Burundi : Le 2ème acteur sociétal – les partis politiques Rundi (en 2006).

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{jcomments on}Cette année 2006 est celle des élections congolaises (RDC). Les partis politiques burundais ont été prolifères… Une année assez intrigante avec des relents géostratégiques importants. Découvrons cette année 2006 pour ces acteurs politiques barundi …

Les acteurs de la société rundi

 

Au FNL-PALIPEHUTU :

Janvier : Congrès du FNL-PALIPEHUTU au grand jour près de Bujumbura, Jean-Bosco SINDAYIGAYA en devient le Président.

Mars : L’idée du récent gouvernement burundais, concernant le FNL-PALIPEHUTU, est de lui permettre de venir en négociation. La venue de Jean-Bosco SINDAYIGAYA, véritable patron de cette organisation, permettra de renforcer l’Accord Globale de cessez le feu, signé en novembre 2003. Ce que ne souhaitent nullement les anciens services de documentation burundaise, dont Adolphe Manirakiza (ex-FAB). Ces derniers préfèrent des discussions avec RWASA, caserné en Tanzanie. Car, selon les spécialistes de cette intrigue, le chef rebelle historique et charismatique du FNL-PALIPEHUTU n’est plus dans le coup (donc plus intéressant).

Mai : Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine (UA), dans un communiqué transmis à GABONEWS mardi, se félicite du lancement de pourparlers de paix entre le Gouvernement du Burundi et le Palipehutu-FNL, à Dar-es-Salaam, en Tanzanie. Ces pourparlers ont lieu sous la facilitation de M. Charles Nqakula, Ministre de la Sûreté et de la Sécurité de l’Afrique du Sud. Entretemps, le mouvement rebelle FNL/Palipehutu attaque dans la commune Gihanga de la province Bubanza dans la nuit du mercredi 03 mai au jeudi 4 mai 2006. Ces rebelles viennent de la République Démocratique du Congo. Ils pillent des chèvres, du volaille et plusieurs biens dans la commune Gihanga de la province Bubanza.

Dans son discours fin mai d’ouverture des négociations, Rwasa, chef du FNL Palipehutu, confond tout en ramenant “sa” vision ethnique (versus Jan Van Eck) en avant. On y décèle une certaine frustration – “…Le roi était d’origine tutsi et confiait la gestion des différentes régions à ses proches parents d’abord et aux autres Batutsi ensuite, ces gouverneurs de régions étaient appelés – Abaganwa- …” (NB: Historiquement, la dynastie Rundi était Hutu. Les Batutsi, non les Bahima, au Burundi sont à 90% des Bahutu ). Mais là où Rwasa fait mouche dans son discours c’est en rappelant :” … le cas avec la République Démocratique du Congo où les armées burundaise, rwandaise et ougandaise, comme si de rien n’était, ont exterminé en six ans quelques 5.200.000 personnes dont 1.700.000 réfugiés Bahutu! …”. Rwasa termine son intervention par “Plutôt, faisons nôtre cette sagesse de Saint Jacques 5:16a: – Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris -.”

Juin: A DAR, Le CNDD de Nyangoma et le FRODEBU rencontre RWASA lors des négociations en cours entre le FNL/PALIPEHUTU et le Gouvernement. Rwasa dira ceci : « Je connais ce Nyangoma … C’est un opportuniste. Il n’a pas pu maîtriser son mouvement jusqu’à en être chassé et maintenant il dit vouloir nous donner des conseils. »

Dans une lettre datant du 22 mai de M. Léonce Ngendakumana (président du FRODEBU) on lit ceci : « Murakoze kutwemerera abodufasha kugira ngo ibiganiro tugirana na Leta tuvyitegurire neza, ariko nipfuza ko mumenya ko dufise abagabo n’abagore babishoboye. Namwe nibaza ko mubakeneye, kugira ngo babafashe kwitegurira amatora akurikira. » Traduction libre : [Merci de nous promettre des experts qui nous aideront à mieux préparer les prochains pourparlers avec le Gouvernement, mais sachez que nous avons des hommes et des femmes capables qui peuvent s’occuper de cette tâche. Je pense aussi que vous avez besoin de l’expérience de ces gens pour qu’ils vous aident à mieux préparer les prochaines élections].

