Burundi : Le 3ème acteur sociétal – la société civile Rundi (en 2006).

Share Button

{jcomments on}Le débat sur la "libération de 673 prisonniers" incarcérés par l'ancien régime dictatorial et en pleine guerre civile ( entre 1996 et 1997 ) montre le visage réel de notre société civile. La société civile burundaise actuelle dérive de la situation conflictuelle que le pays a connue depuis près d'une quarantaine d'années.

 

 

 

2006 :

 

 

 

Janvier :

 

 

Société civile internationale :

-Le centre des blessés légers de Médecin Sans Frontière Belgique (MSF-B) situé à Kamenge (Bujumbura Mairie) cesse ses admissions tandis que la fermeture définitive du centre est prévue fin mars pour permettre le traitement des derniers patients. Le chef de mission de MSF-B indique que pendant la crise, « le centre admettait plus de 250 patients contre 20 à 30 par mois aujourd’hui ».

 

-HCR – Le mouvement des réfugiés rwandais ne se ralentit pas en direction du Burundi. Le correspondant de l'ABP en province Ngozi, révèle que les demandeurs d'asile Rwandais continuent d'être enregistrés. Déjà plus de trois mille huit cent Rwandais sont logés au site de Musasa en commune Kiremba et sept cent au site de transit de Songore.

 

L'ONG CORDAID promet de fournir des médicaments à cet hôpital de Makamba.

 

 

Société civile politique (celle des fils/filles de la Dictature militaire – des Bahima barundi) :

 

-Monsieur Jérôme Sinankwa, journaliste à la Radio Télévision Nationale du Burundi est élu le au poste du président de la Maison de la Presse du Burundi. Il succède à Jean Claude Kavumbagu, qui venait d'achever deux mandats de deux ans chacun. Le nouveau président de la Maison de la Presse du Burundi se propose de mettre en avant la formation des journalistes. La Maison de la Presse est un lieu d'échanges, de réflexion et de formation pour les journalistes burundais du secteur public et privé.

 

– La ministre de la justice, Mme Clotilde Niragira signe une ordonnance relaxant le premier groupe des « prisonniers politiques ». Ces derniers sont au nombre de 673 qui ont bénéficié d’une « immunité provisoire ». Le président de Ac – génocide Cirimoso (Extrême Droite Hima Burundaise) considère que la libération de ces « prisonniers politiques » est un coup de poignard dans le dos des victimes du génocide. Selon le porte-parole de cette même association, M. Tacien Sibomana, cette libération est une entorse à l’unité nationale, un mauvais précédent et un faux départ pour le recouvrement de la paix. (NETPRESS)

 

 

-Le mouvement Pa- Amasekanya (Extrême Droite Hima Burundaise), l’année 2006 débute avec « la sortie de 673 terroristes-génocidaires que la justice avait arrêtés et jugés ». Cette association de l’ Extrême Droite Hima Burundaise rappelle que « l’accession au pouvoir des génocidaires du Cndd-Fdd impliqués dans les crimes de Rukina, Teza, Bugendana, Buta, Mgr Ruhuna, les mines posées dans la ville de Bujumbura et les différentes embuscades où les Tutsi étaient sélectionnés et tués ne pouvaient qu’agir de la sorte». Le président du mouvement PA Amasekanya, Diomède Rutamucero, considère que cette libération est criminelle parce qu’elle va dans le sens de parachever le génocide déjà entamé. (NETPRESS)

[ Pour contrer les propos de ce militant de l’extrême droite hima burundaise, il faut rappeler que les régimes militaires des Bahima (–Buyoya-Bagaza-Micombero-) ont fait plus de 2,5 millions de victimes barundi Bahutu ( c'est-à-dire Baganwa et Batutsi compris ) depuis 1965].

