Burundi: 2014 – Une économie avec des signaux positifs prometteurs mais une redistribution injuste

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La politique socio-économique du Burundi en 2014

La politique socio-économique du Burundi en 2014

 En 2014, l’économie burundaise a montré des signaux positifs de relance, en attendant l’équilibre énergétique  annoncé à partir de 2017 et l’équilibre budgétaire en 2019. L’économie burundaise est la 152ème économie du Monde sur 189 (Cfr. Doing Business 2015). Mais cette économique est freinée  par des choix politiques de DISCIMINATIONS ETHNIQUES envers les BARUNDI ( dit BAHUTU) majoritaire au BURUNDI, notamment constatés par une REDISTRIBUTION DES RICHESSES et DES REVENUS INJUSTE  faite par l’ETAT. Cette situation  freine  l’économie!

Depuis Bujumbura, ce dimanche  29 mars 2015,  le correspondant d’AGnews ( Africa Generation News), basée à New-York-Bruxelles et à Bujumbura, comme cela depuis déjà 2005, vous propose quelques extraits de son bilan – Burundi : Un an par le trou de la serrure – , reprenant une analyse se basant sur les actions plurisectorielles ( relatées par l’État,  les citoyens burundais, les média publiques-privés, les associations burundaises ou autres, et les ONGS ) qui se sont déroulées au Burundi ( ou à l’étranger concernant le Burundi )  pour la période de janvier 2014 à  décembre 2014.

Voici ce que l’année 2014 écoulée a révélé concernant l’économie burundaise –  http://burundi-agnews.org/bdi_socioeconomie_2014.html

:roll:

Le Burundi depuis 2005 s’est lancé dans une modernisation de tout son système socio-économique.  Ce pays a planifié de mettre en place une politique de décentralisation et en même temps de : –  moderniser le système de santé et  le système éducatif en mettant en avant dans l’enseignement de pousser à l’acquisition de l’esprit d’initiative; – moderniser le tissu économique en favorisant l’accès au crédit ( le microcrédit pour les petits commerçants et les agriculteurs ) ; et – de moderniser la gestion du territoire  afin de pouvoir réguler les conflits juridiques liés à la terre ou ceux liés à la démographie ou encore à l’écologie [ http://www.burundi-agnews.org/philosophie.htm ]

La politique socio-économique du Burundi en 2014

La politique socio-économique du Burundi en 2014 FIG 1.

Par rapport aux  grands  aspects de cette planification  en 2014  on a vu :

Une politique de décentralisation déjà bien avancée. La Commune burundaise est devenue une réalité pour 60% des Burundais [ Burundi/ Décentralisation: 2014 – La Commune, une réalité pour plus de 60% des Burundais mars 11, 2015  http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=16611 ];

Un Etat  du Burundi qui redonne confiance à sa jeunesse, après 40 ans d’une des dictatures militaires qui aura été parmi les plus féroces du 20ème siècles  [ Burundi: 2014 – On a découvert un pays qui donne du rêve à ses jeunes janvier 19, 2015  http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=15708  ] et qui construit des milliers d’infrastructures ( routes, villages, écoles, salles de classes, université, hôpitaux, centre de santé, des bureaux administratifs, des lieux sportifs pour jeunes, des établissements associatifs comme des permanences politiques    etc.) [  Burundi : 2014 – Des milliers d’inaugurations attestant un peuple bâtisseur février 18, 2015  http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=16169 ];

Un Etat  du Burundi qui montre l’exemple à ses citoyens qu’il faut avoir de l’initiative et surtout travailler  [ Burundi : 2014 – 76 % des TDC réalisés inclus une autorité publique janvier 31, 2015 http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=15828 ] .

Un point noir : A cause du Monopole Médiatique dont dispose les Bahima Burundais ( ou enfants de la Dictature Micombero, Bagaza, et Buyoya ) [  Burundi: 2014 – L’Espace Médiatique (Espace Public) – Monopole des Bahima burundais février 27, 2015 – http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=16403 ],  l’éclosion d’une société civile laborieuse – adjuvante de la relance économique au Burundi – n’a même pas pu être visible ou est demeurée inconnue en 2014 [ Burundi: 2014 – La lumière médiatique était sur une société civile burundaise politique dominante février 19, 2015 – http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=16211 ]. Si l’ETAT du Burundi  disposait d’un pouvoir médiatique,  il aurait pu mettre la lumière sur  cette  Société Civile burundaise dont les exemples frappant sont  l’ADISCO  http://www.adisco.org/index.php  ou   le CAPAD  http://www.capad.info L’année dernière 2014  ces 2 structures ont permis la création de dizaines de milliers d’emplois agricoles ou pastoraux.   En effet, le Burundi, d’aujourd’hui 2015, c’est un pays qui trouve  l’esprit d’initiative ou d’entreprendre  dans des structures associatives comme celles-ci. On y apprend que pour vivre, il faut  bosser  ( produire ou travailler )

