Le gouvernement du Burundi en 2015

Burundi : 2015 – Le Ministère des relations extérieurs a été le plus sollicité

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Le gouvernement du Burundi en 2015

Le gouvernement du Burundi en 2015

En 2015, le Ministère burundais des relations extérieures et de la coopération internationale a été  le plus sollicité  et 52% ( plus de la moitié  ) des Ministères au Burundi ont été  bien administrés …

Depuis Bujumbura, ce samedi 11 juin 2016,  le correspondant d’AGnews ( Africa Generation News), basée à New-York-Bruxelles et à Bujumbura, comme cela depuis déjà 2005, vous propose quelques extraits de son bilan – Burundi : Un an par le trou de la serrure – , reprenant une analyse se basant sur les actions plurisectorielles ( relatées par l’Etat,  les citoyens burundais, les média publiques-privés, les associations burundaises ou autres, et les ONGS ) qui se sont déroulées au Burundi ( ou à l’étranger concernant le Burundi )  pour la période de janvier 2015 à  décembre 2015.

Bilan du Gouvernement du Burundi en 2015 ( Photo : bdiAgnews )

FIG.1   –  Bilan du Gouvernement du Burundi en 2015 ( Photo : bdiAgnews )

L’année 2015 écoulée a révélé comme 1er acteur de la société burundaise – l’Etat du Burundi –.   Au niveau de l’exécutif, notamment du  gouvernement – http://burundi-agnews.org/wp-content/uploads/2016/04/bdi_burundi_gouvernement_2015.html – , en 2015, on remarque  que le nombre d’actions concrètes et médiatisées  se sont restreintes à 9 ministères burundais sur 21 ( >5 voir FIG.1 ).  Cela signifie que , en 2015, moins de 50% des ministères au Burundi sont arrivés  à agir et à communiquer à l’opinion de ce qu’ils faisaient ( leurs actions) …

 

Le Top 10 des ministères qui ont rendu la fierté à l’État du Burundi en 2015  parce qu’ils fonctionnent assez bien -administrativement- et – au niveau de la visibilité de leurs actions , ce sont :

  • 1.  Ministère burundais des relations extérieures et de la coopération internationale
  • 2.  Ministère en charge de la communication
  • 3.  Ministère burundais de la sécurité publique
  • 4.  Ministre burundais de la justice
  • 5.  Ministère de l’Intérieur du Burundi
  • 6.  Ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants
  • 7.  Ministère de la Fonction Publique, du Travail, et de la Protection Sociale  du Burundi
  • 8.  Ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida
  • 9.  Ministère burundais des Finances
  • 10. Ministère burundais de l’enseignement de base et secondaire / Ministère burundais  de l’énergie et des Mines

Ces 11 Ministères sur 21  ont été globalement  bien gérés en 2015 . C’est à dire que 52% des Ministères au Burundi ont été  bien administrés. En 2014, 60% des Ministères au Burundi avaient été  bien administrés. En 2015, c’est un peu moins bien qu’en 2014 mais on tourne toujours dans les mêmes proportions. Ces ministères ont eu des évaluations périodiques satisfaisantes et ont réalisé  leurs actions en les médiatisant plus ou moins correctement.

Bilan du Gouvernement du Burundi en 2015 ( Photo : bdiAgnews )

Bilan du Gouvernement du Burundi en 2015 ( Photo : bdiAgnews )

Voici quelques actions du gouvernement du Burundi [ http://www.burundi-gov.bi/ ] en 2015  en reprenant notre TOP 10  ( Cfr : http://burundi-agnews.org/wp-content/uploads/2016/04/bdi_burundi_gouvernement_2015.html ) :  