– Le mouvement PA-Amasekanya (Extrême Droite Hima Burundaise), aile dirigée par Gédéon Ntunzwenindavyi réagit aussi à la mesure du président Nkurunziza consistant à la libération de 673 prisonniers dits politiques. Le mouvement PA – Amasekanya s’insurge contre cette libération et déclare qu’ « elle ne vise que le renforcement du camp génocidaire composé par le Frodebu, le Frolina, le Palipehutu-Fnl et le Cndd-Fdd actuellement aux commandes. ». ( NETPRESS).

 

-L’association des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) s’exprime sur l’ ordonnance ministérielle portant libération de 673 prisonniers qualifiés de politiques par la ministre de la justice, Mme Clotilde Niragira. Pour cette association, 80% des détenus bénéficiant de cette mesure sont condamnés ou accusés de crimes de sang et la plupart d’entre eux sont condamnés à mort ou à la servitude pénale à perpétuité. (NETPRESS) (Pourtant Amnesty International disait en 1996 que ces condamnés des massacres de 1993 sous le régime du dictateur sanguinaire Buyoya – était tous des Bahutu n’ayant pas disposé des droits de défenses adéquates. De plus le Régime Buyoya était illégal.)

 

ITEKA : « … il aurait fallu procéder à une difficile explication en direction de l’opinion publique afin de réduire la fracture sur cette délicate question entre les différentes formations politiques ou plutôt entre Hutu et Tutsi.

Comment en effet parler de réconciliation nationale lorsque les 673 détenus libérés avant –hier sont exclusivement des Hutu qui ont trempé dans les massacres de 1993 ou qui ont exécuté froidement des rescapés trouvés dans des camps des réfugiés ? ». (Pourtant Amnesty International disait en 1996 que ces condamnés des massacres de 1993 sous le régime du dictateur sanguinaire Buyoya – était tous des Bahutu n’ayant pas disposé des droits de défenses adéquates. De plus le Régime Buyoya était illégal.)

 

-Méthode Ndikumasabo, professeur de droit à l’université du Burundi, au cours d’un atelier d’échanges sur le mécanisme judiciaire approprié au contexte burundais. La libération des « prisonniers politiques » risque de rendre caduque la Cnvr ( Commission Nationale Vérité et Réconciliation). (BONESHA / NETPRESS)

 

-Les participants des associations membres du FORSC, lors d’un atelier d'échanges sur le mécanisme judiciaire approprié au contexte burundais, au Centre Suédois sis au quartier Kanyosha, s'insurgent contre l'élargissement des prisonniers politiques. Ils indiquent qu'il y a confusion car on ne sait pas si c'est un élargissement provisoire ou conditionnel ou encore s'il s'agit d'une amnistie habillée.

 

-Me GERARD NIYUNGEKO apparait comme le "candidat" idéal burundais à la Cour Africaine sur les Droits Humains et des Peuples.

 

 

 

 

Février :

 

 

Société civile internationale :

-Le PAM promet face à la famine (due aux pluies torrentielles ). de distribuer 84.000 tonnes de vivres aux personnes les plus touchées (soit 30% de la population).

 

-Selon le Haut-Commissariat de l'Onu pour les réfugiés (HCR), depuis le début de l'année, plus de 4.000 villageois de la région du nord-est ont fui en direction de la Tanzanie, à cause de la famine.

 

 

 

Société civile politique (celle des fils/filles de la Dictature militaire – des Bahima barundi) :

 

-Dans une conférence de presse, le Président du Conseil National des Bashingantahe, l'Abbé Adrien NTABONA demande au Gouvernement du Burundi de respecter les jugements rendus par les tribunaux (la chose jugée). Il est d'avis que le Président a le droit d'accorder l'amnistie mais estime qu'il doit consulter les deux chambres au préalable.