Le vice président du Burundi, S.E. Rufyikiri Gervais, rencontre la société Flemish qui explore l'Or à Muyinga.

Le vice président du Burundi, S.E. Rufyikiri Gervais, rencontre la société Flemish qui explore l’Or à Muyinga.

La mise en place de la politique économique au Burundi  est l’affaire de la 2ème Vice Présidence, chargé exclusivement des Ministères socio-économiques burundais.   S.E. Rufyikiri Gervais est  le Vice Président du Burundi  chargé  de faire fonctionner et de contrôler les instruments de la politique économique au Burundi : http://vicepresidence2.gov.bi . C’est un Vice Président  populaire aussi car  S.E. Rufyikiri Gervais a été champion 2013 des Travaux  de Développement Communautaires TDC au Burundi  [ Burundi: Gervais Rufyikiri, champion 2013 des travaux TDC décembre 27, 2013 – http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=10874 ]

 

 

 

Au milieu en jeans bleu, S.E. Gervais Rufyikiri, Vice-Président du Burundi, effectuant les travaux de développement communautaire sur le site de l’Université Polytechnique de Gitega ( Photo: vicepresidence2.gov.bi )

Au milieu en jeans bleu, S.E. Gervais Rufyikiri, Vice-Président du Burundi, effectuant les travaux de développement communautaire sur le site de l’Université Polytechnique de Gitega ( Photo: vicepresidence2.gov.bi )

 😉 Voici quelques grands indicateurs économiques au Burundi en 2014 :

 Taux de Croissance à 4,8%  en 2014   ( Pour comprendre la croissance burundaise, elle était supportée en 2013 par exemple pour  39% PIB  au  secteur primaire , 16% PIB au secteur secondaire et 45% PIB au secteur tertiaire )

 Inflation à 4,2%   – Due à la baisse des prix de produits pétroliers à la pompe, suite à l’embellie sur le marché international de l’or noir au cours de l’année 2014 et en particulier en novembre 2014.

Le rapport Doing Business 2014 le plaçait à la 150ème place sur 189 des économies du monde  (  Rapport Doing Business 2015152/ 189 des économies du monde);

Indice de développement humain (IDH) (source PNUD )0,298 IDH  en 2005 ( fin de la Dictature militaire, début de l’ère démocratique avec le Gouvernement Nkurunziza Ier )  et  0,389 IDH en 2013.   7 places IDH gagnées en 1 an de 2011 à 2012 [ http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=7435 ]

=> Une conclusion rapide :  Le Burundi n’est pas le pays le plus pauvre du Monde car  il est  la 152ème économie mondiale.  Il dispose d’une bonne croissance économique et d’un niveau d’inflation à 1 chiffre en dessous de 5.  Le citoyen burundais vit de mieux en mieux avec la démocratie.

 ➡ Au niveau de la politique budgétaire  au Burundi   :

La politique budgétaire au Burundi  a prévue un budget pour l’exercice 2015 qui s’élèvera à 1.423,5 milliards BIF pour les recettes totales et à 1.541,9 Milliards BIF  pour les dépenses totales, soit un déficit global de 118,4 milliards BIF.

Le budget de l’Etat du Burundi pour l’exercice 2014 était lui de 1403 Milliards BIF. Il s’agissait d’un budget moins dépendant de l’extérieur que celui de 2013. Cette diminution de dépendance extérieur budgétaire est une tendance qui s’observe ces dernières années.

