Burundi: Le 2ème acteur sociétal – les partis politiques Rundi (en 2005).

Share Button

{jcomments on}Là, il s'agit de la guerre idéologique. Qu’apporte-les partis politiques dans la constuction du Burundi -démocratique-. Tout d'abord, on remarque avec optimisme que le – multipartisme burundais – existe bel et bien. Découvrons ensemble ce qu’a été l'année 2005 pour ces acteurs sociétaux barundi

Les acteurs de la société rundi

 

Le parti RADDES s'est retiré des élections en 2005 au tout début de peur de se retrouver avec 0% .

 

 

Le FNL – PALIPEHUTU (organisation d'EXTREME DROITE ), cette année là , juste avant les élections au mois de juin, RWASA (le leader) appelle à voter le FRODEBU du président Ndayizeye qu'il vient de rencontrer à Dar es salam.

Pourtant pendant la campagne électorale, on verre de temps à autre un hélicoptère de l’armée bombardé les positions du FNL à Bujumbura rural. A Cibitoke, le mouvement de Rwasa recrute des jeunes …

Après la victoire du CNDD/FDD aux élections générales, dès septembre, Jean-Bosco SINDAYIGAYA, le numéro deux des Forces nationales de libération (FNL) annoncé sa « démission » en raison de « divergences » avec (le leader des FNL) Agathon RWASA qui ne veut pas évoluer ». M. RWASA « n’a plus de raison de poursuivre la guerre car les objectifs des FNL sont presque tous atteints aujourd’hui », a-t-il ajouté.

« Les FNL ont pris les armes pour lutter contre l’oppression du peuple hutu par la minorité tutsie (…). Les Tutsis ont accepté de négocier (…), l’armée et la police ne sont plus aux mains des seuls Tutsis », a-t-il poursuivi.

"L’UPRONA (Union pour le progrès national, principal parti tutsi et ex-parti unique) n’est plus au pouvoir. Je ne vois pas comment on peut continuer avec la même idéologie », a-t-il encore dit.

En octobre, Agathon Rwassa du FNL est relevé de ses fonctions. En même temps, le FNL est de plus en plus présent, il n’est plus seulement à Bujumbura mais ailleurs aussi. Les différents partis (Frodebu-Uprona-CNDD) l’utilisent médiatiquement. En novembre, les FNL sont « prêtes »au dialogue mais sans reconnaître le gouvernement. Des tenues militaires de l’ONUB sont découvertes sur des combattants FNL. Les responsables de l’ONUB nient toute collaboration. Le FNL Palipehutu de Jean-Bosco Sindayigaya s’engage dans les négociations en vue de la restauration de la paix. Mais 300 jeunes du JPH se désolidarisent avec celui-ci. En même temps, 114 FNL se rendent, 50 sont capturés et 41 tués par les militaires burundais. La FDN continue à traquer les rebelles du Palipehutu FNL. En décembre, l’APRODH remet 4 Palipehutu-FNL à la section des droits de l’homme de l’ONUB alors que des attaques du FNL-Palipehutu sont observées dans la commune de Bugarama à Bujumbura rural. C'est alors que S.E. Nkurunziza dira : « La question du Palipehutu-FNL n’est plus une question nationale mais plutôt internationale … ». Il pointe en tout vraisemblance l'alliance tacite entre le FNL et les FDLR … Toutefois, Jean-Bosco Sindayigaya , leader du FNL-PALIPEHUTU, insiste , il dit vouloir s’engager dans la restauration de la paix.

 

 

Au CNDD/FDD, après la victoire aux Communales en Juin, c'est l'euphorie … On y échange de certaines incompréhensions comme la cooptation de 5% où remarque-t'on chez les Bagumyabanga "ceux que le peuple avait le plus choisis ont eu moins et vice-versa. Les plus choisis, CNDD,a été augmenté de 12,5%, les autres de 25 et 50% ( Frodebu de 25%,l’ Uprona de 50%.). Il s'agit d'une injustice flagrante … Mais la succession des victoires législatives, sénatoriales feront presque tout oublier. Au mois d'août, S.E. Pierre Nkurunziza , après l'abandon du candidate du Frodebu, reste seul candidat à la présidence. Il devient Président du Burundi.

Au mois de septembre chez les Bagumyabanga , la nomination de M. MPOZAGARA ( le fameux tortionnaire des Barundi en 1965,1969, et 1972 ) gache la fête … De plus, la grogne monte au vue des nominations qui se succèdent au Gouvernement, à l’Etat-major de l’armée, à la présidence et dans la haute administration.