 

– Lettre de l’Association Internationale SurviT-Banguka (Extrême Droite Hima Burundaise) adressée au nouveau Président de la République du Burundi, SE Pierre Nkurunziza : « Nous avons le regret de constater qu’avec l’ordonnance ministérielle n° 18 du 09 janvier 2006 portant libération d’un premier lot de 673 prisonniers dits « politiques », le gouvernement que vous présidez a choisi de promouvoir la culture de l’impunité, la violation des lois et des principes constitutionnels ainsi que la banalisation des droits des victimes de crimes inamnistiables …»

 

 

 

 

Mars :

 

 

Société civile internationale :

 

Alors que tout le gouvernement, et de nombreux ONG’s sont mobilisés sur un Plan d'urgence – contre la famine qui terrasse les Barundi, l'organisation internationale de défense des droits de l'homme Human Rights Watch profite pour sortir un rapport critiquant l'actuel gouvernement burundais et demande aux bailleurs de fonds de contraindre le gouvernement de Pierre Nkurunziza à respecter les droits de l'homme avant de recevoir des aides financières.

 

 

 

 

 

 

Avril :

 

Société civile internationale :

-Le HCR remet 7100 maisons aux autorités burundaises

L’Organisation Non Gouvernementale « Food for the hungry international » conclut un accord avec le ministère de la solidarité nationale permettant à cette O.N.G. d’intervenir pour juguler la famine au Burundi.

 

 

 

Mai :

 

Société civile politique « tendance  Uprona » (Celle des fils/filles de la Dictature militaire – des Bahima barundi) :

 

-Le président d’AC Génocide (Extrême Droite Hima Burundaise) inquiète… Les parents d’élèves l’accusent d’enseigner la haine ethnique à la jeunesse burundaise, à travers une section Jeunesse d’AC Génocide de l’Université du Burundi, lieu où il enseigne.

 

 

 

Juin :

 

 

Société civile internationale :

L’Ambassadeur des Etats-Unis au Burundi , Mme Patricia Newton Moller a inauguré à Gitega le Parc Public réalisé par l’USAID-OTI via l’ ONG PADCO, sur l’ancien marché central de cette ville.

 

 

Société civile sociale :

 

-Le Conseil National de lutte contre le SIDA, via une ONG locale oeuvrant en province Ruyigi , offre un chèque de 16 millions Fbu à la Direction Provinciale de l’Enseignement à Ruyigi . Cet argent servira à payer les arriérés de minerval pour 1067 enfants indigents de cette province.

 

 

Société civile politique « tendance  Uprona » (Celle des fils/filles de la Dictature militaire – des Bahima barundi) :

 

– L’Association Burundaise des Consommateurs (ABUCO) se montre préoccupé par la hausse du prix du carburant qui se fait selon elle, sans aucune concertation avec les représentants des consommateurs.

 

– Les ministres de l’éducation, de la fonction publique et des finances ne dorment plus à cause des syndicats des travailleurs de l’enseignement (STEB, STUB , CONAPES et SLEB ). / Le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Social est néanmoins arrivé à un accord avec le syndicat SLEB. Les enseignants des métiers bénéficieront des mêmes primes et indemnités que leurs collègues de l’enseignement formel. / Le syndicat des travailleurs du Burundi (STEB) estime que le nouveau statut des fonctionnaires a atteint un pas positif puisque les salaires seront fixés désormais en fonction du coût de la vie.

 

 

 

 

Aout :

 

 

Société civile internationale :

 

Le Centre d’information des Nations Unies de Bujumbura (Burundi) procède au lancement officiel de l’Internet gratuit.

 

La Tanzanie, pays d'accueil par excellence, s'est donné pour objectif de rapatriés les 500 000 réfugiés barundi. Depuis janvier, le HCR a facilité le retour de 12,757 Burundais.

 

Le Secrétaire général de l’ONU est profondément préoccupé par les derniers événements au Burundi, en particulier les informations faisant état d’un possible coup d’état et de l’arrestation, entre le 31 juillet et le 3 août, de plusieurs personnes, notamment d’importantes personnalités politiques, et, hier, de l’ancien Président de la République, Domitien Ndayizeye.