Étendons nous sur le budget  2015 [ http://www.finances.gov.bi/images/download/publications/projet_budget_2015_adopte_conseil_ministre_12_11_14.PDF ] pour observer les tendances qui sont à peu près les mêmes que celles du Budget 2014  :

  • Il est en hausse de 6% par rapport à celui de 2014.
  • ( 17 Milliards BIF seront consacrés aux élections) spécifique à 2015.
  • 20% du budget national est consacré au secteur de l’Éducation.
  • Le budget agriculture est passé de 2% en 2010 à 12% en 2014 ( très bon pour la politique agricole). En 2015, encore à 12%.
  • La moitié de ce budget provient des ressources internes alors que l’autre moitié proviendra de l’extérieur.
  • L’OBR – Office burundais des Recettes [ http://www.obr.bi/ ] avait collecté en 2013  6,24% de recettes de plus qu’en 2012 ( Recettes de 362,4 Millions USD récoltés en 2013 soit 559,2 Milliards BIF  et Recette de 341,2 Millions USD en 2012 soit 526,6 Milliards BIF).   En 2014 et 2015 la tendance des recettes restent à la haute. L’OBR table pour un équilibre budgétaire dès 2019.

En termes d’aides extérieurs par exemples en 2014, le Burundi a eu :

  • Décembre 2014:     – l’Allemagne accorde 500 000 EUR à l’industrie minière ;   – Don de 10,249 Millions USD de la Banque Africaine de Développement
  • Novembre 2014 :   – la République populaire de Chine ont conclu 2 accords de financement d’une valeur de 200 Millions Yuan, soit environ 32,6 Millions USD ;  – la Belgique a signé une convention avec le Burundi concernant la phase de consolidation du Programme d’Appui Institutionnel aux Secteurs de la Santé (Paiss) pour une valeur d’environ 2,2 millions EUR
  • Octobre 2014 :   -The African Development Bank Group’s board of directors approved in June a US$22 million grant to help fund development of Jiji and Mulembwe.;
  • Septembre 2014 : la BAD octroie 29,49 Millions USD
  • Août 2014 :   – The International Monetary Fund has approved a 7,6 Millions USD loan for Burundi;   – prêt concessionnel de 15 Millions USD de la Banque d’Import-export de Chine.;  – 5 Millions EUR des Pays-Bas pour le projet agricole ISSD
  • Juillet 2014 :    – La Banque africaine de développement (BAD) a débloqué un don de 22 Millions USD  pour aider à la construction de nouveaux barrages hydro-électriques au Burundi.;   – 7,1 Millions USD du PNUD en soutien à la politique de développement socio-économique en cours qui a succédé à la politique ou programme Post-Conflit ;
  • Mai 2014 : Don d’1,6 Milliard BIF ( soit 1 Millions USD) pour la construction des routes des quartiers Gatunguru, Carama,et Kinama ;
  • Avril 2014 : Don de 100 Millions USD ( soit 153,9 Milliards BIF) de la Banque Mondiale pour une centrale hydroélectrique de 47 MW;  Les 2 barrages hydroélectriques sur les rivières Jiji (JIJI 03  – 30 MW) et Mulembwe (MULE 034 – 17 MW), qui sont en province de Bururi,  produiront 47 MW.
  • Mars 2014 : la Banque de l’Inde d’Exportation-d’Importation Exim étend 2 lignes de crédit (LOC) au Burundi pour une montant de 4,39 millions USD.;
  • Janvier 2014 : Don  736 140 USD de McDonald pour appuyer le secteur de la santé des enfants burundais

Une des grandes tares ou défauts observés ses dernières années au Burundi et cela au grand dam de la relance économique du pays, c’est le coût trop élevé  des salaires des fonctionnaires de l’Etat et des institutions  au niveau du Budget nationale ( la politique budgétaire). [ Burundi : 2014 – Une Présidence populaire mais coûteuse et à réformer janvier 30, 2015 –  http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=15820].  A côté de ce coût budgétaire important des salaires,  en 2013, on était revenu sur ce dossier, sous un autre angle : Celui des quota ethniques tuant l’économie burundaise et accentuant la pauvreté   [ Burundi : Les quota ethniques tuent l’économie et accentuent la pauvreté – http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=10674 ].  C’est à dire le budget salaire de l’Etat  est distribué à 75%  aux Bahima burundais ( confondus aux Tutsi Barundi – http://burundi-agnews.org/histoire_du_burundi.htm ) qui ne représentent que 5 à 6 % de la population burundaise  contre 25% aux Barundi  ( confondus aux Bahutu).  Il s’agit d’une – non application des quota ethniques de l’Accord d’Arusha- .  Cette inégalité dans la redistribution  est anticonstitutionnelle.  Ainsi, comme les salaires de l’Etat  touchent très peu  l’ethnie majoritaire des Barundi ( étiqueté Hutu par la géopolitique occidentale )  représentant plus de 90% des citoyens de ce pays, les familles Barundi demeurent pauvres dans leur ensemble. Ces Barundi sont victimes d’une inégalité économique et sociale.  Avec ce constat, ce sont les commerçants qui déchantent.   Une tentative en janvier 2014 pour reformer la Constitution burundaise afin de restreindre ces coûts humains et institutionnels ( de l’Etat du Burundi)  a échoué. En cause,  le Burundi, ayant un système électoral proportionnel ( et non majoritaire),   l’Etat est administré par une coalition politique et non par le parti qui a gagné les élections.  Cela est un frein important au niveau des décisions politiques à prendre pour relancer l’économie du pays après une longue période de 10 ans de  guerre et de 40 ans de dictature militaire.

