Burundi: La police judiciaire entend le Président de l’APRODH sur une rumeur …

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M. Pierre-Claver Mbonimpa (  Président de l’Association pour la protection des droits humains et des personnes détenue  APRODH )

M. Pierre-Claver Mbonimpa ( Président de l’Association pour la protection des droits humains et des personnes détenue APRODH )

La police judiciaire interroge le Président de l’APRODH sur une rumeur de la présence de jeunes du CNDD-FDD en RDC Congo…

A Bujumbura, ce lundi 12 mai 2014,  la police judiciaire a  à nouveau convoqué  M. Pierre Claver Mbonimpa, Président de l’APRODH.
M. Pierre Claver Mbonimpa est un ancien de la police burundaise de l’époque de la dictature militaire féroce ( qui avait fait en près de 40 ans plus de 4,5 Millions de victimes Barundi), et ces dernières années il s’est converti en défenseurs acharnés des Droits de l’Homme et de la démocratie.  M. Pierre Claver Mbonimpa est soupçonné d’être à la base d’une rumeur, qui se voulait entraver les bonnes relations existantes entre le Burundi et la RDC Congo ( et même au delà avec le Rwanda).
Au mois d’avril 2014, après la rumeur dangereuse – propagée le Bureau des Nations Unis au Burundi (BNUB)- qui faisait état que des jeunes burundais proches du parti CNDD-FDD étaient entrain de s’armer au sud du Burundi avec la bénédiction de l’armée burundaise, prêt à commettre “un génocide” à l’instar du Rwanda en 1994.  Ces derniers jours, une autre rumeur était apparue, faisant allusion  que des jeunes  du Parti CNDD-FDD  (  appelés Imbonerakure ) étaient entrain de subir une formation militaire en  RDC Congo pour troubler la région et les élections de 2015.
C’est cette dernière rumeur qui explique la comparution pour la 2ème fois en moins d’une semaine  de  M. Pierre Claver Mbonimpa, Président de l’APRODH à la police judiciaire burundaise.
Comme pour la 1ère rumeur, les autorités judiciaires burundaises avaient exigé des gens qui avaient propagé ces informations fausses, dangereuses,  et déstabilisantes pour la sécurité du pays de fournir leurs preuves. Jusqu’aujourd’hui, rien …  On apprend que de très lourdes sanctions judiciaires seront prises à leur encontre.
M. Pierre Claver Mbonimpa aurait fourni  ces derniers jours des photos de Burundais présents en RDC Congo mais apparemment des miliciens (qui vivent en cachette là-bas)  proches de l’organisation ADC Ikibiri, dont certains leaders étaient cités en 2012 dans un rapport de l’ONU comme acteur de la guerre et du trafic d’armes à l’Est de la RDC Congo.  Ces leaders ADC Ikibiri avaient aussi  des liens avec la force négative du M23 démantelée l’année dernière en 2013 par les désormais fameuses Forces Armées de la RDC Congo (FARDC)… La semaine dernière, un de ces leaders ADC Ikibiri – force négative-, est arrivé à Bruxelles, avec un passeport délivré par la France. Bujumbura avait de suite exigé  son extradition – avec un mandat d’arrêt international-  pour être jugé car recherché par la justice burundaise. La justice belge a fait suite par un refus.
Selon des bruits officieuses,  la France, à travers son réseau de la France-Afrique ( présent dans les structures du BNUB et de la MONUC en RDC ), officiant depuis le Conseil de Sécurité de l’ONU , est soupçonné de vouloir déstabiliser à nouveau  cette région des Grands Lacs.

DAM, NY,AGNEWS, le 12 mai 2014

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