Novembre: Rukundikiza (autrefois proche du CNDD/FDD) interview Rwasa -Président du FNL/PALIPEHUTU-. Première question à Rwasa : “Vous avez signé les accords de paix avec le gouvernement burundais et la mise en application est lente, il est même à l’état mort. Qui est responsable ?…”



Au CNDD/FDD, tout est misé sur la sortie du programme du gouvernement 2005-2007 et sa présentation du Plan Quinquennal par le Président de la République, S.E. Nkurunziza Pierre. Selon ce dernier, la priorité sera l’économie en instant sur la relance du secteur agricole. Lors d’une Conférence de presse, le cndd-fdd demande au gouvernement de passer à l’action … En conclusion, le Président du Cndd-fdd déclare que son parti salue, à l’instar de la communauté tant nationale qu’internationale, l’initiative du Gouvernement de rendre gratuit l’enseignement primaire et la gratuite des soins aux enfants de moins de cinq ans et des femmes qui viennent accoucher.

Sécurité oblige donc, le président du Cndd-fdd demande tambours battants que le gouvernement pense à acheter un autre jet présidentiel. « Ça donne la frousse que de voyager à bord d’un avion de la compagnie Air Peut-être » (Honorable Hussein Radjabu). L’avion du Président de la République, le Dassault Falcon, ne serait plus en bon état. De sources fiables, le nouveau Président de la République ne l’utiliserait même plus. Il préfère prendre des vols réguliers des compagnies Ethiopian Airlines et Kenya Airways.

Dès janvier, le parti est à la base de la décision consistant à diminuer la présence des soldats de l’ONUB. Environ 170 soldats mozambicains quittent la capitale burundaise, conformément aux accords entre le nouveau gouvernement burundais et l’opération de l’ONU au Burundi. En décembre 2005, l’Etat burundais découvrait que certains membres de l’ONUB octroyés des armes au FNL-PALIPEHUTU qui était en guerre contre le gouvernement burundais

Jan Van Eck, ancien député sud-africain de l’African National Congress (ANC), est pointé du doigt par le président du Cndd-fdd, Honorable Hussein Radjabu. Jan Van Eck affirme que « le président de la République est en désaccord avec le président du parti Cndd-fdd. Cela est pure calomnie. Cet homme n’utilise le nom du Burundi que pour arriver à ses fins égoïstes et personnelles » (Honorable Hussein Radjabu).

le président du Cndd-fdd estime que la Radio Isanganiro n’est pas neutre dans son information. Il donne un exemple sur un incident qui a eu lieu lors des festivités du CNDD/FDD pour les 100 jours au pouvoir.

Pour le ministre de la communication Karenga Ramadhani (CNDD/FDD), les organes de presse burundais ont franchi un pas satisfaisant mais ils doivent tourner le dos à certains politiciens qui veulent les utiliser pour leurs intérêts sectaires.

Juin : Entre Alice Nzomukunda (2ème Vice Présidente) et l’Hon. Radjabu Hussein  rien ne va plus . Les journalistes de sensation s’en régalent …

Juillet: Le constat est que des millions de $US de perte chaque mois ! Cette année, on aurait pu compter sur les touristes en cette période estivale… Mais le noircissement gratuit de l’images  par certains médias a tout saboté ! (dixit  les Bagumyabanga).

Les parlementaires du CNDD/FDD présentent et font adopter un projet de loi portant mesures de prévention et de répression de la corruption et des infractions connexes. Ils ont aussi fait de même pour un projet de statut de la police nationale et de service de renseignement national.

Les Bagumyabanga au gouvernement amènent – la question de décentralisation des services – . Le premier vice président décide de commencer en mairie de Bujumbura.

L’Hon. Radjabu Hussein rencontre les Bagumyabanga de la diaspora à Bruxelles.

Entretemps au Burundi, S.E. le Président Nkurunziza -CNDD/FDD – décrète la loi pour la mise en place d’une Commission Terre … (pour solutionner les conflits fonciers) et réorganise tout le ministère de la solidarité nationale en mettant des gens plus compétents pour l’accueil des rapatriés … Une volonté du Parti CNDD/FDD et des Bagumyabanga.