 ➡ Au niveau de la politique monétaire en 2014, la vice présidence en charge de l’économie a mis en place une Stratégie nationale d’inclusion financière visant entre autres, l’amélioration des indicateurs comme l’accès, l’usage et la qualité des services financiers au Burundi qui restent jusque-là très faibles. 12.5% de la population burundaise adulte ont un compte dans le secteur financier formel et 14% dans l’informel. ( le taux national d’épargne plafonné à 12,5%  – Juin 2014 ).  De plus en  avril 2014,  un projet de révision de la loi bancaire  a été proposé suite à une demande de la Banque de la République du Burundi (BRB).

 ➡ L’économie burundaise, par rapport à ses politiques de change et des prix et  des revenus est fortement dépendant des prix des produits pétroliers donc aux fluctuations du Dollars US.

 ➡ Quelques grandes lignes de la Politique industrielle observées en 2014 :

  • Mener les grands travaux pour le désenclavement par la route, par les airs et par la mer.
  • Mener les grands travaux pour augmenter le Parc  Énergétique :  La puissance disponible en énergie électrique en 2014 au Burundi était de 50 MW contre 32,9 MW en 2011 et 30 Mw en 2005 ; La demande  en énergie électrique en 2014 était de 60 MW. Il y a eu donc un déficit  de 10 MW.  Pour rappel le potentiel hydroélectrique dont regorge le Burundi est  évalué à 1700 MW, dont  300 MW sont  techniquement et économiquement exploitables.   Le Burundi table sur la  période entre 2017 et 2020 au moment où son parc énergétique ( ou  électrique)  avoisinera les 300 Mw et 350 Mw pour tirer sa croissance et ses exportations vers le haut.
  • Multiplier la construction de marchés dans les provinces burundaises.
  • La restructuration du secteur minier a été entamée en 2014
  • Doing Busines 2015 : L’indicateur Création d’entreprises où le Burundi est classé 27ème sur 189 (Doing Busines 2015) ; – La Protection des investisseurs –  classé 34ème sur 189 pays évalués (Doing Busines 2015) ;  – L’ Enregistrement des propriétés – classé 52ème sur 189 pays évalués (Doing Busines 2015)
  • Une Agence de Promotion de l’Investissement (API) au Burundi pour aiguiller les investisseurs étrangers

 ➡  La Politique agricole  observée en 2014 a été  essentiellement  le soutien à l’agriculture  en distribuant des engrais ou semences ( de rejets de bananiers, de maïs,  de  boutures de maniocs  etc.) et en organisant des Foires Agricoles.  Il s’agit aussi de soutenir la recherche.   L’agriculture au Burundi comprend les cultures vivrières, les cultures de rente, les cultures maraîchères et fruitières et les cultures fourragères.  Les cultures vivrières couvrent plus de 90% des surfaces cultivées et assurent « l’autosuffisance alimentaire » de la population.  750 000 USD ont été injectés en 2014 pour la sécurité  alimentaire.
Les cultures vivrières, ce sont : la banane,  les légumineuses et céréales,et les plantes à tubercules.
Les cultures de rente, c’est : le café,  le coton, le thé, le palmier à huile, la canne à sucre et le tabac. Elles représentent 8% des terres cultivées et  90% des recettes d’exportation ;
Les cultures fruitières, ce sont les avocatiers, les manguiers, les papayers et les citronniers.
Les cultures maraîchères, ce sont les choux, les oignons, les tomates,  les aubergines etc.
Les cultures fourragères, ce sont les graminées et les légumineuses herbacées et arbustives.

