Burundi: 2014 – La peur sous la Dictature remontée par l’UPRONA et sa JRR

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Les partis politiques au Burundi en 2014

Les partis politiques au Burundi en 2014

L’UPRONA ( les enfants de la Dictature  des Bahima burundais ) a été le 1er parti politique en 2014 ( Année pré-électorale ).  L’UPRONA,  comme en 2010, avec sa création arnaque ou hyper-vicieuse  de l’ADC Ikibiri, a lancé  sa campagne psychologique basée sur la tension permanente et la peur –   pour  les élections démocratiques de 2015.  Il espère  se maintenir, coûte que coûte   au pouvoir  ( conserver  la fameuse 1ère Vice Présidence du Burundi  ), quitte même, disent certains,  à organiser un Coup d’Etat militaire en collaboration avec la France  (et la Belgique ) …

 Depuis Bujumbura, ce samedi 21 février 2015,  le correspondant d’AGnews ( Africa Generation News), basée à New-York-Bruxelles et à Bujumbura, comme cela depuis déjà 2005, vous propose quelques extraits de son bilan – Burundi : Un an par le trou de la serrure – , reprenant une analyse se basant sur les actions plurisectorielles ( relatées par l’État,  les citoyens burundais, les média publiques-privés, les associations burundaises ou autres, et les ONGS ) qui se sont déroulées au Burundi ( ou à l’étranger concernant le Burundi )  pour la période de janvier 2014 à  décembre 2014.

Les acteurs de la sociéte burundaise en 2014 (AGNEWS)  FIG.2

L’année 2014 écoulée a révélé comme  3ème  acteur de la société burundaise – les partis politiques du Burundi –  ( voir FIG.2 ) [ http://burundi-agnews.org/bdi_partispolitiques_2014.html ] . 

Les partis politiques au Burundi en 2014 ( AGNEWS ) FIG.1

Les partis politiques au Burundi en 2014 ( AGNEWS ) FIG.1

L’UPRONA ( voir FIG.1)  a été  le 1er acteur politique en 2014  parmi les partis politiques du Burundi [ http://burundi-agnews.org/bdi_partispolitiques_2014.html ] , peut-être même malgré lui.  Pendant toute l’année 2014, il ne s’agissait de parler que des problèmes au sein de l’UPRONA. Idéologiquement, cet ex-parti unique, sous la Dictature des Bahima burundais ( Micombero, Bagaza, et Buyoya ) de 1966 à 2005, a été porté en avant  par la présence forte de sa société civile  et de ses média [ Burundi: 2014 – La lumière médiatique était sur une société civile burundaise politique dominante février 19, 2015 –  http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=16211 ]  qui ont mené le débat politique burundais tout au long de l’année 2014. Sur le terrain, lors de manifestations,  et psychologiquement, l’UPRONA a su compter sur sa Jeunesse – JRR – , qui pendant la Dictature des Bahima burundais avait été très active [ http://burundi-agnews.org/Exdroite.htm ], dans le Génocide-Régicide contre les Barundi [ http://burundi-agnews.org/genocide.htm ].  En 2014, l’UPRONA ex-parti Unique et la JRR ont réussi à faire remonter le passée douloureux et  la peur  dans toute la société burundaise.

