Burundi: 2013,Sécurité-l’ex Dictateur Hima Pierre Buyoya à l’Union Africaine

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Le Dictateur Pierre Buyoya, Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union africaine et chef de la Mission Internationale de Soutien au Mali sous conduite Africaine, lors de la 2eme réunion des chefs de services de renseignements de la region Sahelo-Saherienne - ( Photo : peaceau.org )

Le Dictateur Hima burundais  Pierre Buyoya, Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union africaine et chef de la Mission Internationale de Soutien au Mali sous conduite Africaine, lors de la 2eme réunion des chefs de services de renseignements de la région Sahelo-Saherienne – ( Photo : peaceau.org )

De janvier 2013 à septembre 2013, Agnews s’est penché sur un questionnement d’ordre sécuritaire pour les Barundi ( dont pour  le Burundi ) :  Le  positionnement de l’ex-Dictateur Hima Pierre BUYOYA   à l’échelle de l’Union Africaine , propulsé par  la France.

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Africa Generation News (AGnews), depuis de longues années,  tente de suivre de près l’évolution politique du Burundi.  Le semaine dernière, AGnews s’est intéressé au décryptage des acteurs de la société burundaise.   Aujourd’hui, AGnews analyse la question sécuritaire du Burundi pour la période de janvier 2013 à Septembre 2013. 

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Le  positionnement du Dictateur Hima burundais, le major Pierre BUYOYA,   à  l’Union Africaine, avec sa Fondation dont le Président n’est autre que le Président actuel de l’Uprona (ex-parti unique sous la Dictature),  est perçu au Burundi, pour les Barundi,  comme une menace sécuritaire majeur à cause du récent passé douloureux  de ce pays.

union-africaine-african-union-reunion-des-chefs-des-services-de-renseignement-et-de-securite-des-pays-de-la-region-sahelo-saharienne-2

1101640313_400Depuis l’Indépendance du Burundi, en 1962, en passant les années 1980 et 1990, que ce soit la France ou la coalition Anglo-saxonnes (USA,UK, …), ces derniers ont toujours soutenu les ambitions expansionnistes des Bahima dans la Région : le fameux Plan Hima016082010121448000000musevenip21Au Burundi, la prise du pouvoir donnée aux Bahima  dont –  la Dictature militaire des Bahima burundais (Micombero, Bagaza, et Buyoya) – va faire, en près de 40 ans de règne féroce et sanguinaire, plus de 4,5 Millions de victimes Barundile fameux  Génocide-Régicide du BurundiAinsi ce positionnement actuel des Bahima à l’échelle de l’Union Africaine et de l’East African Community (EAC), dont  l’enjeu  majeur consiste à prendre le contrôle militaire et économique de l’Afrique  inquiète…boyoya3

Voyons ensemble, à travers les questions sécuritaires qui se sont posés depuis janvier 2013 à septembre 2013, si,  dans le contexte africain, régional et  particulièrement burundais, cette problématique du positionnement Hima est elle pertinente ou pas  ?

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Les questions sécuritaires poignantes au Burundi, en termes d’intensité au niveau de l’actualité, pour la période de janvier 2013 à septembre 2013  sont à peu près les mêmes que pour 2012.

On remarque pour cette année 2013 :

  1. La prise du pouvoir, au niveau structure sécuritaire, de l’armée burundaise, soit de  la Force de Défense Nationale  (FDN). Comme on l’a vu, précédemment, la FDN est devenue un outil important de la diplomatie burundaise. La FDN fait parti des institutions Barundi qui rapportent beaucoup d’argent et qui rendent visible le Burundi à travers le monde.   La FDN devance de loin désormais la Police Nationale Burundaise PNB, qui, en 2012, était la plus importante…
  2. Le – conflit Rwandais – demeure le second point  sécuritaire au Burundi pour cette période. En 2012, la question Rwandaise était la première des problématiques sécuritaires dans la Région des Grands Lacs. Le conflit Rwandais est double car : – c’est d’abord le problème  intra Rwandais Hutu (FDLR) –  Tutsi (FPR – KAGAME) qui a découlé sur le Génocide en 1994, un peu comme le définit le Président tanzanien Kikwete; et puis au niveau régional, la question du  plan de l’Empire Hima (impliquant la Balkanisation de la RDC Congo) dont les implications touchent la stabilité sécuritaire de beaucoup de pays.
  3. La police nationale burundaise (PNB) occupe la 3ème position, alors qu’en 2012, elle occupait la 2ème place.
  4. En 2013, la criminalité causées par les armes est celle qui préoccupe fortement. En 2012, c’était le banditisme …
  5. L’implication des FDN dans la mise en place de la force militaire de l‘Union africaine et des Nations Unis pour le Mali (MISMA – MINUSMA – CEDEAO/UA )
  6. L’implication des FDN en Somalie  au sein de l’AMISOM

Au Burundi, en 2013, le Ministère de la Défense a pris le devant politique, en devenant un key-player au niveau diplomatique.  En d’autres mots, désormais l’image des militaires Barundi en mission de restauration de la paix ou humanitaire, rapporte le plus au Burundi, en termes politiques et économiques.    La venue d’un militaire à la vice présidence le Major Bernard Busokoza ( accusé par un rapport de l’ONU d’être impliqué dans l’assassinat du Président feu Melchior NDADAYE en octobre 1993) est un des signes forts de cette prise de pouvoir des militaires sur la scène politique burundaise.   Depuis 2005, la 1ère vice présidence du Burundi en charge des questions sécuritaires et le Ministère de la Défense sont conduits par des Bahima Burundais, membres de l’UPRONA (ex-parti unique sous la Dictature des Bahima burundais ).  Ces 2 postes sont  des leviers incontestables des ambitions futurs de militaires Bahima burundais. Ils bénéficient en plus de la position hautement stratégique de l’ancien dictateur Pierre Buyoya dans les sphères de la construction de l’Union Africaine. Nombreux sont les Barundi qui pensent, pour des questions de sécurité, que  cela devrait changer, pour être rassurer. Car, disent – Ils, ils se souviennent qu’au début de l’année 2010, à 3 mois des élections libres et démocratiques , alors qu’un coup d’Etat venait d’avoir lieu au Niger ( un pré-carré français ),  des officiers Hima burundais s’étaient aventurés sur ce jeu mais sans succès…   16 militaires burundais, dont 2 officiers, avaient été arrêtés à Bujumbura, accusés par le chef d’état-major général de l’armée, le général Godefroid Niyombare, de préparation à une “déstabilisation des institutions”.

Dans ce contexte, au niveau national, on observera  aussi l’apparition du Conseil National de Sécurité  ( une institution constitutionnelle burundaise) qui se manifeste de plus en plus … Ce type d’organes institutionnels – sécuritaires –  ont souvent autrefois servi lors de Coup d’Etat militaire.

 Quelques articles choisis par AGNEWS sur la sécurité au Burundi de janvier 2013 à septembre 2013 

Les articles concernant la sécurité au Burundi écrits par AGNEWS.

DAM, NY, AGNEWS, le 25 novembre 2013

Quelques lectures intéressantes :

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