 

Les politiques économique au Burundi en 2014   FIG.1

Les politiques économique au Burundi en 2014 FIG.1

 💡 Lorsque l’on regarde l’économie burundais en 2014  http://burundi-agnews.org/bdi_socioeconomie_2014.html   on remarque  que c’est le secteur tertiaire qui se développe de plus en plus.  Sur le graphique ( le Tertiaire – en jaune voir FIG 1 ) , il est à 46%.   Pour rappel,  le secteur tertiaire  c’est à dire les services de distribution comme le commerce,  la communication (média), le transport, les services sociaux  ( santé, éducation,  services publics administratifs, associations ASBL ou ONGs );   les services aux entreprises ( les services financiers, l’immobilier, l’ingénierie, le conseil ),  les Bars ou cabarets, les théâtres, les Cinéma,les Hôtels, restaurants, les activités culturelles et récréatives,  les garages;  ou encore les services personnels (ex.  les services domestiques comme les grooms) . Ce secteur a  généré  les plus d’activités,  suite à une demande de services plus en plus accrue au Burundi.  Ce secteur, avec celui du primaire, ont  créés  le  plus d’emplois en 2014.  Avec un stimulus de l’Etat, par exemple 291 sociétés, aidées du code d’investissement burundais, ont créées 5000 emplois dans le secteur des services.  Le Tertiaire, avec le secteur Primaire,  ont  ainsi fait le plus baissé le niveau de chômage au Burundi.   Ce que l’on remarque, ces dernières années,  il y a une demande très forte en termes de consultance pour des ONGs  ou institutions étrangèresMais aussi, au niveau de l’Etat ( ex. Travaux de Développement Communautaire TDC – http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=15828  ; et les sociétés de maintenance des infrastructures ) qui s’est engagé dans une politique de développement socio-économique.  Bien que non comptabilisé lorsque l’on évalue le Produit Intérieur Brut  burundais, les TDC  ont produit  2178 infrastructures construites en 2014 ( dont 462 classes pour l’école fondamentale )   nécessaire à l’ETAT et à la Population.  Les TDC  ont aussi généré beaucoup  d’emplois annexes  notamment chez les commerçants , les sociétés de constructions,  et les artisans locaux.

Voici quelques exemples   pour  comprendre le  Secteur Tertiaire en 2014 au Burundi ( tiré de ceci :  http://burundi-agnews.org/bdi_socioeconomie_2014.html ) :

  • Mercredi 22 octobre 2014: 2.318 commerçants ont acquis leurs stands dans le nouveau marché “provisoire” de Bujumbura.
  • Dimanche 16 novembre 2014 : 291 sociétés aidées du code d’investissement ont créées 5000 emplois
  • Octobre 2014 : L’opérateur U-Com du Burundi racheté par le groupe Econet Wireless Global
  • Septembre 2014 : les qualités de la connexion 3G de Smart Let’s Talk et un bouquet weekend, un bouquet spécial réseaux sociaux (whatsapp, facebook, twitter, etc) spécialement pour les jeunes.
  • Mardi 30 septembre 2014: flydubai a inauguré ses vols sur la capitale du Burundi
  • Jeudi 26 juin 2014 : GWIZA, la nouvelle méthode de distribution de crédits chez ECONET ( TELEPHONIE MOBILE)
  • Juin 2014 : The serviceMag, un nouveau magazine Trimestriel partenaire des entrepreneurs
  • Février 2014 :  Mme Rose Gahiru, ministre de l’enseignement primaire et secondaire Rose Gahiru, signe une convention pour  la construction de 700 salles de classe dans 73 communes burundaises.
  • Février 2014 : Viettel arrive dans le monde de la Telecom burundaise
  • Janvier 2014: L’ AFCA (African Fine Coffees Association) et ECONET Wireless signent un partenariat afin de promouvoir un café du Burundi de qualité.