Le Secrétaire général appelle également le Gouvernement burundais et le FNL à conclure rapidement les négociations en cours sur un accord global de cessez-le-feu.

 

23.000 pupitres et 5.740.000 cahiers vont être fournis par l’UNICEF pour la rentrée des classes.

 

 

 

 

Société civile sociale-:

 

-Le Centre Nationale de Transfusion Sanguine (CNTS) éprouve des difficultés en ce qui concerne le sang à transfuser aux malades. Cette pénurie de sang dans le stock est due au fait que les élèves soient en vacances.

 

 

 

Société civile politique (Celle des fils/filles de la Dictature militaire – des Bahima barundi):

 

Sinduhije est un menteur, déclare l’Afrique du sud … Quelques heures après le démenti de l’Afrique du Sud sur les allégations du journaliste Alexis Sinduhije sur la participation de ce pays dans la préparation et la mise en place d’un montage de coup d’état au Burundi, allégations qualifiées de fausses et de non fondées par le ministère des relations extérieurs de l’Afrique du Sud, certains journalistes des radios privées comme la radio Isanganiro, la Radio Publique Africaine et la Radio Bonesha FM viennent, à leur tour, de mettre à nu les irrégularités qu’ils constatent dans leurs rédactions respectives. « Nous nous sommes laissés manipuler par Alexis Sinduhije. C’est lui qui nous dicte ce que nous devons dire et quand nous devons le dire. » reconnaît un journaliste d’une des trois radios, sous couvert de l’anonymat… Rappelons que Alexis Sinduhije, directeur de la Radio Publique Africaine, a, avant de se lancer dans cette campagne d’intoxication, déclaré vouloir mener une guerre sans merci au parti au pouvoir, le Cndd-fdd, puisque ce dernier a refusé de lui confier la gestion du ministère de la communication, alors que, d’après ses dires, « il a contribué pour que le Cndd-fdd gagne les élections ».( Les journalistes burundais crient halte à la manipulation – jeudi 31 août 2006. burundi-info)

 

-Le président de l’association pour la protection des droits humains (APRODH) recommande d’organiser l’enterrement des victimes enlevées dans les cachots de Muyinga. Le gouverneur de la province Muyinga dément l’assassinat de ces personnes.

 

 

 

Septembre :

 

 

Société civile internationale :

 

– L’Opération de l’ONU au Burundi (ONUB) présente son plan final de désengagement des Casques bleus de ce petit pays d’Afrique centrale, précisant qu’il devait être achevé au 31 décembre 2006. 1.963 casques bleus quittent déjà le Burundi.

 

-Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, se félicite du don par le Japon de 2,18 millions de dollars au Programme inter agences de réhabilitation durable des victimes de guerre au Burundi, qui sera mis en œuvre grâce au Fonds des Nations Unies pour la sécurité humaine impliquant plusieurs agences des Nations Unies dont l’UNESCO.

 

– Les sénateurs barundi suivent une petite introduction au Droit International Humanitaire en compagnie d'une délégation du CICR.

 

-Le Centre d’information des Nations Unies de Bujumbura (Burundi) procède au lancement officiel de l’Internet gratuit.

 

L'équipe NKURUNZIZA (l'Etat), avec d'autres organismes internationaux (FAO), bénéficiant du soutien de paysans burundais, sont à pieds d'oeuvre pour cultiver 500 hectares dans les provinces de Makamba,Cibitoke, Bubanza, Bujumbura rurales, Bururi, Mwaro, Cankuzo, Ruyugi et Rutana.

 

Le PAM, à travers des missions éparpillées dans de nombreuses provinces, vient de lancer des campagnes de distributions de rations de protection de graines. Il a distribué un total de 320 tonnes à 63.248 bénéficiaires (y compris les rapatriés, les déplacés burundais et les réfugiés rwandais ou demandeurs d'asiles déboutés).