Fin juillet, un bruit de Coup d’Etat circule à une journée du début des scrutins démocratiques en RDC …

Août: Suite à la tentative de “Coup d’Etat” de fin juillet – Le Parti CNDD-FDD (Communiqué du 7 août 2006) a été sidéré d’apprendre qu’il existe encore des gens qui rêvent et planifient de renverser les institutions issues de la volonté populaire, au moyen d’un bain de sang comme ce fut le cas en 1993 quand un Président de la République démocratiquement élu fut sauvagement assassiné par un groupe de putschistes, ce qui endeuilla toute la Nation …

A partir de cette période, rien ne va plus entre le directeur de la RPA Alexis Sinduhije, Gratien Rukindikiza, et le Président du CNDD/FDD Hussein Radjabu …

Fin août, le CNDD/FDD et S.E. le Président NKURUNZIZA fête un an de pouvoir. Une première pour la “Démocratie Burundaise”. Aucun gouvernement démocratiquement élu n’avait tenu un an de gouvernance depuis l’indépendance.

Septembre : La 2 ème vice-présidente Alice Nzomukunda (CNDD-FDD) démissionne du gouvernement … Entretemps -tous les secrets d’Etat -sont jetés dans la rue par la -Vice Présidente démissionnaire-. Elle accuse … Marina Barampama (Mwamini Shabani – CNDD-FDD) prend sa place à la 2ème Vice Présidence. Une guerre ouverte s’installe entre Willy Nyamitwe et Alexis Sinduhije (RPA) …

Octobre : Par exemple pour monter la population contre l’Hon. Radjabu Hussein, la RPA et Gratien Rukindikiza répandent des dires comme ceci : « – Vos histoires des hutu et tutsi ne nous concernent pas, nous luttons pour la cause des swahili – . J’ai entendu cette phrase en 2001 dans un pays européen de la part d’un haut responsable du parti au pouvoir CNDD-FDD » …

Novembre : Le Président S.E. Nkurunziza (CNDD/FDD) visite la France pour la première fois. Comme dit le dicton, “une -première fois – à Paris, change un Homme politique”. S.E. Nkurunziza rencontre les Burundais de France. Il est accompagné du tortionnaire -Mpozagara- (Responsable de la mort de nombreux barundi en 1965,1969, et 1972) conseillé principal juridique, diplomatique et politique à la présidence – .

Quant au Président du parti Cndd-Fdd, l’Hon. Hussein Radjabu, il est en Belgique.

Pendant ce temps Alice Nzomukunda(CNDD/FDD) , et Mathias Basabose(CNDD/FDD) sont à Bruxelles pour animer une conférence de presse.

Fin novembre, le Président du CNDD/FDD l’Hon. Hussein Radjabu rencontre le Président Kagame (en conflit ouvert avec la France) à Kigali. A la sortie de l’audience, il fait la declaration :” … « I am here to assure (Kagame) of our government’s support at this time,» Rajab Hussein, chairman of Burundi’s ruling CNDD-FDD party, was quoted by Rwandan media after meeting Kagame.« France is biased. Justice can’t work on one side, » he said.” [KIGALI (Reuters)]

Décembre :

Le procès du putsch se déroule au grand jour et des hauts parleurs sont disponibles au public pour suivre les plaidoiries en direct. Il y a une foule de centaines de personnes qui suivent le procès du matin au soir : c’est une grande avancée dans la transparence judiciaire au Burundi. Dans ce procès du putsch manqué contre le régime CNDD/FDD on retrouve cité :

le tortionnaire Kadege (UPRONA), Ndayizeye (FRODEBU), le dictateur Buyoya (UPRONA), le chef d’Etat major Rwandais Kabarebe, bras droit du Président Kagame ; Salim Saleh, petit frère du Président Ougandais; le général Nkundabatware du Congo; Mugabarabona (FNL/PALIPEHUTU) , M. Rujugiro, M. Cimpaye, M. Nyangoma, M. Sinduhije, M. M. Deo Niyonzima (SOJEDEM), Me Isidore Rufyikiri , M. Tharcisse Ndayishimiye alias Maconco …

Désormais, au delà du procès en lui-même, ce qui inquiète les bagumyabanga du CNDD/FDD c’est -ce réseau réunissant des paradoxes – . Une vérité difficile à digérer mais bien présente !