 💡 Le secteur primaire ( en couleur bleu sur la FIG 1), à 34%,   a aussi généré beaucoup d’emplois en 2014. Par exemples :    les  projets PRODEMA et PAIOSA,  qui impliquent environ 578 groupements et associations coopératives ont permis de créer 5.800 emplois agricoles temps plein ;     Avec une augmentation de la production, suite à une demande plus grande, 16,7 Millions USD ont été gagnés par l’Office du Thé au Burundi pour avoir exporter   7,743,972 kg de Thé du Burundi pour les 9 premiers mois de l’année 2014.  Cela a permis la création d’emploi de milliers de citoyens.   Les bonnes nouvelles du secteur primaire en 2014, on a estimé les réserves de Nickel de Musongati, Sud du Burundi, à quelque 150 Millions de tonnes. Ces derniers devraient bientôt faire l’objet d’extraction …

Concernant le café et le thé  (exportations ) en 2014 :

  • La production nationale du café burundais ( Chiffre de l’Autorité de Régulation de la Filière Café ARFIC ) pour :       – la campagne 2014-2015 était de 15 000 Tonnes (soit 40 et 50 Millions USD en terme de recette);      – la campagne 2013-2014 était de 10 000 Tonnes  ( soit 107.1 Millions USD en terme de recette ) ;      – la campagne 2012-2013 était de 23 000 Tonnes ( soit 126,6 Millions USD en terme de recette )
  • La production nationale de thé en 2014 : 9836,296 tonnes soit 33,1 Milliards BIF ;   la production nationale de thé en 2013 : 8537 tonnes soit 31,4 Milliards BIF ;   la production nationale de thé en 2012 : 8629,1 tonnes soit 36 Milliards BIF

Voici quelques exemples   pour  comprendre le  Secteur Primaire en 2014 au Burundi ( tiré de ceci :  http://burundi-agnews.org/bdi_socioeconomie_2014.html ) :

  • Décembre 2014 : 1,6 Million de tonnes de bananes exportées en 2014 (Les exportations de bananes du Burundi ( les variantes FHIA-17 et FHIA-18) sont à la hausse )
  • Jeudi 02 octobre 2014: La multinationale Sud-africaine BMM démarre l’exploitation du Nickel à Musongati en province de Rutana
  • Septembre 2014 : Le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), institution spécialisée du système des Nations Unies, accordera un millions de dollars au Burundi pour soutenir un programme de l’agriculture et de la sécurité alimentaire dans les zones rurales de l’Imbo (ouest) et du Moso (est).
  • Vendredi 19 septembre 2014 : Distribution de 16395,9 Tonnes d’engrais commandés par l’Etat aux agriculteurs.
  • Mardi 12 août 2014 : Le PAM achètera plus de 500 tonnes de riz aux coopératives burundaises en 2014
  • Lundi 25 août 2014:  L’IRRI (Institut de Recherche de la culture du RIz) aide à augmenter la production du riz chez les agriculteurs
  • Jeudi 14 août 2014: 5 Millions EUR des Pays-Bas au projet agricole ISSD
  • Jeudi 24 Juillet 2014 : 1 430 000 000 BIF (environ 917907 USD) généré au premier semestre par le secteur minier burundais (l’or,le coltan, le wolframite,la cassitérite, les Terres Rares, le Nickel etc.). Un code minier et des textes d’applications ont été mis en place afin de réorganiser le secteur. En conséquence, 11 coopératives d’exploitation artisanale des minerais dont 6 d’or ont été agréées par le ministère ainsi que 5 comptoirs dont 3 d’achat de l’or.
  • Mercredi 16 juillet 2014: Ouverture de la foire nationale agricole au Musée Vivant à Bujumbura jusqu’au 21 juillet et placée sous le thème « Appui à entrepreneuriat agricole pour le développement durable ».
  • Jeudi 3 juillet 2014 : La Bourse de l’Afrique de l’Est (EAX), une Bourse de matières premières, a été lancée au 6ème Sommet des projets d’intégration des corridors du Nord à Kigali, au Rwanda.
  • Vendredi 13 juin 2014: Signature d’une convention avec la société Burundi Musongati Mining (BMM) pour l’exploitation du Nickel
  • Mercredi 11 juin 2014: La Société RAINBOW- Burundi renouvelle son Permis de recherche des terres rares et ses minerais associés sur le périmètre de Gakara.
  • Mercredi 7 mai 2014 : Sino-Africa Multiple Metal Mining Co Ltd va chercher du Coltan à Kirundo
  • Samedi 18 avril 2014 : Les recettes annuelles issues du commerce des champignons comestibles poussant dans les forêts claires du Burundi sont estimées à plus de 19 milliards de francs burundais (environ 12,2 millions USD).
  • Lundi 14 avril 2014 :  L’Institut des Sciences Agronomiques du Burundi ISABU  introduit 4 nouvelles variétés de haricots à hautes valeurs nutritives et riches en micronutriments de Fer et Zinc
  • Mardi 4 mars 2014 :  la Banque Exim prête 4,39 millions USD pour booster le secteur agricole du Burundi

