Burundi : Une liberté de la presse qui coûte cher aux Barundi.

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{jcomments on}Les Barundi semblent adopter positivement -la liberté de la presse – comme un acquis. Depuis 2005, avec le retour de la démocratie au Burundi, on remarque un abîme de changement au niveau de la liberté de la presse. Le Burundi est aujourd’hui classé à la 108 ème place sur 175 au dernier classement mondial de la liberté de la presse 2010. Il s’agit pour les Barundi d’une fierté… “Cela montre que le Burundi est un pays où l’on peut aisément exprimer ses opinions.”, reprend un Burundais dans une rue de Bujumbura.

Les Barundi, dans la zone EAC, sont 4 ème sur 5. En Afrique, le Burundi devance le Tchad, la Guinée, le Congo, le Madagascar, la Côte d’ Ivoire, le Zimbabwe, la Gambie, l’Egypte, le Cameroun, l’Algérie, le Maroc, l’Ethiopie, le Nigeria, la République Démocratique du Congo, la Libye, la Somalie, le Rwanda, la Guinée équatoriale, et l’Erythrée.

“C’est encourageant pour un pays qui sort de plus de 40 de dictature …”, explique un professeur de l’Université du Burundi. “L’inconvénient est que -laisser tout dire sur un pays -pauvre- jusqu’aux rumeurs, et  noircir l’image du Burundi- dans un monde globalisé, c’ est souvent -criminelle- pour les intérêts nationaux. Par exemple, des investisseurs potentiels s’éloignent. C’est tout un paradoxe pour un pays … Et pourtant les Barundi jouent ce jeu démocratique.”, ajoute le Prof. “Les pays riches ont des budgets énormes en communication (variant entre des centaines de millions d’US$ dollars et plusieurs milliards par an) leur permettant d’équilibrer et positiver leurs images … Malgré tout le noircissement que portent les opposants du régime en place. De plus, les multinationales telles BBC, AP, Reuters, et AFP, etc. sont solidement -arroser financièrement – . Les liens politiques existant  entre les dirigeants de ces multinationales et certains pays sont  très forts … Cela aide énormément”, termine le Professeur burundais. “Bravo à la Démocratie Oui ! Mais sans budget effectif disponible pour la communication du pays il y a des questions à se poser … Voilà ce que je peux dire”, conclue l’enseignant. (DAM,NY,AGNEWS, le 10 novembre 2010 )

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