1.  Ministère burundais des relations extérieures et de la coopération internationale

Dès le début de l’année 2015,  le ministère des relations extérieurs a du gérer :
– la venue des élections 2015 et les élections au niveau internationale ( la mission d’observation électorale de l’ONU au Burundi (Menub) ;  les observateurs électoraux attendus au Burundi;   les signatures des protocoles sur l’observation des élections ; l’Ambassadeur Albert SHINGIRO tranquillise à New-York ;  les relations avec l’EAC ;   les USA accusés d’ingérence dans les affaires intérieures burundaises ;  les relations tumultueuses diplomatiques avec le Rwanda ; …  );
– les accusations extérieures vis à vis des droits de l’homme et du système judiciaire burundais ( les enquêtes sur la mort des 3 sœurs italiennes ; – la question des réfugiés burundais au Rwanda et leur retour au pays ;  )
– la crise interne de l’Etat  (  la crise des ambassadeurs -frondeurs – qui, suite aux élections 2015, se sont rangés du côté des adversaires de l’Etat  –  M. Félix Ndayisenga, l’Ambassadeur du Burundi à Bruxelles, – le Général de Brigade Moïse Pasteur Nzeyimana, Ambassadeur du Burundi à Kinshasa  et ont été rappelés ;  le limogeage après l’échec du putsch militaire du mercredi 13 mai 2015, des Ministres de la Défense nationale, Pontien Gaciyubwenge, des Relations extérieures et de la coopération internationale, Laurent Kavakure, et du Commerce et de l’Industrie, Mme Marie Rose Nizigiyimana ;  )
– L’arrivée du nouveau ministre burundais des relations extérieures et de la coopération internationale, M. Alain Aimé Nyamitwe;
– la discrimination ethnique dans les ONG Étrangères présente au Burundi qui privilégient les Hima aux Barundi ;
– la crise des partenaires de coopération qui ont stoppé cette relation à cause des élections de 2015  ( la Belgique, l’Union Européenne ;  les USA etc. )
– le renforcement de la coopération avec des États amis ( la Chine, la Russie, la Turquie; la Tanzanie; l’Angola ; la RDC Congo; le Kenya ; l’Afrique du Sud ;  etc. )
–  etc

    2.  Ministère en charge de la communication
La COM à  l’Etat du Burundi en 2015, c’était :
– La solidarité avec la France face à l’attaque terroriste de Paris ;
– de nombreuses mise au points  organisées par M. Philippe NZOBONARIBA, Secrétaire Général et Porte-parole du Gouvernement pour expliquer la situation burundaise ;
– la gestion de la communication vis à vis des élections démocratiques de 2015 ( Par ex. le pouvoir exclut toute négociation sur la candidature de Nkurunziza ; le gouvernement burundais se réjouit la décision du sommet de l’EAC ; Le gouvernement du Burundi “prend acte” d’une “sage” Résolution du Conseil de sécurité );
– une bonne coopération médiatique avec XINHUA au niveau international ( très mauvaise relation avec le correspondant burundais de l’AFP et d’RFI etc. ).
– la découverte d’une non présence du Burundi au niveau médiatique mondial ( l’Etat du Burundi ne se retrouve pas sur – Google news ou actualité-. Sur facebook  ou twitter, seul le service information de la Présidence du Burundi  tire son épingle du jeu. Google , Facebook  et Twitter,  ce sont près de 3 Milliards de consultations  à travers le Monde … )  avec comme conséquences ( Pour Bujumbura, les députés européens “ignorent la réalité actuelle sur le Burundi” ;  Bujumbura qualifie la déclaration onusienne de tendancieuse ; la multiplication des communiqués pour expliquer la situation sécuritaire au Burundi ;  )
– la vulgarisation et la sensibilisation de la politique nationale de développement des TIC (PNTIC);
– la création et le renforcement des clubs TIC dans les écoles secondaires avec comme exemples le lycée de Cibitoke et le lycée Rutana;
– la mise en place du réseau COM-GOV;
– le lancement des travaux de construction du réseau métropolitain (MAN) de Bujumbura;
– les mauvaises relations avec le Rwanda;
– Le rejet de la force de maintien de paix de l’Union africaine;
etc.