💡 Le secteur secondaire au Burundi ( ex.  les industries agro-alimentaire ,  chimique,  de matériaux de construction etc. )  sur la FIG.1 en couleur orange à 20% :

  • Lundi 29 septembre 2014 : Visites au barrage hydro-électrique de Mpanda(10 MW ) et au barrage hydro-agricole de Kajeke en cours de construction
  • Mercredi 24 septembre 2014 : la BAD octroie 29,49 Millions USD à un projet routier (30 kilomètres de la route Nyakararo-Mwaro-Kibumbu)
  • Jeudi 18 septembre 2014 : la Communauté économique des pays des Grands Lacs pour l’Energie des Grands Lacs (EGL) et le Consortium SITHE Global/IPS, investisseur/ développeur du projet hydroélectrique de Ruzizi III, ont signé jeudi à Bujumbura un accord de financement de ce projet d’un coût global de 650 Millions USD.
  • Mercredi 10 Septembre 2014: La centrale hydroélectrique sur les chutes de Rusumo en service vers fin 2018-début 2019 (25 MW à 26 MW pour le Burundi)
  • Jeudi 21 août 2014: Vers la mise en place du réseau métropolitain de Bujumbura “MAN”, pour booster la connexion large bande, financée grâce à un prêt concessionnel de 15 Millions USD de la Banque d’Import-export de Chine.
  • Jeudi 21 août 2014: 11000 pupitres en fabrication pour l’école fondamentale.
  • Vendredi 08 Août 2014: Atelier de lancement des documents de politique en matière de la Science, la Technologie et l’Innovation (STI).
  • Mercredi 13 août 2014, 300 jobs jeunes ( femmes et hommes, entre 18 et 35 ans) pour paver les routes ( d’environ 5 KM ) reliant les communes urbaines de Bujumbura notamment Cibitoke, Kamenge
  • Jeudi 31 juillet 2014 : La Banque africaine de développement (BAD) a débloqué un don de 22 Millions USD  pour aider à la construction de nouveaux barrages hydro-électriques au Burundi.
  • Mercredi 11 juin 2014 : L’entreprise Burundi Cement Company(BUCECO) se lance dans l’exploitation des calcaires sur le périmètre de Cibitoke dans la Province Cibitoke.
  • Vendredi 25 avril 2014 :  Don de 100 Millions USD ( soit 153,9 Milliards BIF) de la Banque Mondiale pour une centrale hydroélectrique de 47 MW.  Les 2 barrages hydroélectriques sur les rivières Jiji (JIJI 03  – 30 MW) et Mulembwe (MULE 034 – 17 MW), qui sont en province de Bururi,  produiront 47 MW.
  • Samedi 1 février 2014 : M. Danson Mungatana, Président du Kenya Ports Authority (KPA ) a annoncé l’ouverture d’un Bureau du Kenya Ports Authority à Bujumbura
  • Mardi 21 janvier 2014 : Inauguration de plus de 1.250 kilomètres de câbles à fibre optique qui traversent huit des 17 provinces du pays.  La fibre optique sera réalisée à plus de 85% avant avril 2014

 

 

Les politiques socio-économique au Burundi en 2014   FIG.1

Les politiques socio-économique au Burundi en 2014 FIG.2

Globalement, le Burundi, en 2014,  s’est beaucoup investi à sa politique économique (41%  couleur Jaune sur la FIG.2 ) que l’on vient de décrire plus haut , à l’éducation (29%  couleur orange sur la FIG.2 ),  à la santé  (22%  couleur bleu sur la FIG.2 ) et à l’environnement  (8%  couleur vert sur la FIG.2 ). Il vous est loisible de jeter un regard sur le lien suivant pour déceler quelques exemples d’actions réalisées par l’Etat du Burundi  dans ces divers domaines : http://burundi-agnews.org/bdi_socioeconomie_2014.html

 

