M. Rurema Déo Guide, Ministre burundais de l’Agriculture et de l’Elevage ( Photo : ABP 2017 )

Burundi : L’Etat discute avec la filière café des revenus

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M. Deo Guide RUREMA, Ministre burundais de l'agriculture et de l'élevage ( Photo : RTNB 2017 )

M. Deo Guide RUREMA, Ministre burundais de l’agriculture et de l’élevage ( Photo : RTNB 2017 )

ECONOMIE – L’Etat organise un Forum de discussion avec les différents acteurs de la filière café sur les revenus

A Muyinga, ce lundi 27 novembre 2017, M. Rurema Déo Guide, Ministre burundais de l’Agriculture et de l’élevage , a organisé un forum de discussion avec les différents acteurs de la filière café, concernant les activités des différents maillons de la chaîne de valeurs, afin de mettre en place une bonne orientation des activités de la filière depuis les pépinières jusqu’à la commercialisation du café sur le marché international.

L’ETAT encadre d’avantage la filière café afin de porter des améliorations sur la productivité en qualité et en quantité.

Au Burundi, les agriculteurs, les cafetiers, et les commerçants de café appartiennent tous à la corporation de production de l’ETAT des BARUNDI, appelée HUTU.
Le problème du secteur CAFE au Burundi est que :
1/ Le commerçant burundais ou les ONG sur place achètent le café à l’Agriculteur burundais par exemple 1 USD le Kilogramme ;
2/ Ce commerçant et ces ONGs le vendent à une société intermédiaire en dehors du Burundi ;
et 3/ Cette société intermédiaire vend dans une BOURSE ce café à plus de 100 USD le Kilogramme.
L’Office Burundaise des Recettes OBR ( L’ETAT ) va taxer seulement l’Agriculteur, le Commerçant ou l’ONG au Burundi, concernant 1 USD le Kilogramme, car, au Burundi, il n’existe pas des IMPOTS et TAXES sur LE CAPITAL MOBILIER DES ACTIONS POSSÉDÉES EN BOURSE, SOIT LES TRANSACTIONS BOURSIÈRES.
Ce que l’on remarque dans la réalité est que ces COMMERCANTS ou ONGS, eux, souvent possèdent des actions boursières sur ce café vendu par la suite. De plus en plus, des Agriculteurs malins eux aussi achètent des actions de leur café. Ainsi, la boucle est bouclé. Le seul qui y perd c’est l’ETAT, donc la collectivité burundaise. C’est à dire que les HUTU BARUNDI ne produisent plus pour l’ETAT DES BARUNDI. C’est un dysfonctionnement du SYSTEME DES BARUNDI ( INGOMA Y’ABARUNDI – L’ ETAT ) basé sur l’UNITE SOCIALE, seul VERITE JUSTE ET HARMONIEUSE. Pour corriger cette injustice, l’ETAT doit jouer la GLOBALISATION mais en préservant SA LOI : a) mettre en place des IMPOTS et TAXES sur LE CAPITAL MOBILIER DES ACTIONS POSSÉDÉES EN BOURSE; b) interdire par une LOI aux BARUNDI de posséder des actions boursières CAFE MADE IN BURUNDI ; c) ou acheter les actions boursières CAFE MADE IN BURUNDI.
Les cas b et c mettraient l’ETAT en infraction avec la LOI FISCAL BURUNDAISE. Donc il ne reste à l’ETAT que l’option a, consistant à mettre en place des IMPOTS et TAXES sur LE CAPITAL MOBILIER DES ACTIONS POSSÉDÉES EN BOURSE

DAM, NY, AGNEWS, http://burundi-agnews.org/, le mercredi 29 novembre 2017

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