Le CNDD-FDD est le 2ème acteur politique en 2014.  Cette formation politique qui avait renforcé son ancrage en 2013 [  Burundi: 2013, CNDD-FDD – IMBONERAKURE 1er parti du pays novembre 12, 2013 – http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=9434  ] notamment en construisant des permanences communaux dans les communes du Burundi (129 communes),  a été fortement absent dans le débat politique nationale. Mais,  ce parti, tout en continuant à construire ses permanences locaux,  est devenu le champion des Travaux de Développement Communautaires TDC [ Burundi : 2014 – 76 % des TDC réalisés inclus une autorité publique janvier 31, 2015 –http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=15828 ], ce qui a renforcé sa popularité auprès des citoyens burundais. Bref, le CNDD-FDD n’ a pas parlé mais il a  beaucoup agit. Il est fort probable que le CNDD-FDD remporte haut la main  les élections démocratiques de 2015.    La tentative des média de l’UPRONA de faire passer – la peur d’autrefois de la JRR – au sein de la population burundaise   vers les IMBONERAKURE ( la Jeunesse du CNDD-FDD) , et en même temps au niveau internationale,  en  confondant les IMBONERAKURE  aux INTERHAMWE du Rwanda, n’a pas réussi au niveau national  mais a partiellement réussi au niveau internationale grâce   aux relaies médiatiques  qu’ont les Bahima burundais notamment à l’AFR-RFI-FRANCE24-TV5 et VOICE OF AMERICA et BBC.  Les IMBONERAKURE du CNDD-FDD, tout au long de l’année 2014, ont été d’un grand secours  à la politique locale burundaise de renforcement de la Commune.  Ils ont participé aux Travaux de Développement Communautaires TDC ,  à la politique d’aide  aux seniors ou vieux, et    ont été de véritables adjuvants à la politique de gardiens de la paix dans toutes les communes burundaises. Cela a permis au CNDD-FDD de renforcer son ancrage dans le cœur des Barundi.

Le MSD de M. Alexis Sinduhije, lui s’est lancé dans la violence et l’anarchie , pour tenter de survivre face à l’UPRONA avec lequel il partage le même électorat  des Bahima burundais.  Ce cadrage idéologique du MSD est voué à récupérer – la fougue de la jeune burundaise – .  Pour le MSD ( qui a pris derrière lui tous les militants du MRC, devenu un très petit parti ),  il s ‘agissait de répondre à la stratégie de remise sur pied de la JRR par l’UPRONA.

La tendance, chez les autres partis ( surtout les petits partis ),  a été la recherche de mis en place de coalitions politiques larges en vue de perpétuer leurs existences en tant que partis politiques sur la scène burundaise.  C’était cela ou disparaître.

L’année 2014, pré-électorale,   a été une année de positionnement pour les élections démocratiques de  2015.  A partir du dernier trimestre 2014, tous les partis politiques étaient engagés vers la mobilisation de leurs militants, notamment avec l’inscription à la liste des électeurs lancée par la Commission Electorale Nationale Indépendante – CENI.

En 2014,  l‘UPRONA et  le MSD ( les Bahima burundais )  ont  choisi de mener  une campagne -psychologique –  basée sur  la Tension permanente, la Peur, la Peur du Génocide Rwandais au Burundi et le retour de la Dictature.  Ils ont misé  sur un soutien  de la Communauté internationale d’où le faux débat qu’ils imposent aux Burundais   autour du fameux -3ème mandat- du Président NKURUNZIZA Pierre  Le CNDD-FDD, lui, s’est lancé  dans une  campagne sur  –  le retour de la sécurité partout dans le pays jusqu’aux 129 communes ( C’est  important par rapport  au Génocide-Régicide commis sous la Dictature des Bahima burundais –  [ http://www.burundi-agnews.org/genocide.htm] que les Barundi ont vécu )   et   sur les – Travaux de Développement Communautaire TDC –http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=15828 –  comme symbole des Barundi travailleurs,  engagés dans la relève socio-économique  de leur pays,   au rythme du Tambour Royal -sacré- du Burundi, devenu patrimoine de l’UNESCO en 2014.   Le Burundi était autrefois connu  sous le nom d’ – Ingoma Y’Uburundi – ( Ingoma signifiant Tambour confondu à la structure politique symbolique du Royaume  ).   Ainsi,  ce sont  les 2 seules pôles idéologiques politiques pour la campagne 2015 des élections au Burundi. Tous les autres partis politiques burundais  s’accrochent  à l’un de ses 2 pôles idéologiques.   C’est le fameux conflit historique entre  Bahima  et  Barundi [ http://www.burundi-agnews.org/histoire_du_burundi.htm ], confondu par la géopolitique internationale  au conflit  HUTU – TUTSI [ La nature du conflit burundais : cocktail politique d’intolérance et d’hypocrisie, CNDD-FDD, juin 2000,  http://burundi-agnews.org/nature.htm#5.%20Conclusion ].