Désiré Ndikumana : un self-made-man aux chaussures « made in Burundi » ( Photo: iwacu-burundi.org )

Désiré Ndikumana : un self-made-man aux chaussures « made in Burundi » ( Photo: iwacu-burundi.org )

En conclusion, on pourrait dire que, en  2014,  le PLAN DE LA POLITIQUE DE DÉVELOPPEMENT SOCIO-ÉCONOMIQUE DU BURUNDI  a poursuivit sa progression de manière positive. Aujourd’hui, un jeune citoyen burundais, habitant une commune, grâce entre autre à la POLITIQUE DE DÉCENTRALISATION, peut décider de créer ou  de produire quelques choses, grâce à l’ ESPRIT D’INITIATIVE que l’on tente d’inculquer à l’ école fondamentale ou à l’ Université.  Ce jeune se trouve dès lors face à un problème celui DES FONDS POUR SE LANCER.  Selon que ce jeune  a des Parents Bahima burundais ( dit TUTSI) ou des Parents Barundi ( dit HUTU) ,  ce jeune individu aura plus de possibilité financière ou moins de moyen à cause de la REDISTRIBUTION DES RICHESSES ET DES REVENUS INJUSTE causé par  l’ ETAT DU BURUNDI ( voir QUOTA INJUSTES DE L’ACCORD D’ARUSHA : 60% HUTU  [95% de la POPULATION ] 40% TUTSI [ 5% de la POPULATION Cfr BAHIMA burundais ]  qui ne sont toujours pas appliquée depuis l’année 2000 alors que la CONSTITUTION l’exige. Aujourd’hui  on a du 25% HUTU et 75% TUTSI de manière générale dans l’ETAT du BURUNDI  et toute son administration.   Ce jeune burundais sera VICTIME DE CETTE DISCRIMINATION ETHNIQUE.   Pour rappel, la redistribution consiste en une politique d’atténuation des inégalités …   Enfin, ce jeune  pourra essayer de frapper à la porte d’une Banque qui pratique le MICROCREDIT.  Si cette jeune personne, persiste toutefois,  et trouve des fonds pour vendre son PRODUIT.  Ce produit, si il a du succès, il y aura une forte DEMANDE et il devra augmenter sa PRODUCTION.    Ainsi ce jeune, devenu entrepreneur,  va employer d’autres citoyens pour produire plus.  Il  espérera aussi avoir de l’ELECTRICITE pour faire fonctionner ses machines de production et  son (ou ses) ordinateur(s).   Il aura ainsi créer des EMPLOIS dans sa localité. Et, cela permettra d’avoir moins de CHÔMAGE (moins de citoyens sans emploi)   dans sa commune ou ailleurs au Burundi.   L’ETAT du Burundi  dispose d’une  POLITIQUE NATIONALE DE L’EMPLOI.  Il a  organisé du 13 au 16 novembre 2014, la 2ème édition du  Salon de l’emploi au Burundi.  L’ETAT  instaure en ce moment un fonds d’appui à la protection sociale  pour aider à mettre en place une couverture de protection sociale convenable pour tous avec  une sécurité minimale du revenu  ( http://www.btcctb.org/files/web/tenders/SEP%20CNPS%20Rubeya%2006%2011%202014.pdf ).   Enfin, pour revenir à notre jeune entrepreneur, il pourra vendre son produit dans sa commune ou  l’écouler dans les divers marchés provinciaux car, pour le TRANSPORT, il existe actuellement au Burundi d’assez bonnes infrastructures ROUTIÈRES.   Concernant les investisseurs étrangers, l’Agence de Promotion de l’Investissement  API  qui  a pour objet d’attirer ces investisseurs au Burundi,  est malheureusement lui aussi  DISCRIMINATOIRE ETHNIQUEMENT envers les Barundi (dit BAHUTU) car, en bref, l’API pousse les futurs investisseurs étrangers de venir travailler seulement avec les TUTSI c’est à dire les BAHIMA BURUNDAIS.  LAPI considère que le BURUNDI est le pays des TUTSI, c’est à dire, pour lui, des BAHIMA BURUNDAIS http://www.investburundi.com/fr/facts-and-figures . Finalement,  notre jeune entrepreneur, si il est Barundi (dit Bahutu), aura difficile à intéresser les étrangers à investir dans son produit !

 

DAM, NY, AGNEWS, le Dimanche 29 mars 2015.

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