 

-Jeune Afrique, Tentation autoritaire par TSHITENGE LUBABU M.K. L’arrestation de plusieurs personnalités de l’opposition accusées d’« atteinte à la sûreté intérieure de l’État » laisse craindre un durcissement du pouvoir en place.

 

 

 

 

 

 

Novembre :

 

 

Société civile internationale :

 

L'UNICEF fait la rétrospection de son plan annuel de travail 2006.

 

L'ONG "green belt" développe des techniques d'irrigation dans la commune Bugabira en province Kirundo.

 

– Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) demande la libération de trois journalistes burundais .

 

-Publication d’un rapport alarmant de l’organisation International Crisis Group (ICG) sur les risques de dérapage du processus démocratique au Burundi, "si le gouvernement persiste dans la restriction des libertés publiques".  -International Crisis Group : « Burundi : la démocratie et la paix en danger »-

 

-Amnesty International déplore que certains des présumés auteurs des exécutions extra judiciaires de Muyinga à l’instar du Commandant de la Quatrième Région Militaire n’ont pas été inquiété du tout après ces actes.

 

-Amnesty International demande la libération sans condition du Représentant de OLUCOME, Gabriel Rufyiri car il serait en prisonnier d’opinion.

 

 

 

Société civile politique (Celle des fils/filles de la Dictature militaire – des Bahima barundi):

 

– (ISANGANIRO) Le député Jean-Marie Ntukamazina s’inquiète des menaces d’arrestation et d’emprisonnement fais contre lui. On lui reproche d’avoir mis au grand jour des rumeurs sur le réarmement de la population en commune Mpanda lors d’une réunion du Conseil communal.

 

-(BONESHA) 21 organisations de la société civile viennent d’adresser une correspondance au Président de la République, Pierre Nkurunziza, pour exprimer leurs préoccupations sur les actes de déstabilisation et de menace que subissent les membres du comité exécutif de l’OLUCOME (Observatoire de Lutte contre les Malversations économiques).

 

-Le directeur de radio Isanganiro Mathias MANIRAKIZA incarcéré, à la prison centrale de Mpimba (Bujumbura), pour avoir donné l’autorisation de diffuser des informations de nature à perturber l’ordre et la sécurité publique.

 

-Le directeur de Bonesha FM (Extrême Droite Hima Burundaise) Corneille Nibaruta, convoqué par le procureur : Reporters sans frontières dénonce un "engrenage sinistre".

 

– (SurviT-Banguka) (Extrême Droite Hima Burundaise) Les musulmans veulent tout, tout de suite. La toute puissance de Hussein Rajabu et l’ascension fulgurante des musulmans dans les institutions, gonfle d’orgueil la communauté musulmane. Le vase de l’indignation de leurs voisins est notamment débordé à Rumonge …

 

– Le président de l’APRODH, Pierre Claver Mbonimpa, estime qu’il est déplorable que les autorités du pays continuent de cacher la vérité sur les assassinats des 19 personnes commis à Muyinga alors que même les photos et les noms de ces cadavres existent.

 

– Le Conseil National des Bashigantahe demande aux autorités de ce pays, pour qu'elles usent de leur influence en vue de libérer les présumés putschistes qui, selon cette institution, croupissent en prison sans preuves.

 

Adélaide Habonimana / Human rights violations (United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs -OCHA-): Additional bodies of dead persons were found on the banks of Ruzizi river in Gatumba area in Mutimbuzi (Bujumbura Rural).

 

-L’Association communautaire pour la Promotion et la Protection des Droits de l’Homme (ACPPDH) vient d’adresser une correspondance au ministre des Droits de l’homme, de la Solidarité nationale et du Genre pour lui demander d’initier une politique durable en matière de lutte contre les abus faits aux enfants.

 

-Le journaliste de la radio Isanganiro Gérard Nzohabona, connu sous le nom de Frank Kaze, vient d'être élu à la présidence de l'Association Burundaise des Journalistes (ABJ).