Pour beaucoup de militants du CNDD-FDD, le « copinage » semble avoir été privilégié lors de ces nominations, au détriment de la « capacité et la compétence»… Le système Radjabu ( Président intérim du CNDD/FDD ) se met en place.

Il faudra attendre en novembre, Karenga Ramazani, déclaré (une des premières sorties médiatiques), que le CNDD/FDD est contre l’impunité et ne soutient pas la peine de mort.

En décembre, la RTNB (encore accroché à l'Uprona) accusera certains militants du CNDD-FDD de grand banditisme (Mardi 06/12/05).

Mais le clou pour le CNDD/FDD sera sans aucun doute sa fête pour ses 100 jours au pouvoir dans le stade Rwagasore. Il s'agit là de l'évènement majeur après les élections pour l'année 2005. La communion avec les Barundi atteint son paroxysme. La porte parole du CNDD/FDD Evariste Nsabiyumva profitera pour annoncer en primeur : " le programme du gouvernement s'est pour bientôt". En effet, ce dernier était très attendu …

C'est à peu près au même moment que le président du Burundi S.E. Nkurunziza déclarera : « Rwasa ne fait pas peur ».

 

 

Le CNDD de Nyangoma, juste avant les élections, continue à accuser le CNDD/FDD de tous les maux du monde. Selon Nyangoma, le CNDD/FDD a tué une de ses membres etc. Après la victoire des Communales en juin 2005, Nyangoma fera même un appel discret du pied au FRODEBU et à l’UPRONA pour qu'ensemble ils portent plainte à la Cour Constitutionnelle en vue d’annuler les communales. Mais sans effet …

Comme positionnement politique majeur du CNDD Nyangoma fin 2005, il sera avec le FRODEBU contre l’attitude du gouvernement face "aux dossiers des réfugiés rwandais".

 

 

A l'UPRONA, on voit tout en noir … Mais sa victoire aux élections face au MRC, lui fera tout de même accepter sa défaite après près de 40 ans au pouvoir. Le dictateur sanguinaire BUYOYA appellera à ne pas avoir « peur » du CNDD-FDD… Une crise naîtra au sein du parti UPRONA. Dès octobre, Charles MUKASI (un uproniste des années noir pour les Barundi), prendra la fuite pour le chemin de l’exil au Canada. Entretemps, en décembre, l'UPRONA se restructure et des élections des représentants du parti se déroulent dans chaque province du pays.

 

 

Au FRODEBU, on constate malgré la défaite face au CNDD/FDD que l'alliance avec le FNL RWASA a été très bénéfique. Notamment pendant la campagne électorale de juin, les nombreux tracts anti CNDD-FDD , lancés par les militants du FRODEBU ont fait mouche à Bujumbura rurale. Toutefois, les rapports de force étant ceux qu'ils sont, Pierre Nkurunziza sera seul candidat à la présidentielle, car le FRODEBU ne présentera pas de candidat à l’élection présidentielle du 19 août. En fin d'élections, le président burundais Ndayizeye (FRODEBU) félicitera ses adversaires politiques (CNDD-FDD). Ce qui n'empêchera qu'en décembre Ndayizeye comparaisse devant la chambre de discipline financière de la Cour des comptes de Bujumbura  à cause de millions de dollars disparus… Il faut noter aussi que politiquement, comme le CNDD de Nyangoma, le FRODEBU dénoncera l’attitude du gouvernement face aux – dossiers des réfugiés rwandais -.

 

 

Le Kaze-FDD de J .B. Ndayikengurika, lui constatera en fin d'année 2005 que "les tutsis ont gardé la direction de l’armée même si les Hutus sont majoritaires au niveau de la troupe".

 

 

A l' EXTRÊME DROITE, (chez les extrémistes bahima barundi) une crise profonde s'installe pour le leadership de la milice du P.A. AMASEKANYA entre Gédéon Niyondavyi et Diomède Rutamucero. Pendant ce temps des Barundi se souviennent 10 ans auparavant l'exécution en plein jour du – professeur Ruzenza – par la milice en question …

Politiquement à ce moment, l’extrème droite burundaise hima réprouvait la décision du conseil de sécurité de l’ONU concernant la création du tribunal international sur le Burundi …

 

. (DAM,NY,AGNEWS, le 9 novembre 2010 )

Facebook Comments