Les partis politiques au Burundi en 2014 ( AGNEWS ) FIG.2

Les partis politiques au Burundi en 2014 ( AGNEWS ) FIG.2

Au Burundi, en 2014, sur la quarantaine de partis politiques que comptent le  multipartisme burundais, seul 7 organisations sont sortis du lot ( Voir FIG.2 ) :  UPD; les 2 FRODEBU ; CNDD-FDD (+ IMBONERAKURE ) ; UPRONA ( + JRR ) ; FNL; et MSD.  On peut rajouter l’ADC IKIBIRI, qui est un regroupement de partis politiques burundais, qui regroupe l’UPD, le FNL, le FRODEBU , le CNDD et le MSD.  Lorsque l’on observe ces divers formations politiques qui composent  l’ADC IKIBIRI, on se rend tout de suite  compte l’avantage que peut être ce regroupement pour des partis comme :  le CNDD  de Nyangoma ( quasi inexistant sur l’échiquier politique burundais en 2014 );  le FRODEBU ou encore l’UPD.  Pour le MSD ou l’UPRONA, qui ont majoritairement  un électorat composé de Bahima burundais ( localisé principalement à Bujumbura, Bururi, Muramvya et  Mwaro ), cette alliance ADC IKIBIRI  importe peu.  Dans la bataille pour l’électorat des Bahima burundais, l’UPRONA  est resté le maître incontesté en 2014. Il a écrasé le parti anarchiste violent  du MSD  de M. Alexis Sinduhije.  Le CNDD-FDD, 1er parti politique au Burundi aux élections démocratiques de 2010,   a terminé  à la 2ème  place comme formation politique en 2014. Sa force réside dans le fait qu’il conserve une confiance forte  chez les Barundi  ( Bahutu, Batutsi et Baganwa) qui, géographiquement, réside majoritairement  à l’intérieur du Burundi ( c’est à dire hors Bujumbura la capitale ). Toutefois, le CNDD-FDD partage cet électorat avec le FNL et le FRODEBU.    Le vote  SWAHILI  va  à l’UPD  et vers les partis politiques Barundi ( surtout CNDD-FDD ).  L’Électorat Swahili est forte à Rumonge, Bujumbura mairie, Gitega centre et  les centres des provinces frontalières à la Tanzanie.

Les partis politiques au Burundi en 2014

Les partis politiques au Burundi en 2014

Au delà du positionnement géostratégique important du Burundi dans la Région des Grands Lacs, ce qui intéresse la Communauté internationale –  l’économie  –  va se jouer en parti entre 2017 et 2025 au Burundi.  L’équilibre énergétique, à partir de 2020, permettra à l’économie industrielle ( matières premières ) du Burundi de démarrer.  La FRANCE et la BELGIQUE (recourant beaucoup aux institutions internationaux comme le  Conseil de Sécurité de l’ONU , et à l’Union Européenne ) ont choisi, eux, de se ranger aux cotés des Bahima du Burundi. La FRANCE et la BELGIQUE soutiennent  – les enfants de la Dictature des BAHIMA -.    Les BARUNDI ( comprenant Bahutu – le peuple ; Batutsi – les notables ; Baganwa – les princes ; les Bami – les Roi ), eux, enfant de l’ancien Royaume millénaire du Burundi – Ingoma Y’Uburundi -, revenu au pouvoir en 2005, ont choisi ces dernières années de travailler avec les Anglo-saxons et les Germains ( USA, Angleterre, Allemagne, Pays-Bas, et Scandinavie. )  et  bien entendu la Chine.    Ces élections démocratiques  de 2015 annoncent certainement cette continuité  politique  … L’assassinat des 3 religieuses italiennes avaient pour objectif   de rallier l’Eglise Catholique – le Vatican – aux camps des Bahima burundais contre les Barundi..

DAM, NY, AGNEWS, le samedi 21 février 2015

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