    3.  Ministère burundais de la sécurité publique
La sécurité publique au Burundi en 2015, c’était :
– de nombreux points de presse pour expliquer la situation sécuritaire au Burundi désinformée par les média privés locaux et internationaux et rappeler que la sécurité au Burundi a régné à 98% dans tout le pays pendant toute l’année 2015.
– la gestion de la violence et du radicalisme voir même du terrorisme  venant de certains partis politiques ou de membres de la société civile burundaise liés aux élections démocratiques de 2015  ( Démantèlement d’un réseau terroriste du MSD à Rumonge et à Bujumbura ; le gouvernement burundais condamne le meurtre par immolation d’un homme ;  les terroristes lanceurs de grenades urbains ; les assassinats ciblés de personnalités ) ;
– la gestion de la manifestation interdite au mois d’avril 2015 au Burundi ayant conduite au coup d’Etat militaire raté du mercredi 13 mai 2015 ( Les forces de sécurité donnent un bilan provisoire des manifestations à Bujumbura ; le gouvernement dénonce “une contestation terroriste”;  le conseil national de sécurité exige l’arrêt immédiat des manifestations ;  des Observateurs de l’UA présents lors du désarmement de Cibitoke et ses alentours; décembre 2015 – bilan de l’insurrection – 34 policiers tués par les insurgés, 293  blessés, et 8 handicapés à vie  );
– la violence qui touche à la sécurité publique au niveau des média  ( avril 2015 – les autorités coupent les réseaux sociaux pour raison de sécurité ;  la Défense burundaise et la FDN face à une attaque médiatique occidentale ; )

etc.

    4.  Ministre burundais de la justice

La Justice burundaise a établi en 2015 :
– ( février 2015 ) Une commission d’enquête sur des cas d’exécutions de rebelles à Cibitoke ( suites aux allégations de Human Right Watch ) + un rapport d’enquête ( avril 2015 – http://burundi-agnews.org/wp-content/uploads/2015/05/bdi-enquete-burundi-attaquecibitokedecembre2014.pdf );
– Une ouverture de 2 centres de rééducation pour les mineurs délinquants ;
–  ( avril 2015 )Une commission d’enquête judiciaire sur les manifestations contre le 3ème mandat du président Pierre Nkurunziza qualifié de “mouvement insurrectionnel” par la justice burundaise. La manifestation était interdite. +  Un rapport a été délivré en septembre 2015 (  http://burundi-agnews.org/wp-content/uploads/2015/09/rapport_insurrection_final_1_.pdf );
– la réouverture de la Maison de la presse suite aux enquêtes sur le rôle de certains média privés locaux  liés au putch militaire raté du mercredi 13 mai 2015 ;
– la convocation de M. Innocent Muhozi, patron de Radio-Télé Renaissance ( média de l’ancien dictateur hima Pierre BUYOYA ) au Parquet en lien avec le putsch manqué  du mercredi 13 mai 2015 ;
– l’arrestation de 4  personnes impliqués dans l’assassinat de Fau Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana ;
– des mandats d’arrêts internationaux contre les responsables de l’insurrection ;
– la demande d’extradition à la Belgique de 12 individus recherchés dans le  dossier RMPG 697/MA. Ce sont : M. Pacifique Nininahazwe (FOCODE), M.Vital Nshimirimana (FORSC), Marguerite Barankitse ( Maison Shalom ), M. Alexis Sinduhije (MSD), M. Gervais Rufyikiri ( ancien Vice Président du Burundi / CNDD-FDD ), M. Pie Ntavyohanyuma (ancien président de l’Assemblée nationale du Burundi / CNDD-FDD ), M. Chauvineau Murwengezo (UPD), M. Pancrace Cimpaye ( ADC IKIBIRI / FRODEBU  diaspora ) et Mme Catherine Mabobori ( UPRONA ), M. Evariste Nsabiyumva ( CNDD-FDD),  M. Félix Ndayisenga ( CNDD-FDD), et Général Pontien Gaciyubwenge ( ex – Ministre de la Défense nationale ) ;
– la convocation du journaliste Antoine Kaburahe par la justice burundaise en lien avec le putsch manqué  du mercredi 13 mai 2015;

