Histoire : Le mois de Juillet pour les Barundi.

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MICOMBERO et BUYOYA : Les deux plus grands criminels de l'HISTOIRE du BURUNDI sont de la même famille et n'ont pas encore été jugés pour leurs crimes.

 

 Juillet 1962   : Le Burundi (ancien Urundi du Ruanda Urundi) devient  indépendant.

1 Juillet 1968 :   MICOMBERO dévoile quelques coins de son "plan-génocide" lors de son discours du ler juillet.  Il  y explique sa tactique : quand on a un fagot à brûler, il vaut mieux s'y prendre arbrisseau par arbrisseau, sinon on se complique la vie.  Il faut rappeler que ce plan bien connu sous le nom de plan SIMBANANIYE aurait été  concocté par André MUHIRWA, Arthélomon SIMBANANIYE et quelques uns de leurs amis politiques dès 1962.  Mais, ce "plan diabolique", est échafaudé en juillet 1967, avec pour intention d'amener les deux ethnies (Tutsis 15% et Hutus 85%) à égalité.   Quelques jours après, huit officiers belges de l'Assistance Technique furent remerciés de leurs services sous le prétexte d'ingérence dans les procédures "normales" du recrutement. Par après, de graves accusations furent montées de toutes pièces contre les éléments, citoyens de l'ethnie hutu, de l’armée pour pouvoir réaliserune purge contre les Hutu en 1969 (*).

Juillet 1972 :  A la fin du mois de juillet 1972,  le Régime MICOMBERO  cesse ses massacres systématiquescontre les citoyens burundais de l'ethnie HUTU débutés  en avril, trois mois plus tôt.

2 Juillet 1985 : Cité dans le Rapport du Conseil économique et Social des nations Unies du 2 juillet 1985, communément dit "Rapport Whitaker",  les génocides des citoyens de l'ethnie hutu du Burundi  en 1965  et en 1972 acquièrent une reconnaissance internationale.   Ce rapport reconnaît qu'en matière de génocide,  "le XXè siècle se distinguait par le fait que ce crime est commis de sang froid, sur ordre donné délibérément par les détenteurs d'un pouvoir politique despotique et que ses auteurs emploient toutes les ressources de la  technologie et de l'organisation actuelles pour exécuter complètement et systématiquement leurs plans meurtriers. L'aberration nazie n'est malheureusement pas le seul cas de génocide au XXè siècle. On peut rappeler aussi le massacre des Hereros en 1904 par les Allemands, le massacre des Arméniens par les Ottomans en 1915-1916, le pogrom ukrainien de 1919 contre les Juifs, le massacre des Hutus par les Tutsi au Burundi en 1965 et en 1972… Le groupe des victimes peut en fait être soit minoritaire, soit majoritaire dans un pays; ainsi les Hutu du Burundi".

23 Juillet 1996 : La  Commission d’enquête internationale chargée d’établir les faits sur l’assassinat du Président Melchior Ndadaye et les violences qui l’ont accompagné ou suivi (Résolution 1012 du Conseil de Sécurité de l’ONU du 28 août 1995). Cette Commission a été demandée à l’ONU, avec un mandat d’enquête judiciaire en bonne et due forme, par le premier gouvernement de la "Convention de gouvernement" fin 1994. Mais le mandat délivré par l’ONU n’a pas été explicite sur la qualité judiciaire de cette Commission. Son rapport final fut remis au Secrétaire général de l’ONU, Mr Boutros Boutros Ghali, le 23 juillet 1996, puis rendu public par le Conseil de sécurité le 22 août 1996. Ce rapport est singulièrement atypique car il charge essentiellement les victimes en contradiction flagrante avec les deux enquêtes internationales réalisées antérieurement sur les mêmes faits, notamment la mission préparatoire des Nations Unies. Il conclut en effet que des "actes de génocide" ont été commis contre les Tutsi à la fin d’octobre 1993. La qualification de génocide pour les crimes commis en 1993 n’est toutefois pas formellement établie et demeure discutable d’autant plus que la Commission reconnaît elle-même les limites de son travail dans le temps, dans l’espace et dans l’échantillon des témoins interrogés. D’après l’étude critique qu’en a faite le GRAB ("Scandale d’une enquête de l’ONU au Burundi, une analyse critique du Rapport S/1996/682 de l’ONU sur le putsch sanglant du 21 octobre 1993", Bruxelles, Groupe de Réflexion et d’Action pour le Burundi, février 1997, 61 p.), ce rapport rentre hélas "dans la logique de laisser-faire, voire même de complicité vis-à-vis d’un Etat criminel", en l’occurrence l’Armée-Etat tutsi de Michel Micombero, de Jean-Baptiste Bagaza et de Pierre Buyoya(*).  Il faut souligner  que c'est à Hanoï, en novembre 1997, lors du septième Sommet des chefs d'État de la Francophonie, Mr Boutros Boutros Ghali  est élu   premier Secrétaire général de la Francophonie.

25 Juillet 1996 : Achèvement du putsch rampant , BUYOYA revient par putsch au Pouvoir. Un embargo régional est décrété sur le BURUNDI pour protester contre ce retour par la Force. BUYOYA va  introduire  une première au Burundi en entassant les populations dans des camps de regroupement forcé.   800 000 Burundais vont subir la fougue d'un seul homme… Ils se sont en outre mis d'accord que les camps de regroupement devraient être fermés avant le 31 juillet. En 2000,  Mandela (Prix Nobel de la paix)  qui a qualifié ces camps de "rien d'autre que les camps de concentration", réussira à obliger au début d'un démantèlement de ces camps  dès le 31 juillet 2000.  BUYOYA, un familier à MICOMBERO,   réussira à imposer  institutionnellement au Burundi un partage du pouvoir ethnique 50/50   entre  les citoyens burundais des ethnies HUTU (85%) et TUTSI (14%)(*)(*). 

 DAM, NY, AGNEWS,  Juillet 2012 –

 

 

 

 

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