agro-alimentaire sont véritablement  prisées, à l’instar du CAPADE ( Collectif des Associations des Producteurs Agricoles pour le Développement )  avec leurs machines connectées à l'électricité par la REGIDESO.

La ministre burundaise de l'Industrie, Mme Victoire Ndikumana, rappelle que l'industrie , c'est aujourd'hui 15,8% du Produit Intérieur Brut (PIB) contre 5,4% en 2008.  Concrètement, l'industrialisation au Burundi permet par exemple des recettes d'exportation de thé du Burundi en augmentation de 19% en février pour cette année 2012…  Le véritable challenge, pour décoller sérieusement, demeure  la levée du déficit énergétique qui  est en cours.  Les besoins de consommation courante en électricité s'élève à quelque 120 MW. Le Burundi a besoin d'un minimum de 270 MW pour pouvoir exploiter certains de ses gisements de minerais tel  le nickel, le coltant, l'or, l'Uranium, etc.).


 (1) Agence Burundaise de promotion des investissements [ http://www.burundi-investment.com ]
DAM, NY, AGnews, le 28 mars 2012.

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