Une Assemblée Générale du Parti CNDD-FDD se tient à Gitega au Grand Séminaire Jean-Paul II à Songa . 1500 Bagumyabanga sont venus des quatre coins du pays. Il s’agit d’évaluer l’état d’avancement des activités du parti CNDD-FDD. Il y est décidé de revoir les textes régissant la mise en place de certains organes dirigeantes du Parti ainsi que du changement de ces organes eux-mêmes … Sont présents en plus du staff dirigeant : le Chef de l’Etat, S.E. M. Pierre Nkurunziza, du Président de l’Assemblée Nationale, l’Hon. Immaculée Nahayo, du Président du Sénat l’Hon. Gervais Rufyikiri et de la Deuxième Vice-Présidente de la République du Burundi Mme Marine Barampama …



Au FRODEBU, au mois de mars, à Rumonge, le Comité directeur démet le président de la fédération des sections du parti à Bururi, Honorable Charles Karikurubu … A la Conférence des bailleurs de fonds pour le financement du plan d’urgence 2006, le FRODEBU met la question des droits de l’homme sur table … Selon elle, elle demeure préoccupante. L’ancien Président de la République Burundaise, M. Ntibantunganya Sylvestre (FRODEBU) s’exprime sur un devoir partagé : reconquérir, reconstruire, raffermir et consolider la démocratie au Burundi.

L’ancien président du Burundi Sylvestre Ntibantunganya se dit satisfait du travail de la presse burundais, selon lui elle a beaucoup évolué et traite aujourd’hui des sujets qui hier étaient tabous.

En juin, c’est la destitution de l’Administrateur de la Commune Urbaine de Buterere du parti FRODEBU, Mme Nadia Victoire BIRAGUMA …

juillet : Le député Jean Marie NDUWABIKE démissionne du FRODEBU.

Août -Septembre : Concernant le putsch de fin juillet 2005, le Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU, ex-parti au pouvoir) dont est issu Domitien Ndayizeye, a dénoncé la forme et le fond de la décision de la Cour suprême.

“On ne peut même pas dire à l’heure actuelle que la décision émane véritablement de la Cour suprême du moment que c’est le porte-parole du ministère de la Justice, Jean Berchimas Kaburundi qui s’est chargé de la communiquer à la presse lundi soir”, a indiqué le président du FRODEBU, Léonce Ngendakumana. Selon le FRODEBU, la décision de la Cour suprême est “éminemment politique” et nécessitera des solutions politiques pour la débloquer.

“Nous allons saisir les pays membres de l’initiative régionale de paix pour le Burundi afin que notre nation ne retombe pas dans les affres de la guerre civile”, a avisé M. Ngendakumana.

Novembre:

L’ancien Président Ndayizeye (FRODEBU) de prison écrit au Président Tanzanien : “… C’est finalement et précisément les 31 juillet, 1er et 2 août que des citoyens dont le Président du Parti FNL-ICANZO Monsieur Alain _ MUGABARABONA, l’ancien Vice-Président de la République Monsieur Alphonse-Marie KADEGE, Monsieur Déo NIYONZIMA et le Colonel Damien NDARISIGARANYE furent arrêtés, torturés et interrogés par ce Service National des Renseignements de la Présidence. Maître Isidore RUFYIKIRI, avocat de première heure de Déo NIYONZIMA et Alphonse-Marie KADEGE devait les rejoindre le 3 août pour avoir dénoncé les tortures dont ses clients faisaient l’objet dans les geôles de cette police présidentielle. Quant à moi, je les ai rejoints à la prison centrale de MPIMBA le 21 août 2006, deux semaines après ma visite au Président de la République Unie de Tanzanie S.E. JAKAYA Morisho KIKWETE et au Président de la République Ugandaise S.E. YOWERI Kaguta MUSEVENI du 28/7 au 6/8/ 2006… De mon point de vue, fort de mes convictions en faveur de la démocratie et contre les coups d’Etat, je suis convaincu que le groupe mis en cause tel que composé n’en a pas organisé un ! Si par impossible il y en avait un, il faut chercher ailleurs. En foi de quoi ce groupe doit être mis en liberté.”