    5.  Ministère de l’Intérieur du Burundi
Le ministère burundais de l’intérieur s’est chargé en 2015 :
– le bon déroulement des élections  2015 avec  la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ;
– la gestion  des organisations de la société civile burundaise ( par ex. un code de conduite des OSC en période électorale ), des confessions religieuses et représentants des partis politiques agréés
–  la gestion de la question des réfugiés burundais partis au Rwanda, en Tanzanie et en RDC Congo.
-etc;

    6.  Ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants
La Défense burundaise est intervenue en 2015 :
– dans la gestion des troupes burundaises à l’étranger ;
– pendant l’attaque de Cibitoke fin 2014 début 2015 ;
– pour aider la Police Nationale du Burundi PND à  désarmer les insurgés lors de la manifestation interdite d’avril 2015;
– face à l’attaque médiatique ou virtuelle du pays pendant la période électorale ( La Défense burundaise et la FDN face à une attaque médiatique occidentale –  le Burundi a été attaqué médiatiquement par la France, la Belgique, l’Angleterre et le réseau américain de Mme Samantha Power ( qui est la représentante  des USA au Nations Unis ONU ));
– pendant l’attaque venant du Rwanda en juillet 2015 ;
– pendant l’attaque de 3 casernes militaire à Bujumbura en décembre 2015.

    7.  Ministère de la Fonction Publique, du Travail, et de la Protection Sociale  du Burundi
Ce ministère a réalisé en 2015 :
– Un renforcement de sa bonne administration publique fonctionnelle et informatisée existant au Burundi depuis 2014 ;
et – la création de l’Office Burundais de l’Emploi ( OBEM ) et du Fonds d’Appui à la Protection Sociale ( FAPS );

8.  Ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida
En 2015, ce ministère a géré :
-l’épidémie du paludisme qui a fait beaucoup de victimes entre fin 2014 et 2015 au Burundi .  Le paludisme reste la première cause de mortalité et de morbidité  ;
-la mise en place des directives nationales de prise en charge de la tuberculose et co-morbidité ;
etc.

    9.  Ministère burundais des Finances
En 2015, le Ministère s’est occupé de gérer  :
–  les financements des élections de 2015 ;
–  le budget nationale renforcé par une bonne collecte de l’office burundaise des recettes (OBR) ;
–  l’inauguration du nouveau building du ministère des finances ;
–  les différents dons que le pays a reçu ( la BAD offre un don de 11 millions USD ; Le Burundi bénéficiera du DARE VIII pour un montant de 25 millions USD ;  )
–  les signature de conventions de financement (  par ex.  L’appui financier de l’UE et la BEI au Burundi pour le secteur de l’énergie – projets “Aménagement du complexe hydroélectrique de Jiji et Mulembwe” ; etc.  );

   10. Ministère burundais de l’enseignement de base et secondaire / Ministère burundais  de l’énergie et des Mines

Le Ministère de l’enseignement de base et du secondaire a réalisé en 2015 :
– l’organisation du concours national  ( 212.538 écoliers élèves ont passé le concours national 2014-2015 ) ;
– l’organisation de la rentré scolaire 2015-2016  (  un don pour 250 000 écoliers  et 3 500 enseignants a été octroié par l’UNICEF )
-etc.

Le Ministère de l’énergie a en 2015 réalisé :
– la construction de deux centrales solaires  ( février 2015 ) ;
– la réorganisation des exploitation des Mines d’or, en privilégiant le travail en coopérative ( par ex.  en province de Cibitoke à Mabayi, l’association Jean JBEILI ) .

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