 

-"Journée presse morte" de cinq radios privées au Burundi pour obtenir la libération de deux journalistes d'une station privée arrêtés mercredi pour avoir divulgué "le secret d'instruction" dans l'affaire d'un présumé coup d'Etat. Il s’agit de faire pression sur le pouvoir en vue d'obtenir la libération de nos deux collègues emprisonnés injustement, selon le président de l'Association burundaise des journalistes (ABJ), Franck Kaze.

– Deux journalistes de Radio publique africaine sont inculpé et incarcérés à la prison centrale de Bujumbura ( Serge Nibizi, rédacteur en chef de la station privée Radio publique africaine , et de Domitile Kiramvu ). Le bureau du Conseil National de la Communication (CNC) sort un communiqué dans lequel il se dit préoccupé par la détention des jounalistes de la RPA.

 

Déclarations de l'APRODH, de l'Observatoire de l'Action Gouvernemantale (OAG) : ils déplorent la détention des journalistes de la RPA Domithile Kiramvu et Serge Nibizi.

 

-L’association pour la défense des droits des prisonniers APRODH s’inquiète de la lenteur dans le dossier des présumés putschistes.

 

 

 

 

Décembre :

 

 

Société civile internationale :

 

– Selon HRW(Human Rights Watch), au Burundi, la situation des droits de la personne semble se détériorer tandis qu'un nombre croissant de militants de la société civile et de journalistes indépendants se font arrêter et harceler depuis quelques mois. Ce constat est partagé par Journaliste en danger (JED), la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

 

– «16 jours d'activisme contre les violences faites aux femmes» l'équipe Jesuit Refugee Service (JRS) du projet d'assistance aux réfugiés congolais á Bujumbura, capitale du Burundi, organise une campagne de sensibilisation.

 

L'assassinat du nonce apostolique au Burundi, Mgr Michael Courtney, en décembre 2003, a été « planifié d'en haut », révèle le journal sud-africain « The Southern Cross ». L'hebdomadaire catholique met en cause l'ancien président burundais Pierre Buyoya. Selon ce dossier, l'archevêque Michael Aidan Courtney était en possession d'informations fiables concernant l'assassinat, en novembre 2001, du docteur Kassy Manlan, représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au Burundi.

 

-Le nouveau représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies au Burundi, le tunisien Youssef Mahmoud, a fait savoir mercredi à sa première conférence de presse qu`un personnel administratif réduit restera cependant sur place jusqu`en juillet 2007, le temps de liquider les biens laissés par l`ONUB.

 

 

Société civile politique (Celle des fils/filles de la Dictature militaire – des Bahima barundi):

-Le FORSC, Forum pour le renforcement de la société civile demande au Chef de l’Etat en qualité de magistrat suprême de s’impliquer personnellement dans le dossier des présumés putchistes et celui des journalistes pour assainir la situation et rétablir la confiance entre les Burundais.

 

-Le PA-Amasekanya (Extrême Droite Hima Burundaise), une milice nébuleuse se disant défendre des intérêts ethniques et non nationale, est représenté par son président (Rutamucero Diomède) en Belgique sur invitation d'une université de Flandre.

 

-(SurviT-Banguka) –(Extrême Droite Hima Burundaise), Le tandem PA-Amasekanya/ SurviT-Banguka en croisade contre les menaces tous azimuts en vers les Tutsis.

 

-(Ligue ITEKA) La famine est une réalité en province Ngozi. Elle emporte plusieurs vies humaines et on observe ces derniers jours un flux de personnes affamées vers les pays limitrophes… A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des droits de l’homme, la Ligue des droits de l’homme Iteka apprécie les efforts du gouvernement burundais dans la lutte contre la pauvreté mais déplore certains cas de torture et de violation des droits humains.

 

 

(DAM,NY,AGNEWS, le 28 novembre 2010)

Facebook Comments