Au CNDD – NYANGOMA on accuse, dès le printemps, le gouvernement d’entretenir la corruption – Nyangoma affirme que le ministre de la bonne gouvernance a détourné plus de 450 millions de Francs Burundais. La loi fondamentale a un an – Selon l’Honorable Léonard Nyangoma, président du parti CNDD (Conseil national pour la défense de la démocratie), c’est en l’occurrence l’article 5 de la constitution qui n’a pas du tout été respecté. Il prévoyait en effet que tous les textes de loi devraient avoir leur version en kirundi, mais le peuple attend toujours que l’on se plie à cette obligation constitutionnelle …

Le président du parti CNDD, Léonard Nyangoma trouve de son côté que les médias burundais occupent la première place dans la région et même en Afrique. Il propose qu’elle soit récompensée par une “coupe d’or”.

Mai : Le président du CNDD, le député Léonard Nyangoma (opposition), au cours d’une conférence de presse à Bujumbura : «Nous stigmatisons les malversations économiques au sommet de l’Etat qui ont conduit à un pouvoir cleptomane» …

 

Juillet : Les représentants du CNDD à Mwaro, Bubanza et Karusi démissionnent du parti

Septembre : Le CNDD parle de la violation de la constitution la décision sortie par le ministère de la justice de maintenir les présumés comploteurs de coup d’Etat en prison.



A l’UPRONA, une dispute éclate entre le deux UPRONA pour une permanence en Commune Urbaine de Cibitoke.

Août : Dans l’affaire du coup d’Etat de juillet – “Après la libération du commandant Rudadi, le prochain présumé putschiste à libérer sera Mugabarabona et le prochain sénateur à arrêter sera probablement l’ancien Président Buyoya.”, se dit dans les coulisses uproniste. Willy Nyamitwe (CNDD/FDD) devient l’homme contre qui tout le monde se tourne à l’Uprona -dans l’affaire de la torture du -tortionnaire- Kadege (Homme impliqué dans le Coup d’Etat de 1993, aujourd’hui vit en tout quiétude en Amérique du Nord)- …

Septembre : L’Uprona semble avoir quitter la coalition gouvernementale et s’allie de plus en plus au Frodebu ( et au CNDD Nyangoma). On retrouve de plus en plus le couple des Accords d’Arusha –

Gabriel Sinarinzi, président a.i de l’UPRONA, aile de Charles Mukasi, tire à boulets rouges sur le CNDD-FDD.

Les familles d’Alphonse Marie Kadege, Col Damien Ndarisigaranye et Déo Niyonzima demandent l’intervention de la communauté internationale pour leur cause. Elles rencontrent le premier secrétaire de l’Ambassade de la Belgique au Burundi. Le groupe parlementaire UPRONA déclare que la confirmation de la détention des 7 personnalités accusées de complot pour un coup d’Etat est une décision politique et non judiciaire.

Le parti UPRONA se dit consterné par la décision sortie par le ministère de la justice de maintenir les présumés comploteurs de coup d’Etat en prison.

Décembre: Entretemps, le dictateur tortionnaire -Buyoya – (UPRONA) travaille à se -rendre plus blanc que blanc- . Il devient le gardien de la démocratie en Afrique, pompier en cas de besoin. Le dictateur Buyoya supervise les élections démocratiques dans les pays francophones (ex. en RDC, Mauritanie …). Au cours de sa dernière visite à Paris, son ombre plane d’autant plus qu’il est sur ses terres -françaises-. Ses entrées à la coopération, à l’Elysée, à la Francophonie et à l’Unesco sont à faire réfléchir… Mais un avantage réel pour la politique Uprona.

Lors du procès du Coup d’Etat de juillet, le nom du sanguinaire Buyoya était cité …



Au MRC, en septembre, on demeure très virulent vis à vis du CNDD-FDD. Selon le MRC, la décision sortie par le ministère de la justice de maintenir les présumés comploteurs de coup d’Etat en prison ne convainc pas l’opinion car les preuves de culpabilité ne sont pas encore montrées et estime qu’il y a eu violations des règles de procédures …



On termine cette année 2006 en pleines interrogations  mais au final on verra que la tension va baisser fortement par la suite …


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